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Publié le 17 octobre 2018

Déclaration commune avec le Premier ministre croate

17 octobre 2018 - Seul le prononcé fait foi

Bonjour Mesdames et Messieurs.

Ecoutez, je tenais à souhaiter la bienvenue et à remercier pour sa visite à Paris le Premier ministre de Croatie, Monsieur PLENKOVIC, qui, comme nous en étions convenus il y a plusieurs mois, est aujourd’hui ici à mes côtés afin que nous puissions évoquer ensemble un agenda extrêmement important pour nos deux pays et pour l’aventure européenne.

Je sais d’abord tout le bonheur que vous avez, Monsieur le Premier ministre, à être à Paris, vous qui aimez la France et qui en parlez la langue, et depuis que je suis autour de la table du Conseil européen j’ai toujours pu apprécier l’attachement que vous avez nourri durant vos années parisiennes pour notre pays et la défense des valeurs européennes constamment portées par vous.

Nous aurons, je le disais, un agenda bilatéral important, nous reviendrons sur plusieurs sujets, et nous le poursuivrons dans les prochains mois, je souhaite d’ailleurs répondre à l’invitation qui a été faite par la Croatie et me rendre, durant l’année 2019, dans votre pays, qui n’a pas connu de visite officielle depuis plus de 18 ans, ce qui est à mes yeux une aberration, et ce qui est conforme à l’esprit que je veux imprimer aussi à notre démarche et notre travail européen, celle d’une Europe qui ne se fait pas simplement à Bruxelles mais dans toutes les capitales des Etats membres, et donc je me rendrai à votre invitation dans les prochains mois pour vous rendre la politesse de cette visite.

Nous allons avoir dans un instant l’occasion d’échanger sur l’agenda du prochain Conseil européen également, le Brexit, sujet extrêmement important où nous tenons l’un et l’autre, à la fois aux principes qui sont les nôtres, à la cohérence et la force de notre Union européenne, à des principes de négociations auxquels nous sommes attachés depuis le premier jour, et donc à l’unité des 27 dans le cadre de cette négociation.

Mais nous aurons également à évoquer les sujets migratoires, qui continuent d’être au cœur de l’actualité européenne, comme les sujets relatifs à la zone euro, qui sont deux sujets importants pour la Croatie qui aspire, je le sais, nous en parlerons également, à rejoindre tant l’espace Schengen que la zone euro, et donc tout l’agenda européen sera passé en revue dans le cadre de notre échange.

Je souhaite aussi que nous puissions échanger ensemble sur la situation des Balkans occidentaux où, là aussi, nous avons beaucoup d’intérêts conjoints et une volonté de faire progresser beaucoup de situations, parce que je pense que c’est important pour la stabilité de notre Europe et pour l’avancée de plusieurs projets communs.

Vous le voyez, entre la Croatie et la France il y a beaucoup de sujets d’actualité, des sujets de travail, bilatéraux, européens, sur lesquels nous allons œuvrer en partageant aussi un déjeuner amical. Il n’y a au fond qu’une chose qui parfois nous oppose, c’est le sport, le football il y a quelques semaines, et je me suis félicité de l’issue, mais en reconnaissant la vaillance et la formidable compétition footballistique que l’équipe de Croatie a pu faire, et j’avais été très honoré d’aller avec la présidente saluer votre équipe avant et après le match, et, dans quelques semaines, dans quelques jours même maintenant, le tennis, où la Coupe Davis, à nouveau, marquera, pas un affrontement, mais une compétition entre la Croatie et la France, qui montre que nous sommes deux grandes nations sportives et, comme je le disais, c’est peut-être le seul sujet sur lequel, de temps en temps, nous pouvons nous opposer.

Merci en tout cas Monsieur le Premier ministre, cher Andrej, d’être à Paris aujourd’hui et d’avoir répondu à cette invitation amicale. Merci à toi.

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