Publié le 25 novembre 1981

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la remise de la Grande Croix de l'Ordre national du mérite à M. Pierre Mauroy, Premier ministre, Paris, Palais de l'Élysée, mercredi 25 novembre 1981

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la remise de la Grande Croix de l'Ordre national du mérite à M. Pierre Mauroy, Premier ministre, Paris, Palais de l'Élysée, mercredi 25 novembre 1981

25 novembre 1981 - Seul le prononcé fait foi

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Cette cérémonie me donne l'occasion de marquer l'importance qu'il convient d'attacher et que j'attache personnellement à l'oeuvre accomplie par le gouvernement que vous présidez, monsieur le Premier ministre.
- Les historiens retiendront qu'en l'espace de quelques mois vous avez entrepris et mené à bien bon nombre des principales réformes proposées au peuple français et acceptées par lui lors de son vote du 10 mai.
- L'énergie, la disponibilité et la constance de votre action n'ont surpris aucun de ceux qui vous connaissaient et moins encore le chef de l'Etat qui vous portait de longue date estime et amitié.
- Aussi, cette distinction dans l'Ordre national du mérite ne répond-elle pas à l'observance d'un rite. Elle souligne la volonté que j'ai de marquer la confiance que j'ai dans votre manière d'assumer votre charge et dans votre capacité à servir les justes intérêts de la France.
- Rien ne vous est ni ne vous sera facile dans la situation recue en héritage et que l'environnement international continue d'alourdir. Mais vous avez pour vous un dessein clairement défini, la force de vos convictions, une large adhésion populaire. Ajouterai-je mon propre voeu - qui rencontre celui d'une majorité de Français - de vous voir poursuivre, assuré de mon -concours, ce qui a été heureusement commencé et utilement conduit ?
- Il vous faut maintenant, plus que jamais, compter sur ce sentiment qui nous habite tous ici qu'au service du pays notre premier devoir est de restituer ses chances, toutes ses chances, à notre peuple.
- Je me réjouis de cette circonstance qui me permet de vous le dire.\

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