Publié le 31 juillet 2013

Interview de M. François Hollande, Président de la République, sur la politique du gouvernement en faveur de l'emploi notamment dans les quartiers populaires, à Clichy-sous-Bois le 31 juillet 2013.

31 juillet 2013 - Seul le prononcé fait foi

Interview de M. François Hollande, Président de la République, sur la politique du gouvernement en faveur de l'emploi notamment dans les quartiers populaires, à Clichy-sous-Bois le 31 juillet 2013.

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QUESTION : « Cest une étape essentielle pour les habitants de Clichy-sous-Bois que larrivée dune agence Pôle Emploi. Cela va leur changer la vie, cela paraît évident. Ces habitants en Seine-Saint-Denis ont massivement voté pour vous lors de lélection présidentielle. Ils ont beaucoup dattente, notamment en termes demploi. Est-ce quaprès larrivée de ce Pôle Emploi, il y a aussi des emplois qui vont arriver ? ».
LE PRESIDENT : « Je viens de signer un emploi franc qui en annonce dautres. Il y a les emplois davenir que nous mettons en place et qui sont dirigés en priorité vers les quartiers populaires, notamment ici pour cette ville. Et il y a linstallation dentreprises. Si nous mettons un Pôle Emploi, ici, à Clichy-sous-Bois, ce nest pas simplement pour accueillir des demandeurs demploi. Cest pour permettre à des entreprises elles en ont fait la démonstration de venir aussi sinstaller parce quelles trouveront une main duvre qualifiée, formée et qui sera accompagnée pour leur permettre davoir satisfaction par rapport au niveau dexigence que ces entreprises ont.
Enfin, il y a une politique de transports parce que si une ville comme Clichy jy ajoute Montfermeil sont des territoires fermés, enclavés, comment allons-nous convaincre des entreprises de venir sy investir. Déjà le tramway en 2017, ce sera une première étape puis ensuite, dans le cadre du Grand Paris, le métro. Nous avons besoin aussi de donner à ces villes la faculté de pouvoir être reliées à dautres et notamment à la Capitale ou à Roissy, parce que les zones de création demploi sont aussi à lextérieur.
Je reviens aux emplois francs. Cest justement de permettre à des entreprises, qui ne sont pas sur le bassin demploi de Clichy-Montfermeil, dembaucher des jeunes qui viennent de ces quartiers, qui ont moins de 30 ans, en contrats à durée indéterminée et avec une aide de lEtat qui ira jusquà 5 000 sur deux ans. Cest de dire, il y a non seulement un signe qui est envoyé, cest quhabiter dans un quartier comme celui-là, Clichy, cest non pas un handicap mais une chance pour trouver un emploi. Et cette chance est méritée.
Quand je regarde aussi ce que lon fait sur la création demploi, sur la création dactivité, sur la création dentreprise, on saperçoit quil y a plus de vitalité dans ces quartiers que dans beaucoup dautres ».
QUESTION : « Monsieur le président, cétait important dêtre ici dix jours après les incidents de Trappes ? ».
LE PRESIDENT : « Non, je viens sans quil y ait de relation à faire par rapport à des incidents qui peuvent se faire ou se produire dans dautres villes. Si je viens ici à Clichy, cest parce que cest un exemple, ce qui est possible sur un territoire comme celui-là qui était, il y a quelques années, le lieu où avaient été déclenchées, hélas, des émeutes urbaines. Et aujourdhui, on saperçoit quil y a non seulement Pôle Emploi, des créations dactivité, un collège qui va être créé, un tramway qui va arriver, des immeubles qui sont rénovés. Voilà ce que nous sommes capables de faire à Clichy et ce que lon doit être capables de faire partout en France. Cest un signe espoir, un signe dengagement que je voulais marquer par ma présence ici aujourdhui ».
QUESTION : « Dans ce contexte de crise, est-ce que 5 000 peuvent permettre de créer un emploi ? ».
LE PRESIDENT : « 5 000 sur deux ans, cest un moyen de ne pas payer de cotisations sociales. Davoir donc directement un salarié sans quil coûte trop à lentreprise. Cest un bon signal. Surtout que cela sajoute à dautres politiques que nous avons mises en place, notamment le crédit compétitivité emploi. Il ne faut jamais penser que ces dispositifs sont des dispositifs daubaine. On craint toujours que lentreprise vienne chercher simplement une prime. Là, elles ne vont pas chercher une prime, elles vont chercher un jeune dun quartier populaire ».

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