Publié le 18 juin 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Mohamed Hassan Ali, ambassadeur d'Oman, Paris, Palais de l'Élysée, vendredi 18 juin 1982.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Mohamed Hassan Ali, ambassadeur d'Oman, Paris, Palais de l'Élysée, vendredi 18 juin 1982.

18 juin 1982 - Seul le prononcé fait foi

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Je suis particulièrement heureux de recevoir les Lettres par lesquelles Son Altesse le Sultan Qabous Bin Said vous accrédite en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sultanat d'Oman.
- Je suis très sensible, monsieur l'ambassadeur, aux termes par lesquels vous avez dépeint les relations d'amitié, déjà anciennes, entre nos deux pays. Comme vous, je suis convaincu que ces relations, fondées sur des convergences dans de nombreux domaines, sont appelées à se renforcer et à s'approfondir.
- Nos deux peuples sont en effet animés de la même volonté de préserver leur identité nationale et de rechercher leur voie propre vers le progrès social. Ils ont aussi en commun la volonté de contribuer à la réalisation d'un ordre international plus équitable et à la -défense de la paix, en se fondant sur les grands principes de droit auxquels sont attachés les Etats et les peuples du monde.\
Votre pays, monsieur l'ambassadeur, se trouve au-coeur d'une région du monde où les tensions sont particulièrement vives. Il y constitue incontestablement un élément de stabilité et d'équilibre. Vos préoccupations rencontrent celles de la France. Nous pensons, comme vous, que la région du Golfe dont la sécurité relève de la responsabilité de ses riverains, doit rester à l'écart des rivalités internationales. Comme vous, nous sommes très préoccupés de la guerre entre l'Irak et l'Iran et en souhaitons la fin. Comme vous également, nous appelons de nos voeux pressants l'avènement d'une paix équitable et durable au Proche-Orient, qui réponde aux deux impératifs de justice pour les peuples et de sécurité pour les Etats, paix dont les tragiques événements actuels au Liban montrent hélas, une fois encore, l'urgence. Alors que se multiplient les crises régionales, partout dans le monde, il apparaît plus que jamais que la paix ne peut être vraiment assurée que par l'instauration d'une solidarité réelle entre les nations, et avant tout entre celles du Nord et celles du Sud. C'est là une préoccupation fondamentale de la politique de la France, qui a été rappelée à tous ses interlocuteurs.\
Monsieur l'ambassadeur, permettez-moi de rendre hommage à l'exemple que donne, à cet égard, votre pays : la France est prête à renforcer sa coopération avec le Sultanat d'Oman. La récente visite de M. Al Zubair et de M. Makki, votre prédécesseur, à Paris, celle aujourd'hui même de votre ministre des affaires étrangères, M. El Alawi, constituent des étapes marquantes dans le renforcement des relations entre nos deux pays dans les différents domaines. Soyez assuré, monsieur l'ambassadeur, que vous trouverez toujours auprès de moi et de mon gouvernement le meilleur accueil et la meilleure compréhension pour l'accomplissement de votre mission.
- Je vous prie de transmettre à Son Altesse le Sultan Qabous Bin Said l'assurance de ma très haute considération et de mes sentiments les plus cordiaux auxquels je joins mes voeux très chaleureux pour le bonheur et la prospérité du peuple omanais.\

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