Publié le 29 octobre 1981

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Brendan Dillon, ambassadeur d'Irlande, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 29 octobre 1981

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Brendan Dillon, ambassadeur d'Irlande, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 29 octobre 1981

29 octobre 1981 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur l'ambassadeur,
- C'est avec un grand plaisir que je reçois les Lettres par lesquelles monsieur le président d'Irlande `Patrick HILLERY` vous accrédite auprès de moi en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d'Irlande.
- Comme vous venez de le dire, nos pays sont unis par des liens anciens. Tout au long de leur histoire, c'est un même combat que nos peuples ont menés, pour sauvegarder leur identité et leur liberté. Les échanges instaurés entre nous attestent de notre solidarité.
- Cette solidarité a vu son champ d'action considérablement élargi depuis que l'Irlande a choisi, en 1973, d'adhérer à la Communauté européenne `CEE`. Vous avez personnellement contribué à cette oeuvre en tant que directeur des Affaires économiques, puis une fois réalisée cette adhésion, en représentant votre pays pendant huit années consécutives auprès des Communautés. Vous savez combien le succès de nos efforts dans cette -entreprise européenne exige qu'ils continuent de s'inscrire dans une stratégie concertée. Comme l'Irlande, la France entend que la construction européenne se développe sur la base des traités et de l'acquis communautaire.
- Notre attention doit désormais se porter sur la -recherche d'une solidarité européenne plus marquée dans le domaine social. Des actions doivent aussi être recherchées dans les domaines scientifique et technique.\
Votre présence nous apporte une garantie de bon déroulement de la nécessaire concertation entre nos deux pays. Au-delà de leurs objectifs nationaux et communautaires, l'Irlande et la France partagent aujourd'hui des responsabilités nouvelles face aux difficultés rencontrées par nombre de pays dans le monde pour l'essor de leur économie et pour la survie même de leurs populations. Votre pays, monsieur l'ambassadeur, a trop souffert de la misère pour ne pas se trouver aujourd'hui à l'avant-garde des efforts occidentaux dans ce domaine, cette action ne pouvant être menée que globalement et dans la paix.
- Nos deux pays sont également soucieux à cet égard de promouvoir le dialogue, notamment en Europe, afin d'assurer une meilleure sécurité. Nous avons besoin d'un peuple irlandais réconcilié avec lui-même. Vous avez besoin d'un peuple de France et d'une Europe libres et ouverts au monde.
- Soyez assuré que vous trouverez toujours, auprès de moi et du Gouvernement français, tout l'appui qui vous sera nécessaire dans l'accomplissement de votre haute mission pour laquelle je vous adresse voeux de bonheur et de succès.
- Je vous demande enfin de bien vouloir transmettre à monsieur le président de l'Irlande les assurances de ma très haute considération, ainsi que les voeux très chaleureux que je forme pour son bonheur personnel, et celui du peuple irlandais.\

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