Publié le 26 octobre 1978

CONFERENCE DE PRESSE DE M. VALERY GISCARD D'ESTAING, A L'ISSUE DES ENTRETIENS FRANCO-ITALIENS, ROME, JEUDI 26 OCTOBRE 1978

CONFERENCE DE PRESSE DE M. VALERY GISCARD D'ESTAING, A L'ISSUE DES ENTRETIENS FRANCO-ITALIENS, ROME, JEUDI 26 OCTOBRE 1978

26 octobre 1978 - Seul le prononcé fait foi

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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` LE PRESIDENT.- MESDAMES ET MESSIEURS LES JOURNALISTES, JE VOUDRAIS VOUS RENDRE _COMPTE DES ENTRETIENS QUE J'AI EUS AU-COURS DE CETTE VISITE DE TRAVAIL EN ITALIE ET D'ABORD VOUS DIRE COMBIEN J'APPRECIE L'UTILITE DE CES RENCONTRES. VOUS SAVEZ EN EFFET QUE C'EST DEPUIS UN PEU PLUS DE DEUX ANS MAINTENANT QU'IL A ETE DECIDE QU'IL Y AURAIT ENTRE LES HAUTES AUTORITES ITALIENNES ET FRANCAISES DES REUNIONS PERIODIQUES TENUES ALTERNATIVEMENT EN FRANCE ET EN ITALIE POUR ASSURER UNE MEILLEURE CONCERTATION ET COORDINATION DE NOS POLITIQUES. LA PREMIERE DE CES REUNIONS S'ETAIT TENUE EN ITALIE - J'ETAIS VENU, EN EFFET, A PISE, IL Y A DEUX ANS - £ LA SUIVANTE S'EST TENUE EN FRANCE ET ME VOICI A NOUVEAU A ROME. J'AI ETE TRES SENSIBLE A L'ACCUEIL QUE M'A RESERVE HIER SOIR M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ITALIENNE `SANDRO PERTINI` £ C'ETAIT POUR MOI L'OCCASION DE LUI EXPRIMER A NOUVEAU LES SENTIMENTS QUE JE LUI AVAIS ADRESSES AU MOMENT DE SON ELECTION EN LUI DISANT, EN MON NOM PERSONNEL ET AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS COMBIEN NOUS ETIONS SENSIBLES A L'IMAGE QU'IL REPRESENTAIT, CETTE IMAGE EXEMPLAIRE QUI EST LE SYMBOLE DE LA LIBERTE, DE LA DIGNITE ET DE LA SIMPLICITE DEMOCRATIQUE. J'AI ETE TRES HEUREUX DES ENTRETIENS QUE NOUS AVONS EUS ENSEMBLE. CE MATIN, ONT EU _LIEU DES CONVERSATIONS AVEC LE PRESIDENT DU CONSEIL, M. ANDREOTTI, ET DIFFERENTS MINISTRES DU GOUVERNEMENT ITALIEN. NOUS AVONS PASSE EN-REVUE TOUTES LES QUESTIONS D'ACTUALITE, QUESTIONS INTERNATIONALES, BIEN ENTENDU, MAIS AUSSI LES QUESTIONS INTERESSANT L'EUROPE. VOUS SAVEZ EN EFFET QUE LA PERIODE QUI S'OUVRE EST UNE PERIODE D'INTENSE ACTIVITE POUR L'EUROPE PUISQUE CELLE-CI VA AVOIR A TRAITER SUCCESSIVEMENT LE PROBLEME DE LA CREATION D'UNE ZONE DE STABILITE MONETAIRE EN EUROPE `SME`, LES PROBLEMES POSES PAR L'ELARGISSEMENT DE LA COMMUNAUTE_ECONOMIQUE_EUROPEENNE `CEE`, ET LES PROBLEMES LIES A L'ELECTION AU SUFFRAGE UNIVERSEL DE L'ASSEMBLEE_PARLEMENTAIRE_EUROPEENNE
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES ` REPONSE` SUR TOUS CES POINTS, IL ETAIT IMPORTANT QU'IL Y EUT UN ECHANGE_DE_VUES APPROFONDI ENTRE LE GOUVERNEMENT ITALIEN ET LES AUTORITES FRANCAISES. JE REPONDRAI, SI VOUS LE SOUHAITEZ, A VOS QUESTIONS SUR CES TROIS SUJETS. JE CONSIDERE QUE LES ENTRETIENS QUE NOUS AVONS EUS ONT ETE TRES POSITIFS ET TRES ENCOURAGEANTS CONCERNANT L'ATTITUDE SEMBLABLE QUE NOUS POUVIONS AVOIR, ITALIENS ET FRANCAIS, FACE A CES ECHEANCES EUROPEENNES
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` PAUL AMAR (RADIO-FRANCE).- MONSIEUR LE PRESIDENT, EST-CE QUE L'INQUIETUDE SUSCITEE PAR LES ITALIENS A PROPOS DE LEUR ADHESION AU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN A ETE DISSIPEE PAR LES ENTRETIENS QUE VOUS AVEZ EUS ? LE PRESIDENT.- NOUS AVONS PARLE DU PROBLEME DE LA CREATION D'UNE ZONE DE STABILITE MONETAIRE EN EUROPE. JE CONSIDERE A CET EGARD QUE LES CONCLUSIONS DE NOS ENTRETIENS SONT POSITIVES ET ENCOURAGEANTES. J'AI RAPPELE D'ABORD QUE NOTRE OBJECTIF ETAIT ESSENTIELLEMENT UN OBJECTIF POLITIQUE, QUE NATURELLEMENT NOUS N'IGNORIONS PAS LES PROBLEMES TECHNIQUES TRES NOMBREUX QU'UNE TELLE INITIATIVE SOULEVAIT, PROBLEMES TECHNIQUES QUI SE POSENT PRATIQUEMENT A L'ENSEMBLE DES PAYS INTERESSES, QU'IL S'AGISSE DES PAYS QUI SONT ACTUELLEMENT EN SITUATION FORTEMENT EXCEDENTAIRE, PAR EXEMPLE L'ALLEMAGNE FEDERALE `RFA`, OU QU'IL S'AGISSE DE PAYS QUI SONT DANS DES SITUATIONS MONETAIRES DIFFERENTES. IL Y A DES DIFFICULTES TECHNIQUES PARTOUT. MAIS LA CLE DU PROBLEME EST LA VOLONTE POLITIQUE £ CETTE VOLONTE POLITIQUE VISE DEUX OBJECTIFS. PREMIER OBJECTIF : SOUSTRAIRE, AUTANT QUE POSSIBLE LES RELATIONS INTRA-EUROPEENNES AU MOUVEMENT EXCESSIF D'INSTABILITE DES TAUX DE CHANGE QU'ON OBSERVE A L'HEURE ACTUELLE DANS LE MONDE. DEUXIEME OBJECTIF, FAIRE QUE DANS L'ORGANISATION DE L'EUROPE, LA DIMENSION MONETAIRE PROGRESSE A UN RYTHME QUI SOIT EN HARMONIE AVEC LES AUTRES PROGRES DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE. J'AI RAPPELE A NOS INTERLOCUTEURS ITALIENS QUE DES L'ORIGINE, LE GOUVERNEMENT FRANCAIS A SOUHAITE LA PARTICIPATION DE L'ITALIE A CETTE ZONE DE STABILITE MONETAIRE. POURQUOI ? C'EST PARCE QUE NOUS SOMMES CO-FONDATEURS DE LA COMMUNAUTE_ECONOMIQUE_EUROPEENNE - NOUS Y SOMMES ENTRES ENSEMBLE - ET NOUS PENSONS QUE NOUS AVONS UN INTERET COMMUN A CE QUE LES RELATIONS DE CHANGE SOIENT PLUS STABLES POUR NOTRE COMMUNAUTE ET NOS RELATIONS BILATERALES
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES ` REPONSE` J'AI ECOUTE AVEC BEAUCOUP D'INTERET LES OBSERVATIONS QUI ONT ETE PRESENTEES PAR LES INTERLOCUTEURS ITALIENS, J'EN AI RETENU L'IDEE, EN CE QUI CONCERNE LA VOLONTE POLITIQUE, QUE LE GOUVERNEMENT ITALIEN PARTAGEAIT NOTRE PREOCCUPATION. SUR-LE-PLAN TECHNIQUE, CERTAINES SUGGESTIONS ONT ETE PRESENTEES £ JE CONSIDERE QU'ELLES APPORTENT UN ELEMENT UTILE AU DOSSIER ET NOUS SOMMES CONVENUS QUE LES EXPERTS ALLAIENT ETUDIER CES SUGGESTIONS AFIN DE COMPLETER SUR-CE-PLAN LES PROPOSITIONS QUI SERAIENT FAITES AU CONSEIL_EUROPEEN DU DEBUT DU MOIS DE DECEMBRE. DONC, EN CE QUI CONCERNE L'OBJECTIF ET LES MODALITES D'UNE PARTICIPATION ITALIENNE A CETTE ZONE DE STABILITE MONETAIRE, JE RETIRE DE CES ENTRETIENS, JE LE REPETE, UN SENTIMENT POSITIF ET CONFIANT
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- EST-CE QU'A VOTRE AVIS, IL S'AGIT DE L'ADHESION PROVISOIRE CONDITIONNELLE DE L'ITALIE AU SYSTEME MONETAIRE ? LE PRESIDENT.- NON, JE CROIS QUE CE SERAIT UNE MAUVAIS FORMULE. JE CROIS QUE LES SYSTEMES DANS LESQUELS IL Y AURAIT DES ENTREES ET SORTIES SUCCESSIVES DE CE SYSTEME SERAIENT CONTRAIRES A L'ESPRIT DU SYSTEME QUI EST, AU CONTRAIRE, D'ALLER VERS UNE ZONE DE STABILITE MONETAIRE CROISSANTE EN EUROPE. DONC, SUR-LE-PLAN TECHNIQUE, IL FAUT PREVOIR UN SYSTEME QUI, SI VOUS ME PERMETTIEZ L'EXPRESSION, SE COAGULE PROGRESSIVEMENT ET SE RESSERRE PROGRESSIVEMENT. IL NE FAUT PAS PREVOIR UN SYSTEME COMPORTANT DES VA-ET-VIENT MAIS AU CONTRAIRE UN SYSTEME QUI SE COAGULE ET SE RESSERRE PAR ETAPES. JE PENSE AUSSI QU'IL NE FAUT PAS PREVOIR UN SYSTEME QUI PARAISSE DISCRIMINER AU DEPART TEL OU TEL PAYS EN-FONCTION DE SA SITUATION CONJONCTURELLE. IL FAUT QUE CE SOIT UN SYSTEME DE CARACTERE GENERAL DANS LEQUEL LE NIVEAU DES ENGAGEMENTS SERAIT REALISE PROGRESSIVEMENT PAR LES DIFFERENTS PAYS
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- LA FRANCE ENTEND-ELLE JOUER UN ROLE DE MEDIATEUR ENTRE LES DIFFERENTES PARTIES ? LE PRESIDENT.- JE VOUS DIRAI QUE LA FRANCE NE CHERCHERA PAS A FAIRE UNE MEDIATION. ELLE EST DANS UNE POSITION MOYENNE A CET EGARD £ D'UNE_PART, ELLE COMPREND LES PREOCCUPATIONS DE PAYS QUI ONT FAIT FONCTIONNER AVEC SUCCES LE MECANISME DU SERPENT `MONETAIRE EUROPEEN` ET QUI ONT LE SOUCI DE VOIR PRESERVER LES RESULTATS QUE CE MECANIMSE A PERMIS D'ATTEINDRE £ D'AUTRE_PART, LA FRANCE COMPREND LES DIFFICULTES CONJONCTURELLES QUI PEUVENT ETRE, A L'HEURE ACTUELLE, CELLES DE TEL OU TEL DE NOS PARTENAIRES ET, PAR EXEMPLE, DE L'ITALIE. SANS VOULOIR FAIRE, CE QUE VOUS APPELLEZ, UNE MEDIATION, LA FRANCE EST DANS UNE POSITION OU ELLE SOUHAITE QUE L'ON PUISSE TENIR_COMPTE, A LA FOIS DES PREOCCUPATIONS LEGITIMES DES UNS ET DES AUTRES. C'EST POURQUOI DANS LES TRAVAUX D'EXPERTS, NOUS TIENDRONS _COMPTE DES SUGGESTIONS QUI ONT ETE PRESENTEES PAR NOS INTERLOCUTEURS ITALIENS ET DANS LES CONVERSATIONS QUE J'AURAI PROCHAINEMENT AVEC LE CHANCELIER SCHMIDT, NOUS EXAMINERONS ENSEMBLE LA SUITE QUI POURRAIT ETRE DONNEE A CES SUGGESTIONS
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- MONSIEUR LE PRESIDENT, LES RESPONSABLES ITALIENS VOUS ONT-ILS FAIT PART DE LEUR POSITION EN CE QUI CONCERNE VOTRE PROPOSITION RELATIVE A LA _CONSTITUTION D'UN COMITE DES SAGES EN_VUE DE L'ELARGISSEMENT ? LE PRESIDENT.- NOUS EN AVONS PARLE AVEC M. ANDREOTTI, M. FORLANI, LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, CA N'EST PAS, COMME VOUS L'AVEZ DIT, UNE PROPOSITION DE TROIS SAGES EN_VUE DES NEGOCIATIONS D'ELARGISSEMENT CAR, DES LE DEPART, NOUS AVONS DISTINGUE LA PROCEDURE DES NEGOCIATIONS D'ELARGISSEMENT ET LA MISSION PARTICULIERE QUI SERAIT CONFIEE A CES TROIS SAGES QUI EST DE REFLECHIR AUX CONSEQUENCES INSTITUTIONNELLES A TIRER DE L'ELARGISSEMENT. JE PEUX VOUS DIRE QU'A L'INSTANT MEME, M. ANDREOTTI M'A DIT QU'IL N'Y AURAIT PAS D'OBJECTIONS DU COTE ITALIEN A CE QU'UNE TELLE IDEE SOIT PRISE EN CONSIDERATION
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- MONSIEUR LE PRESIDENT, QUELLES SERONT LES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU SYSTEME MONETAIRE EUROPEEN ? LE PRESIDENT.- VOUS ME PERMETTREZ DE NE PAS ENTRER DANS LES DETAILS TECHNIQUES DE CETTE ETUDE ET DE CETTE NEGOCIATION QUI SONT EN-COURS. D'ABORD PARCE QUE CE N'EST PAS UNE NEGOCIATION FRANCO - ITALIENNE, C'EST UNE ETUDE ET UNE NEGOCIATION A NEUF £ ENSUITE PARCE QU'ELLE SE POURSUIT A DIFFERENTS NIVEAUX : GOUVERNEURS DES BANQUES CENTRALES ET MINISTRES DES FINANCES ET QU'ELLE TROUVERA SA CONCLUSION, JE LE SOUHAITE, AU CONSEIL_EUROPEEN. DONC, JE NE PEUX PAS PASSER EN-REVUE LES DIFFERENTS ASPECTS TECHNIQUES. MAIS JE VOUS DIS TOUT DE SUITE QU'A L'HEURE ACTUELLE, IL N'EST PAS QUESTION DE SE LIMITER A UN SEUL ACCORD DE COORDINATION ET DE CONCERTATION MONETAIRE. EN-PARTICULIER L'ECU DOIT ETRE AU CENTRE DU SYSTEME £ C'EST UNE IDEE FONDAMENTALE QUI DEVRA ETRE RETENUE, COMME NOUS L'AVONS D'AILLEURS INDIQUE A BREME. UN SYSTEME DE CREDITS DESTINE A L'INTERVENTION DEVRA EGALEMENT ETRE MIS EN_PLACE ET FAIRE PARTIE FONDAMENTALE DE L'ACCORD A PREVOIR. LA PRISE EN CONSIDERATION D'UNE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT COORDONNEE DES ETATS MEMBRES EST EGALEMENT DANS LA PERSPECTIVE DE CE SYSTEME. SI CES QUESTIONS NE SONT PAS NECESSAIREMENT LIEES ENTRE ELLES DU POINT_DE_VUE TECHNIQUE, ELLES FERONT PARTIE D'UN MEME ACCORD
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- MONSIEUR LE PRESIDENT, VOUS CROYEZ VRAIMENT QUE LE SYSTEME ENTRERA EN_VIGUEUR LE 1ER JANVIER `1979 ` DATE` ? LE PRESIDENT.- JE CROIS QUE NOUS DEVONS POUVOIR ABOUTIR A UN ACCORD DE PRINCIPE POUR LE 1ER JANVIER. COMME JE L'AI DIT TOUT A L'HEURE, C'EST UN SYSTEME QUI DEVRA SE COAGULER ET SE RESSERRER PROGRESSIVEMENT PUISQU'A L'HEURE ACTUELLE, C'EST LE BON SENS, NOUS SAVONS QUE LES TAUX D'INFLATION SONT TRES DIFFERENTS DANS LA COMMUNAUTE, QUE LES TAUX D'INTERET SONT EGALEMENT TRES DIFFERENTS. ON NE PASSERA DONC PAS D'UNE SITUATION DE CETTE _NATURE A UNE ZONE DE STABILITE SANS UN EFFORT GENERAL DE CONVERGENCES £ CET EFFORT DE CONVERGENCES SUPPOSERA NATURELLEMENT UN CERTAIN DELAI. JE PENSE QUE NOUS DEVRIONS POUVOIR AVOIR UN ACCORD DE PRINCIPE DETAILLE POUR LE 1ER JANVIER ET QUE NOUS DEVRIONS, A-PARTIR DE CETTE DATE, ENTRER DANS UN STADE OU LES DIFFERENTS ORGANISMES D'EXECUTION (BANQUES CENTRALES ET TRESOR) COMMENCERONT A PREPARER LES MODALITES EFFECTIVES D'INTERVENTION DU SYSTEME
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- MONSIEUR LE PRESIDENT, EN CE QUI CONCERNE L'ELARGISSEMENT DE L'EUROPE, IL SEMBLE QUE L'ITALIE N'AIT PAS TOUT A FAIT LA MEME ANALYSE QUE LA FRANCE, NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE LES PROPOSITIONS DE REGLEMENTATION DES MARCHEES AVANT L'ENTREE DE L'ESPAGNE. EST-CE QUE CES ANALYSES SE SONT RAPPROCHEES OU SUBSISTENT-ELLES ? LE PRESIDENT.- JE CROIS QUE NOUS AVONS SUR CETTE QUESTION DES POSITIONS TRES SEMBLABLES. C'EST-A-DIRE D'ABORD DES POSITIONS CONCERNANT LE PRINCIPE DE L'ELARGISSEMENT. L'ATTITUDE QUI A ETE PRISE PAR LE GOUVERNEMENT ITALIEN COMME PAR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS, REPOSE SUR DES CONSIDERATIONS POLITIQUES. C'EST A-PARTIR DE L'EVOLUTION DEMOCRATIQUE DES ETATS CANDIDATS ET, D'AUTRE_PART, EN-RAISON DE LEUR APPARTENANCE HISTORIQUE, CULTURELLE A LA CIVILISATION DE L'EUROPE QUE L'ORIENTATION DE PRINCIPES FAVORABLES A ETE PRISE PAR LE GOUVERNEMENT ITALIEN ET PAR LE GOUVERNEMENT FRANCAIS. EN CE QUI CONCERNE LES MODALITES, NOUS AVONS PARLE DE L'INTERET QU'IL Y A A CE QUE LES REGLEMENTS CONCERNANT LES PRODUCTIONS MEDITERRANEENNES SOIENT PERFECTIONNES ET COMPLETES LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE. NOUS AVONS MEME PARLE AVEC M. ANDREOTTI DE CERTAINES PRODUCTIONS PARTICULIERES ET QUI INTERESSENT NOS DEUX PAYS. JE LUI AI DIT, ET JE CROIS QUE CE SENTIMENT EST PARTAGE, QU'IL EST TRES IMPORTANT D'ABOUTIR A BREFS DELAIS A L'AMELIORATION DES ORGANISATIONS DE MARCHES DES GRANDES PRODUCTIONS MEDITERANNEENNES, EN LES FAISANT BENEFICIER DE STRUCTURES ET DE GARANTIES COMPARABLES A CELLES QUI S'APPLIQUENT ACTUELLEMENT, COMME VOUS LE SAVEZ, AUX PRODUCTIONS AGRICOLES DE L'EUROPE DU CENTRE ET DU NORD. LE PRESIDENT.- VOILA, Y A-T-IL UNE DERNIERE QUESTION ?
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- MONSIEUR LE PRESIDENT, VOUS AVEZ EVOQUE CE MATIN AVEC NOS INTERLOCUTEURS ITALIENS ET AVEC LE PAPE JEAN-PAUL II LA QUESTION DU LIBAN ET VOUS AVEZ EVOQUE UNE SOLUTION DANS-LE-CADRE D'UN LIBAN UNIFIE. EST-CE QUE VOUS POURRIEZ ME PRECISER, MONSIEUR LE PRESIDENT, CE QUE VOUS ENTENDEZ PAR LA ? LE PRESIDENT.- JE NE VEUX PAS ENTRER DANS LE DETAIL DE CE PROBLEME. MAIS JE VOUS RAPPELLE QUELLE EST LA POSITION DE LA FRANCE A CET EGARD. LA POSITION DE LA FRANCE, C'EST D'ABORD DE SOUHAITER QUE LA PAIX, LORSQU'ELLE EST ROMPUE, SOIT RETABLIE, ET LORSQU'ELLE EST RETABLIE, QU'ELLE SOIT MAINTENUE. DONC, NOUS INSISTONS, ET NOUS CONTINUERONS D'INSISTER, BILATERALEMENT ET AU-SEIN DE TOUTES LES INSTANCES INTERNATIONALES POUR QUE LE CESSEZ-LE-FEU ACTUEL SOIT PROLONGE ET ETENDU. DEUXIEMEMENT, LA FRANCE SOUHAITE QUE LES AUTORITES DU LIBAN PRENNENT UNE RESPONSABILITE CROISSANTE DANS LA SECURITE ET DANS L'UNITE DU PAYS £ C'EST POURQUOI LA FRANCE APPUIE LES INITIATIVES ET L'ACTION DU PRESIDENT SARKIS ET DE SON GOUVERNEMENT POUR SE DOTER DES MOYENS DE TOUTES _NATURES LEUR PERMETTANT D'ASSURER LA SECURITE ET L'UNITE DU LIBAN. ENFIN, NOUS PENSONS QU'IL Y A AU LIBAN ET, EN EFFET JE M'EN SUIS ENTRETENU CE MATIN AVEC SA SAINTETE LE PAPE JEAN-PAUL II, LA NECESSITE DE RETABLIR UN DIALOGUE ENTRE LES COMMUNAUTES EN-PARTICULIER LES COMMUNAUTES CHRETIENNES ET LES COMMUNAUTES MUSULMANES. JE SOUHAITE QUE LES DIVERSES INFLUENCES POLITIQUES ET SPIRITUELLES S'EXERCENT POUR PROVOQUER LA REPRISE D'UN TEL DIALOGUE INDISPENSABLE AU RETABLISSEMENT DE CONDITIONS_DE_VIE POLITIQUE ET PUBLIQUE NORMALES AU LIBAN. ENFIN, J'ACCUEILLERAI PROCHAINEMENT A PARIS LA VISITE DU PRESIDENT SARKIS
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`POLITIQUE ETRANGERE ` RELATIONS FRANCO - ITALIENNES` QUESTION.- MONSIEUR LE PRESIDENT, AVEZ-VOUS ABORDE AVEC NOS INTERLOCUTEURS ITALIENS LA SITUATION ITALIENNE ? LE PRESIDENT.- NON. NOUS AVONS PROCEDE COMME NOUS LE FAISONS TOUJOURS A UN TOUR D'HORIZON SUR L'EVOLUTION DE L'EUROPE ET DE NOS PAYS, MAIS NOUS N'AVIONS PAS A DEBATTRE, CECI N'EST PAS DANS NOS HABITUDES, NI AUX UNS NI AUX AUTRES, DE NOS QUESTIONS DE POLITIQUE INTERIEURE. VOILA, JE VOUS REMERCIE. JE TIENS A VOUS DIRE QUE J'ATTACHE LE PLUS GRAND PRIX A CES RENCONTRES FRANCO - ITALIENNES. J'AI CONSTATE QU'IL Y AVAIT DANS LES CIRCONSTANCES ACTUELLES, PEUT ETRE PLUS QU'AUPARAVANT UNE CONVERGENCE D'ANALYSE ET DE PREOCCUPATION ENTRE LE GOUVERNEMENT ITALIEN ET LE GOUVERNEMENT FRANCAIS ET JE SOUHAITE QUE, FACE A CES ECHEANCES EUROPEENNES ET INTERNATIONALES A VENIR, L'ITALIE ET LA FRANCE CONTINUENT D'AGIR COTE A COTE. JE VOUS REMERCIE
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