Depuis le premier jour de la chute du régime de Bachar el-Assad et conformément à notre engagement constant depuis 2011, la France a apporté son soutien aux autorités syriennes pour construire une Syrie unie, souveraine et respectueuse de toutes ses composantes, dans le respect de nos intérêts de sécurité et notamment de la lutte contre le terrorisme.

Dans la continuité des échanges et démarches diplomatiques de la France, le Président de la République s’est à nouveau entretenu ces derniers jours avec le Président Ahmed al-Charaa ainsi qu’avec le Général Mazloum Abdi et le Président de la région autonome du Kurdistan, Nechirvan Barzani qu’il remercie pour ses efforts de médiation — afin de coordonner nos efforts pour une solution pérenne, dans l’intérêt de toute la région mais aussi de la sécurité des Européens et des Américains.

Cette solution implique un cessez-le-feu permanent et une mise en œuvre de l’accord du 18 janvier sur des bases qui garantissent l’unité de la Syrie et le respect de toutes ses composantes, et notamment de ses populations kurdes. L’intégration politique, administrative, militaire et économique des Forces démocratiques syriennes est un objectif que le France poursuit et soutient, mais il ne saurait se faire par la force et au mépris de la sécurité des populations civiles à Kobané ou Hassaké. Le cessez-le-feu reste très fragile et il s’agit d’éviter toute reprise de l’escalade.

Cette solution implique également au plan sécuritaire une coordination au sein de la coalition anti-Daesh pour assurer la sécurité et un transfert ordonné des centres de détention. Les affrontements récents, la poursuite de l’offensive menée contre les Forces démocratiques syriennes et leurs conséquences sur le contrôle des centres de détention de combattants terroristes, ont porté directement atteinte à ces objectifs. La France a combattu Daesh aux côtés des Forces démocratiques syriennes, dont le Président de la République salue l’engagement et le courage dans ce combat, et ces efforts ne doivent pas être remis en cause. La Syrie est désormais un membre actif de la coalition Inherent Resolve et doit s’engager aux côtés de tous les alliés volontaires pour continuer la lutte contre Daesh dans le respect de nos intérêts de sécurité qui sont aussi de ceux de la région, du reste de l’Europe et des Etats-Unis.

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