Publié le 4 octobre 1982

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'issue de la visite de M. Helmut Kohl, chancelier de la République fédérale d'Allemagne, Paris, Palais de l'Élysée, lundi 4 octobre 1982.

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'issue de la visite de M. Helmut Kohl, chancelier de la République fédérale d'Allemagne, Paris, Palais de l'Élysée, lundi 4 octobre 1982.

4 octobre 1982 - Seul le prononcé fait foi

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Mesdames et messieurs,
- Je viens de recevoir le chancelier Kohl, ainsi que le vice-chancelier Genscher. Le chancelier effectue sa première visite à Paris aussitôt après avoir formé son gouvernement.
- J'ai pu m'entretenir avec le chancelier près d'une heure, avant qu'un repas me permette de poursuivre, avec le vice-chancelier, le Premier ministre français, le ministre des relations extérieures, le secrétaire général du gouvernement de la République fédérale, le secrétaire général de la Présidence de la République, la conversation engagée.
- Les sujets abordés ont naturellement porté sur les grandes lignes de la politique des deux pays, et sur les problèmes d'organisation de l'Europe et de sécurité. Ces conversations seront poursuivies à bref délai, puisque le sommet franco - allemand, prévu pour ce mois-ci, aura lieu dans les conditions initialement prévues. Cette réunion sera préparée, en-particulier, par une réunion des ministres des affaires étrangères et de la défense.
- Je ne peux vous en dire davantage, sinon pour affirmer ici devant le chancelier Kohl, que c'est un honneur pour la France de recevoir le nouveau chancelier de la République fédérale allemande et que nous avons saisi cette occasion pour parfaire une connaissance déjà engagée au-cours de ces derniers mois, puisque nous avions eu l'occasion de nous rencontrer, mais dans une autre situation.
- Nous avons aussi échangé nos souvenirs. Nos expériences respectives ont conduit le chancelier Kohl à approcher le peuple français et moi-même à connaître le peuple allemand. C'est pourquoi nous voulons que les relations entre nos deux pays restent ce qu'elles sont, c'est-à-dire des relations d'amitié et de travail en commun, sur-le-plan bilatéral, comme au-sein de la Communauté européenne `CEE`, et de l'Alliance `Alliance atlantique`, et qu'elles s'approfondissent.
- En vous renouvelant, monsieur le chancelier, les sentiments que je vous ai exprimés au nom de mon pays, je vous laisse le soin de dire à votre tour ce qui vous paraîtrait utile d'exprimer à la presse française et internationale, qui s'est rendue elle-même ce soir à l'Elysée pour vous recevoir en votre qualité.\

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