Publié le 10 novembre 1980

Déclaration de M. Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, à l'issue de l'entretien en tête-à-tête avec le chancelier d'Allemagne fédérale, M. Helmut Schmidt, Paris le 10 novembre 1980.

Déclaration de M. Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, à l'issue de l'entretien en tête-à-tête avec le chancelier d'Allemagne fédérale, M. Helmut Schmidt, Paris le 10 novembre 1980.

10 novembre 1980 - Seul le prononcé fait foi

Télécharger Déclaration de M. Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, à l'issue de l'entretien en tête-à-tête avec le chancelier d'Allemagne fédérale, M. Helmut Schmidt, Paris le 10 novembre 1980. - PDF 117 Ko
Je me réjouis d'accueillir le Chancelier `Helmut SCHMIDT` de la République fédérale d'Allemagne `RFA` après les élections allemandes et je me réjouis de ce qu'il va pouvoir, à la tête de la chancellerie d'Allemagne fédérale, poursuivre l'oeuvre de coopération étroite entre la France et l'Allemagne qui à marqué ces dernières années et qui a été conduite à la fois pour le bien de nos deux pays, pour le bien de l'Europe et pour le bien de la paix. Je lui ai adressé à l'occasion de sa réélection de sa désignation mes très cordiales et amicales félicitations.\
`Politique étrangère ` relations franco - allemandes`
- Pendant notre entretien, nous avons passé en revue les différentes situations de crise en Europe et dans le monde £ nous avons constaté que nos analyses étaient semblables et que nos deux pays s'efforçaient de travailler ensemble dans le sens de l'équilibre, de la sécurité et de la paix.
- Nous avons été conduits à commenter le résultat des récentes élections américaines. J'ai indiqué, à ce sujet, au Chancelier, que la France ne peut que se réjouir de voir une Amérique `Etats-Unis` forte et décidée à assumer pleinement ses responsabilités internationales. Dans le même temps, cette constatation ne rend que plus nécessaire de mettre fin à l'anomalie que constitue, depuis la fin de la dernière guerre, l'effacement de l'Europe dans les affaires du monde. Et j'ai rappelé au Chancelier que lors de ma visite en Allemagne fédérale, `RFA` au mois de juillet dernier `1980 ` date`, c'était le message que je m'étais efforcé de communiquer au peuple allemand.
- C'est pourquoi la France va continuer de contribuer à l'organisation de l'Europe et va continuer de resserrer la coopération politique des Etats membres de la Communauté. Elle le fera avec tous ses partenaires, notamment la Grande-Bretagne et l'Italie, et bien évidemment avec l'Allemagne fédérale qui, pour des raisons qui tiennent au passé et au présent, est et restera notre premier partenaire.
- Entre une Amérique forte et une Europe assurée de sa puissance et de son rôle, pourront alors se développer et s'organiser le dialogue amical qui leur est naturel et une coopération qui aidera au maintien de la paix et à la défense de la liberté dans le monde.\
`Politique étrangère ` relations franco - allemandes`
- Nous avons enfin examiné avec le Chancelier fédéral la situation économique et monétaire dans la Communauté `CEE` à la lumière des derniers développements. Je lui ai indiqué notre volonté de continuer à coopérer pour maintenir la stabilité et le bon fonctionnement du système monétaire européen `SME` dont l'Allemagne fédérale et la France figurent parmi les membres fondateurs. Et nous avons examiné ensemble les moyens techniques qui peuvent être mis en oeuvre pour contribuer à ce résultat.
- Voici je crois les points essentiels que j'ai eu l'occasion d'évoquer ce soir à l'Elysée avec mon ami le Chancelier Helmut SCHMIDT.\

Voir tous les articles et dossiers