Publié le 14 mars 2013

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur la situation en Syrie et sur le budget de l'Union européenne, à Bruxelles le 14 mars 2013.

14 mars 2013 - Seul le prononcé fait foi

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur la situation en Syrie et sur le budget de l'Union européenne, à Bruxelles le 14 mars 2013.

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QUESTION : « Est-ce que la France pourrait livrer des armes aux rebelles syriens ? »
LE PRESIDENT : « La France considère quaujourdhui, en Syrie, des armes sont livrées. Au régime de Bachar El ASSAD et notamment par les Russes. Nous, nous souhaitons que les Européens lèvent lembargo sur les armes. Non pas pour aller vers une guerre totale, nous pensons que la transition politique doit être la solution pour la Syrie. Mais, dès lors que nous devons faire pression et montrer que nous sommes prêts à soutenir lopposition, alors nous devons aller jusque-là. Cest ce que je vais dire aussi à mes collègues européens et de ce point de vue, les Britanniques et les Français sont daccord pour cette option.
La France doit dabord convaincre ses partenaires européens parce que nous sommes liés les uns les autres. Mais nous devons aussi prendre nos responsabilités. On ne peut pas laisser un peuple se faire massacrer, comme il lest aujourdhui, par un régime qui a fait la démonstration que le pour le moment et je crois que cest suffisamment clair il ne veut pas de discussion et de transition politique ».
QUESTION : « Dans quel délai allez-vous lever lembargo ? »
LE PRESIDENT : « Nous en parlerons avec les Européens. Mais, dores et déjà, nous avons dit Britanniques et Français que nous étions pour lever lembargo.
QUESTION : Y a-t-il divergences entre nos positions et celles des britanniques ?
LE PRESIDENT : « Nous avons la même position là-dessus, parce que nous considérons quaujourdhui il y a un peuple qui est en danger. Il y a près de 100 000 morts depuis le début du soulèvement. 100 000 morts en Syrie ! Alors nous devons dire à cette opposition quelle doit mettre de la cohérence cest ce quelle a fait.
Jai été le premier chef dEtat à reconnaitre la légitimité de la Coalition nationale, cest à dire de lOpposition syrienne, considérant quelle représentait le peuple syrien. Maintenant nous devons lui donner les moyens dobtenir enfin gain de cause, cest-à-dire le départ de Bachar El ASSAD ».
QUESTION : « Une question sur le budget européen. Hier, le Parlement européen a rejeté les propositions du Conseil européen »
LE PRESIDENT : « Le Parlement européen a voté une résolution permettant quil y ait un dialogue qui sengage entre le Conseil européen, qui a pris une position sur le cap financier pour les années qui viennent, et le Parlement européen qui, lui, veut avoir un certain nombre de conditions respectées une flexibilité totale dans lutilisation des crédits et avoir aussi une clause de révision en cours dexercice du cadre financier européen.
Je pense que cest une bonne base pour que nous trouvions un accord entre le Parlement européen et le Conseil européen puisque cest maintenant le Traité qui lexige. La France fera en sorte que nous puissions trouver ce compromis ».
QUESTION : « Est-ce que vous pensez convaincre vos partenaires ? Il faut être souple ? »
LE PRESIDENT : « Oui, la souplesse est nécessaire, si lon veut que la croissance puisse être la priorité. Mais, en même temps, il y a des engagements qui ont été pris, une trajectoire qui doit être confirmée. Cest justement parce quil y a cet engagement quil peut y avoir de la souplesse. Parce que la seule priorité qui convienne aujourdhui, au-delà des engagements budgétaires, cest la croissance. Sil y avait trop de rigidité, il y aurait à ce moment-là trop de chômage. Merci. »

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