Publié le 5 mars 1975

TOAST PRONONCE PAR M. VALERY GISCARD D'ESTAING A L'OCCASION DU DINER OFFERT PAR LE MARECHAL BOKASSA PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE BANGUI, LE 5 MARS 1975

5 mars 1975 - Seul le prononcé fait foi

TOAST PRONONCE PAR M. VALERY GISCARD D'ESTAING A L'OCCASION DU DINER OFFERT PAR LE MARECHAL BOKASSA PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE BANGUI, LE 5 MARS 1975

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=POLITIQUE EXTERIEURE= MONSIEUR LE PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, ET MADAME LA MARECHALE CATHERINE BOKASSA, JE TIENS A VOUS REMERCIER, MONSIEUR LE PRESIDENT, CHER PARENT ET AMI, DES PAROLES QUE VOUS VENEZ DE PRONONCER A L'EGARD DE MON PAYS, LA FRANCE, COMME A L'EGARD DE MOI-MEME, ET DONT J'AI PROFONDEMENT RESSENTI LA CHALEUR ET LA SINCERITE. PUIS-JE AUSSI VOUS DEMANDER, MONSIEUR LE PRESIDENT, DE TRANSMETTRE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN, C'EST-A-DIRE A CES DIZAINES DE MILLIERS DE CENTRAFRICAINES ET DE CENTRAFRICAINS QUE NOUS AVONS APERCUS TOUT A L'HEURE ENSEMBLE, L'EXPRESSION DE MA GRATITUDE POUR L'ARDEUR, POUR LA SPONTANEITE, POUR LA SIMPLICITE ET POUR L'AMITIE DE LEUR ACCUEIL. J'AI DEJA EVOQUE TOUT A L'HEURE LA VALEUR EXEMPLAIRE DES SOUVENIRS QUI UNISSENT NOS DEUX PEUPLES ET QUE VOUS VENEZ D'AILLEURS DE RAPPELER ET QUI FONT QUE CE SONT D'ANCIENS FRERES D'ARMES. CE N'EST PAS SEULEMENT DANS LE PASSE, CE N'EST PAS SEULEMENT DANS DES AFFINITES INTELLECTUELLES ET SENTIMENTALES QUE NOS RELATIONS D'AUJOURD'HUI DOIVENT PUISER LEUR SUBSTANCE, MAIS AUSSI DANS LA NECESSITE POUR NOUS DE COMBATTRE ENSEMBLE SANS ARMES, POUR UN MONDE PLUS JUSTE, D'ELABORER UNE ACTION MUTUELLE DANS TOUS LES DOMAINES DE NOTRE DEVELOPPEMENT PAR UNE COOPERATION LIBREMENT ET CONSTAMMENT CONCERTEE ET RESPECTUEUSE DE L'INDIVIDUALITE ET DE LA PERSONNALITE DE CHACUN. NOUS NOUS TROUVONS L'UN ET L'AUTRE, MONSIEUR LE PRESIDENT A VIE, CHER PARENT ET AMI, INVESTI D'UNE MISSION EXCEPTIONNELLE ET, PEUT-ETRE D'AILLEURS PARFOIS UN PEU LOURDE, QUI EST CELLE DE PRESIDER AUX DESTINEES DE NOS PAYS, DANS UN MONDE EN CONSTANTE EVOLUTION. DANS UNE PERIODE DE TRANSFORMATION RAPIDE, IL NOUS FAUT FAIRE FACE A LA FOIS A DES PROBLEMES IMMEDIATS D'ADAPTATION ET A PLUS LONGUE ECHEANCE AUX CHANGEMENTS PREVISIBLES DE NOS STRUCTURES ECONOMIQUES ET SOCIALES. CES PROBLEMES, CES GRANDS PROBLEMES, NE SE POSENT PAS PARTOUT EN TERMES IDENTIQUES. SI POUR CERTAINS, ET NOUS-MEMES, IL S'AGIT DE MAINTENIR UN CERTAIN RYTHME DE PROGRES, POUR D'AUTRES ET VOUS-MEMES, IL CONVIENT DE SURMONTER LES HANDICAPS QUI S'OPPOSENT A LEUR DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE. QU'IL ME SUFFISE D'EVOQUER ICI, DANS CETTE PARTIE DU MONDE, LA TRAGEDIE DE TOUS CEUX QUI LUTTENT POUR ASSURER, AU SENS LE PLUS ELEMENTAIRE DU TERME, LEUR SURVIE\
=POLITIQUE EXTERIEURE= EN CE QUI CONCERNE, MONSIEUR LE PRESIDENT, LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, JE SAIS QUELS SONT LES OBSTACLES QUE VOUS DEVEZ VAINCRE ET QUELLES SONT LES PRIORITES QUE VOUS AVEZ JUSTEMENT DEFINIES ET ASSIGNEES A VOTRE GOUVERNEMENT POUR ASSURER A VOTRE PAYS UN DEVELOPPEMENT HARMONIEUX. DANS UN PAYS AUX POSSIBILITES AUSSI VARIEES QUE LE VOTRE, LE PROBLEME EST CELUI DE LA MISE EN_VALEUR PROGRESSIVE DE SES RICHESSES QUI SUPPOSE D'ABORD UN EFFORT DES HOMMES. AUSSI, NE PUIS-JE MANQUER DE MENTIONNER ICI L'OPERATION BOKASSA PAR LAQUELLE, AVEC LUCIDITE ET FERMETE, AVANT D'AILLEURS QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE AIT PEUT-ETRE PRIS CONSCIENCE DES PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES AGRICOLES DE CETTE PARTIE DU MONDE, VOUS AVEZ ENGAGE LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DANS UNE ENTREPRISE PLEINE D'EFFORTS, MAIS PLEINE DE PROMESSES. C'EST GRACE-A L'EFFORT DES HABITANTS DE CE PAYS ET APRES CE QUE J'AI VU, MONSIEUR LE PRESIDENT, JE DIRAI DES FEMMES ET DES HOMMES, QUE SERONT DEVELOPPEES EN PREMIER _LIEU LES PRODUCTIONS AGRICOLES QUI CONSTITUENT LE PREALABLE AU COMPLET DEVELOPPEMENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. DANS CET EFFORT , L'AIDE QUE LA FRANCE VOUS APPORTE DEJA SERA ENCORE ACCRUE DANS LES SECTEURS OU VOTRE GOUVERNEMENT EN EXPRIMERA LE SOUHAIT. MAIS, JE N'IGNORE PAS, ET PERSONNE N'IGNORE, QUE VOTRE DEVELOPPEMENT SE HEURTE A L'OBSTACLE REDOUTABLE DE L'ENCLAVEMENT DE VOTRE PAYS ET QUE LES VOIES DE COMMUNICATION QUI VOUS RELIENT A LA MER, VOIES DE COMMUNICATION D'UN USAGE PRECAIRE ET D'AILLEURS QUE NOUS AVONS APERCUES ENSEMBLE TOUT A L'HEURE, SONT DEVENUES TRES ONEREUSES A LA SUITE DU RENCHERISSEMENT GENERAL DU COUT DES TRANSPORTS. L'INSERTION DE VOTRE PAYS DANS UN RESEAU DE COMMUNICATION LUI OUVRANT PAR L'EXTERIEUR DE MEILLEURES VOIES D'ACCES EST LE COMPLEMENT INDISPENSABLE DE VOS EFFORTS POUR LE DOTER D'UN APPAREIL MODERNE DE PRODUCTION. LA FRANCE EST BIEN CONSCIENTE, MONSIEUR LE PRESIDENT, CHER PARENT ET AMI, DE L'IMPERIEUSE NECESSITE DE CETTE ENTREPRISE. ELLE EST PRETE, POUR SA PART VOUS LE SAVEZ, A CONTRIBUER A SA REALISATION, A LA FOIS SUR-LE-PLAN BILATERAL, MAIS AUSSI EN VOUS ASSISTANT DANS LA _RECHERCHE D'UN CONCOURS INTERNATIONAL PLUS VASTE ET QUE J'ESTIME POUR MA PART DANS LE MONDE ACTUEL DISPONIBLE ET QU'IMPOSE L'AMPLEUR D'UNE TELLE TACHE. NATURELLEMENT,MONSIEUR LE PRESIDENT, VOUS ETIEZ HEUREUX TOUT A L'HEURE, COMME VOUS L'AVEZ DIT AVEC BEAUCOUP DE DELICATESSE, DE VOUS APPORTER LA CONTRIBUTION DE MON DESENCLAVEMENT PERSONNEL, MAIS ENFIN JE SOUHAITERAIS QUE CELUI-CI FUT BIENTOT COMPLET PAR UN DESENCLAVEMENT MATERIEL. \
=POLITIQUE EXTERIEURE= NOUS AVONS INSTAURE ENTRE NOUS, ENTRE NOUS PERSONNELLEMENT, PUIS ENTRE NOS GOUVERNEMENTS, UN DIALOGUE OUVERT ET CONFIANT COMME L'ONT ENCORE MARQUE LES ENTRETIENS QU'A EUS DANS NOTRE CAPITALE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA COOPERATION. C'EST A-PARTIR DE CE DIALOGUE QUE NOUS POUVONS ETABLIR LES LIGNES DIRECTRICES DE NOTRE TRAVAIL EN_COMMUN AVEC CETTE PRECISION DONT L'EVALUATION DES BESOINS EST DANS L'APPLICATION DES MOYENS QUI EST LA CONDITION DE SA VERITABLE EFFICACITE. AU-DELA DE CETTE COOPERATION BILATERALE, A LAQUELLE JE SAIS PARFAITEMENT, MESDAMES ET MESSIEURS, QUE TOUS CEUX QUI SONT ICI SONT ACQUIS, IL NOUS APPARTIENT EGALEMENT DE RASSEMBLER NOS EFFORTS EN_VUE D'UN ORDRE ECONOMIQUE MONDIAL PLUS EQUITABLE DANS LEQUEL TOUTES CES NATIONS PUISSENT ETRE ASSUREES DE TIRER DE LEURS RESSOURCES NATIONALES UN JUSTE REVENU, ET PAR LA DE DISPOSER DES MOYENS D'UN DEVELOPPEMENT EQUILIBRE ET CONTINU. UN TEL OBJECTIF NE PEUT-ETRE ATTEINT QUE PAR UN SURSAUT DE CONSCIENCE INTERNATIONAL. C'EST CE SURSAUT QUE LA FRANCE APPELLE DEPUIS LONGTEMPS ET QU'ELLE APPELLE AUJOURD'HUI SI L'ON VEUT EVITER LES AFFRONTEMENTS INUTILES. LA CONFERENCE QUI S'OUVRE APRES DEMAIN A BANGUI ET QUI RASSEMBLE, CAS UNIQUE DANS LE MONDE CONTEMPORAIN, DES CHEFS_D_ETAT DE PAYS INDUSTRIALISES ET DE PAYS EN DEVELOPPEMENT, UNIS PAR UNE VOLONTE COMMUNE DE TRAVAILLER DANS UN ESPRIT D'AMITIE ET DE SOLIDARITE, APPORTERA J'EN SUIS PERSUADE, UNE CONTRIBUTION PRECIEUSE ET PRATIQUE AU PROGRES DE CETTE GRANDE IDEE. MONSIEUR LE PRESIDENT A VIE, MON CHER PARENT ET AMI, JE ME SOUVIENS QU'UN DES SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, C'EST CETTE ETOILE DESSINEE ET EN QUELQUE SORTE JETEE AU CENTRE DU CONTINENT AFRICAIN. C'EST POURQUOI, MESDAMES ET MESSIEURS, JE VOUS INVITE MAINTENANT A LEVER VOTRE VERRE EN L'HONNEUR DU MARECHAL BOKASSA, PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, EN L'HONNEUR DE LA MARECHALE BOKASSA, A LAQUELLE JE SUIS HEUREUX DE PRESENTER, AU NOM DE MADAME GISCARD D'ESTAING ET DE MOI-MEME, MES RESPECTUEUX HOMMAGES, EN L'HONNEUR DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DE SON PEUPLE ACTIF ET AMICAL, DE SON SOL AUSSI ANCIEN QUE LA TERRE ET AU CONTINENT AFRICAIN TOUT ENTIER\

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