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Les lieux que vous allez découvrir ont trois cents ans.

L’Élysée est lié aux soubresauts de l’histoire de France, de la monarchie des rois Bourbons à la Ve République et ses Présidents. Il est connu pour être la vitrine du savoir-faire français. Quand des chefs d’État étrangers viennent au Palais présidentiel, le décor qui les entoure fait rayonner la France et ses talents.

Vestibule d'honneur

Entrée du Palais de l’Élysée, visible depuis la cour, le vestibule d’honneur est un lieu familier des Français. Un élément s’en détache : une sculpture monumentale en marbre blanc, Hommage à la Révolution de 1789, commandée par le président François Mitterrand en 1984 à l’artiste Arman. Ainsi ancrée au cœur de l’Élysée, elle rappelle le rôle fondateur de la Révolution française. 

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Escalier Murat

L’escalier Murat mène au premier étage, où se trouve le bureau du Président. Mais il est bien antérieur à l’ère présidentielle. En 1806, les propriétaires des lieux sont le prince Joachim Murat et son épouse Caroline, sœur de Napoléon Ier.. Ce sont eux qui font construire cette double volée de marches, ornée d’une rampe de plomb dorée portant des motifs impériaux : des barreaux en forme de palmes jaillissent de couronnes d’olivier et la main courante imite les feuillages. Le palier accueille aujourd’hui un bronze du sculpteur Rodin.

Salon des Tapisseries

Les tapisseries qui l’ornaient jadis ont disparu, mais la pièce a gardé ce nom trompeur, qu’elle doit aux tentures installées par Félix Faure, président de la IIIe République de 1895 à 1899.

Souvent remanié, cet espace de transition conserve sa vocation originelle, mais il a été intégralement restauré au cours de l’été 2018 pour accueillir des peintures de Simon Hantaï venues du Centre Pompidou.

Salon Napoléon III

L’Élysée garde les traces de ses 300 ans d’histoire, et porte dans ses murs le sceau de ses habitants. Le Salon Napoléon III est l’exemple de ce feuilletage historique : sur les angles du plafond, les aigles impériaux côtoient le monogramme « RF » entouré de branches d’olivier et de chêne, ce motif républicain s’étant surajouté aux symboles de l’Empire sans les effacer.

Et depuis quelques mois, une nouvelle époque, la nôtre, s’est inscrite sur les murs du Salon Napoléon III. Les tapisseries rouges ont été décrochées, restaurées, et remplacées par une décoration du XXIe siècle. Le lieu évolue, s’adapte au goût contemporain, mais garde la mémoire de ceux qui nous ont précédés.

 

Jardin d'hiver

La verrière du Jardin d’hiver rappelle qu’il fut jadis une serre, et qu’avant d’accueillir des réceptions et des conférences de presse, il abritait des plantes rares. Construit en 1881, à l’initiative du président de la IIIe République Jules Grévy, il était un passage entre l’hôtel d’Évreux et les jardins.

Comme les pièces voisines, la Salle des fêtes et le Salon Napoléon III, le Jardin d’hiver a été restauré en décembre 2018.

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Salle des fêtes

Sans doute cette salle vous paraît-elle familière. Vous l'avez probablement déjà vue en arrière-plan des vidéos d’investiture des présidents de la République ou sur les photographies des réceptions. Construite par l’architecte Eugène Debressenne et inaugurée par le président Sadi Carnot pour l’Exposition Universelle de 1889, la salle des fêtes mesure 600m2, ce qui permet au Président de la République d’y recevoir les remises de légion d’honneur et les grandes cérémonies.

La salle des fêtes ne cesse d’évoluer. En 1984, dix portes-fenêtres ont été percées côté parc pour apporter de la lumière naturelle. Quant au nouveau décor textile – fruit de la collaboration du Mobilier national, de l’agence Isabelle Stanislas et de l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (OPPIC) – il a été installé en 2019.

Le riche décor en stuc du plafond Napoléon III dévoile une iconographie à la gloire de la science. Sur les trois médaillons peints, la France soutient les avancées scientifiques d’un côté et artistiques de l’autre, thème cher aux Expositions universelles de l’époque.

 

Salon Murat

Après l’escalier Murat, voici le salon Murat. Ce salon d’apparat conçu par le maréchal est toujours orné de représentations de sa vie. Sur l’un des tableaux figure le Tibre, victorieusement franchi par Murat et sa cavalerie lors de la campagne d’Italie. L’autre montre le Rhin, surplombé par le château de Benrath, résidence de Murat. L’ensemble était complété par deux autres tableaux, qui ont disparu au XIXe siècle.

Entre les deux fenêtres qui donnent sur les jardins est peinte la colonne Trajane, construite à Rome au IIe siècle pour célébrer les victoires de l’empereur Trajan. Le tableau commémore la participation de Joachim Murat à la campagne d’Italie.

La console du salon est l’un des premiers meubles entièrement fabriqués par la Manufacture de Sèvres en 1819. Composé uniquement de porcelaine et de bronze doré, il constitue une prouesse technique. Les trois plaques de porcelaine qui l’ornent figurent les étapes de la vie des plantes : germination, oraison et fructification.

Deux événements clés du destin de la France et de l’Europe se sont déroulés dans ce salon.

Le 10 décembre 1848, il a été réquisitionné par le maire du 8e arrondissement comme bureau de vote lors des premières élections présidentielles françaises, remportées par Louis-Napoléon Bonaparte.

C’est également dans ce salon qu’est signé en janvier 1963 le traité de l’Élysée entre le président Charles de Gaulle et le chancelier Adenauer, acte fondateur de la réconciliation franco-allemande après la Seconde Guerre mondiale.

 

Salon des Aides de camp

A l’origine, ce salon était destiné à accueillir les aides de camp, jeunes officiers dévoués à un général qui transmettaient les ordres de mission sur les champs de bataille. Joachim Murat, par exemple, fut aide de camp de Napoléon Bonaparte avant d’épouser sa sœur Caroline, et de devenir le propriétaire de ce palais.

 Le salon est désormais dédié à l’accueil des invités.

Bien que restauré au XIXe siècle, il a conservé presque intact son décor des années 1720, à l’époque du comte d’Évreux, aux boiseries ornées de masques féminins et aux trumeaux de glace à trophées. Seuls les dessus-de-porte sont un ajout plus tardif, commandé par l’empereur Napoléon III en 1859 au peintre Charles Landelle. Ils représentent des allégories des éléments : l’eau, la terre, le feu et l’air ainsi que la paix et la discorde.

Le décor de ce salon a été intégralement restauré au cours de l’été 2018 et l’aménagement revu avec l’aide du Mobilier national pour mieux répondre à sa fonction. L’ensemble de salon dessiné par Thierry Lemaire y trouve toute sa place.

 

Salon des ambassadeurs

Le Salon des ambassadeurs accueille chaque semaine le Conseil des ministres. Tous les mercredis à 10h, le Président et le Premier ministre réunissent ici les membres du gouvernement pour une séance de travail. Le Président et le Premier ministre sont assis de part et d’autre de la grande table ovale, face à face, tandis que les ministres les entourent, par ordre protocolaire.

Mais avant d’être le cadre du Conseil des ministres, ce salon accueille traditionnellement la remise des lettres de créance des ambassadeurs étrangers, d’où son nom.

Suivant l’usage introduit par le président Mac Mahon puis officialisé par la Constitution, le Président de la République doit en effet valider la nomination d’un ambassadeur étranger en France et signer une lettre de créance.

Entre tradition et modernité, le décor de boiseries du XVIIIe siècle sert d’écrin à un tableau abstrait de Geneviève Asse, intitulé Atlantique, artiste d’origine bretonne qui marie les déclinaisons de bleu pour évoquer la lumière sur l’eau.

 

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Salon Pompadour

Ayant acquis l’hôtel d’Évreux en 1753 sur ses propres deniers, la marquise de Pompadour, favorite du roi Louis XV, accueille ses amis dans cette chambre de parade, espace de réception distinct de l’espace plus intime de sa chambre à coucher.

De nos jours, le Président de la République y accorde certaines audiences, et y donne exceptionnellement des dîners. C’est ici qu’ont été réunis les chefs d’État européens le 18 novembre 1989, quelques jours seulement après la chute du mur de Berlin, et que s’est repensé l’équilibre européen au sortir de la Guerre froide qui avait divisé notre continent.

Le décor des boiseries date de la construction de l’hôtel d’Évreux, soit du XVIIIe siècle, contrairement aux dessus-de-porte du Second Empire. Ils représentent quatre déesses de la mythologie romaine : Diane, déesse de la chasse, endormie, couronnée du croissant de lune ; Junon, épouse de Jupiter, tenant le sceptre, accompagnée d’un paon ; Minerve, déesse de la guerre et de la sagesse, armée d’une lance et d’un bouclier ; Vénus, déesse de la beauté, tenant un miroir.

Sur ces boiseries anciennes se sont surimposées des œuvres d’art modernes qui réinventent le décor : en ce moment, deux sculptures de Pablo Picasso répondent à la tapisserie du plasticien Yaacov Agam.

 

Salon des Portraits

Sous le Second Empire, huit portraits de grands souverains européens contemporains de Napoléon III remplacèrent les portraits de la famille impériale installés par Joachim Murat, précédent occupant de l’hôtel d’Évreux et beau-frère de Napoléon Ier :

- le pape Pie IX

- l’empereur François-Joseph d’Autriche

- le roi Victor-Emmanuel d’Italie

- le tsar Nicolas Ier, empereur de Russie

- la reine Victoria du Royaume-Uni,

- le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse (ancien État du nord-est de l’Allemagne)

- la reine Isabelle II d’Espagne

- le roi Guillaume Ier de Wurtemberg (ancien État du sud-ouest de l’Allemagne).

 

Ce décor a été réalisé pour Napoléon III qui y tenait ses conseils des ministres. Il accueille aujourd’hui les repas officiels de format réduit.

 

Ce salon a retrouvé son lustre d’antan grâce à une campagne de restauration menée à l’automne 2019 : en plus de la peinture et de la dorure des lambris, l’électrification a été mise aux normes et modernisée.

Salon Cléopâtre

Il doit son nom à une tapisserie représentant la rencontre d’Antoine et Cléopâtre, d’après un dessin de Charles Natoire, qui y fut exposée jusqu’en 2019. À la place du coup de foudre  entre l’empereur romain et la reine égyptienne, vous pouvez désormais contempler une tapisserie dessinée par Yves Oppenheim, qui associe non moins de 173 couleurs.

Mais le souvenir d’une deuxième femme de pouvoir y flotte, car cette salle, fut aussi le cabinet de toilette de la marquise de Pompadour.

Comme le Salon des portraits, ce salon est intégralement restauré à l’automne 2019.

Salon de la Cartographie

Le Salon de la Cartographie se trouve dans l’aile est de l’hôtel d’Évreux. Comme la plupart des salles, le Salon de la Cartographie a connu plusieurs vies. Sous Napoléon III, il est décoré par un ensemble de tapisseries détaillant la carte de la forêt de Compiègne. C’est de là qu’il tient son nom.

Transformation radicale au début des années 1970 : le président Georges Pompidou fait appel à l’artiste cinétique Yaacov Agam pour redécorer le salon. Les murs et le plafond sont alors recouverts de dizaines de morceaux de verre de couleurs différentes. Pour le voir de vos propres yeux, il faudra vous rendre au Centre Pompidou, qui les conserve aujourd’hui.

Le président Emmanuel Macron et son épouse madame Brigitte Macron y introduisent aussi des créations contemporaines. Le tapis Les Javels de Julien Gardair, aux couleurs travaillées à l’eau de javel, a été réalisé en 2006, et répond aux œuvres de Victor Vasarely et de Jean Degottex par un jeu de tonalités noires et or. Le couple Macron souhaite ainsi mettre en valeur dans ce lieu unique le travail et le talent d'artistes français ou attachés à la France.

 

Salon des Fougères

Le Salon des Fougères est le bureau de Madame Brigitte Macron, là où elle travaille ses dossiers et reçoit ses visiteurs.

Il doit son nom aux motifs de son tissu, créé initialement pour la chambre du roi Louis XVI à Compiègne, et choisi par le président Valéry Giscard d’Estaing, dont les goûts en matière de décoration se portaient vers le style XVIIIe.

 

Bibliothèque Napoléon III

Cette pièce nous est familière. Son image a longtemps trôné dans nos mairies, à l’arrière-plan des portraits officiels de quatre présidents de la Ve République : Charles de Gaulle, Georges Pompidou, François Mitterrand et Nicolas Sarkozy. Mais si l’on remonte dans le temps, ce fut d’abord une chambre. La princesse Caroline Murat, ainsi que son frère l’Empereur Napoléon Ier ou le duc de Berry, neveu de Louis XVI, ont dormi ici. Napoléon III en fait une bibliothèque en 1860. Elle a ensuite servi de bureau pour certains présidents de la IVe République, ou encore de fumoir pour le président Georges Pompidou. Le président Valéry Giscard d’Estaing lui redonne sa forme antérieure et refait de cette pièce la bibliothèque pensée par Napoléon III.

Aujourd'hui, les rayonnages de la bibliothèque côtoient un tableau de Nicolas de Staël, introduit à l'Élysée par Georges Pompidou.

 

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Salle à manger Paulin

Ici, pas de dorure, pas de boiserie, pas de tapisserie : cette salle n’est pas comme les autres ! Elle porte la marque d’un président de la Ve République, Georges Pompidou, qui la fit redécorer au début des années 1970 par le designer Pierre Paulin.

La structure aux murs est constituée de 22 éléments en polyester moulé et d’un ensemble mobilier en aluminium recouvert du même matériau qui fut utilisé pour les cabines de la fusée Apollo.

Le lustre magistral, unique en son genre, est formé par 9000 tiges et billes de verre placées devant un plafond réflecteur.

Un triptyque d'Alfred Manessier vient aujourd'hui épouser l'arrondi de la salle à manger et réveiller l'ensemble par ses couleurs vives.

 

Salon d'argent

Pour savourer l’atmosphère du salon d’argent, il faut connaître celle qui l’a commandé : la princesse Caroline Murat, sœur de Napoléon Ier. Tombée amoureuse de Joachim Murat, aide de camp de son illustre frère, elle l’épouse et s’installe avec lui en 1805 dans cet hôtel particulier qu'ils restaurent ensemble.

Cette pièce était le boudoir de la princesse, un cabinet privé dans lequel elle se retirait. Les boiseries dorées à l’or blanc, les bronzes et le mobilier créent une atmosphère intime. La soie du mobilier était rouge à l’origine, avant de devenir parme en 1813.

Inchangé depuis cette période, ce décor a été le témoin d’événements historiques :

• C’est ici même que l’empereur Napoléon Ier signe son abdication après la défaite de Waterloo en 1815, avant son départ en exil à Sainte-Hélène. Un fac-similé de cet acte qui scelle la fin de l’Empire est exposé sur le bureau.

• Plus de 30 ans plus tard, c’est son neveu, le président Louis-Napoléon Bonaparte qui prépare ici son coup d’État du 2 décembre 1851. Après avoir abrité la chute du Premier Empire, cette pièce voit renaître le Second Empire.

• Le troisième événement est d’ordre différent mais tout aussi marquant dans l’histoire des chefs d’État français : en 1899, le président de la IIIe République Félix Faure est pris d’un malaise mortel lors d’une entrevue avec sa maîtresse Marguerite Steinheil.

 

Palier des huissiers

Le Palier des huissiers se trouve à côté du bureau du Président. Si vous avez rendez-vous avec lui, vous passez obligatoirement par ce palier où les hommes d’armes, chargés de contrôler l’accès au bureau présidentiel, vous indiqueront probablement l’antichambre où vous pourrez l’attendre.

Le tapis de 4,80 mètres de diamètre donne une touche de modernité à ce lieu de passage. Son motif est dû à l’artiste Christian Jaccard. Sa technique de dessin a ceci de particulier qu’il n’utilise pas des pinceaux, mais des outils comme du papier froissé, un ruban, des cordes et surtout des nœuds. Il crée ainsi des motifs d’entrelacs infinis, qui rappellent, comme ici, la forme d’un système nerveux.

 

Antichambre

L’antichambre est le lieu où attendent les visiteurs du Président de la République ou du secrétaire général. Si vous avez rendez-vous avec le Président et qu’il a un peu de retard, tant mieux, vous aurez le temps de regarder les deux tapisseries qui décorent le lieu. Elles sont tissées d’après une œuvre de Matisse intitulée Polynésie : l’une représente les animaux du ciel et l’autre ceux de la mer. On reconnaît l’intérêt de l’artiste pour les techniques du découpage, du collage et de l’assemblage. 

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Salon vert

Ce salon doit son nom à la couleur vert pâle de ses boiseries. Bien qu’elles reprennent le style Louis XV, elles datent du Second Empire.

Il se trouve à côté du bureau du Président de la République. Au cours de la longue histoire de ce palais, le Salon vert a parfois servi à accueillir le Conseil des ministres. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Autour de cette imposante table se tiennent aujourd’hui des réunions du Président avec ses conseillers sur les lois qui contribuent à transformer notre pays, avec son chef de cabinet pour organiser ses futurs déplacements ou encore avec sa plume, le conseiller en charge d’écrire les discours, pour travailler sur ses prises de parole.

 

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Salon doré

Le Salon doré est au cœur de l’Élysée : tant sur le plan géographique, car il est littéralement au centre du palais, que symbolique, car il s ‘agit du bureau historique du Président de la République.

C’est ici même que travaillait le Général de Gaulle, premier président de la Ve République. L’ameublement a évolué sous l’impulsion de l’actuel président, Emmanuel Macron, qui y travaille et reçoit chaque jour. Le bureau d’époque Louis XV utilisé par le général de Gaulle et tous ses successeurs, y compris le président Macron au début de son quinquennat a aujourd’hui laissé place à un bureau de Thierry Lemaire.

Tous les présidents de la Ve République ont fait de ce salon leur bureau officiel. Tous, à une exception près : monsieur Valéry Giscard d’Estaing avait souhaité installer son lieu de travail dans un bureau voisin.

Une autre personne occupa ce bureau jadis, bien avant les présidents de la Ve République. Un indice ? Au-dessus des portes apparaissent les lettres « NE » comme Napoléon III et l’impératrice Eugénie, à l’origine de ce décor inchangé depuis 1861.

Comme les autres pièces de ce palais, le décor ancien est orné d’œuvres plus contemporaines. Ici, un tableau de Pierre Soulages.

 

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Parc

Conçu entre cour et jardin, l’hôtel d’Évreux possède un parc de près de deux hectares dont l’aspect actuel est le même qu’au XVIIIe siècle, dans le style alors très en vogue des jardins à l’anglaise.

Il se compose d’une pelouse incurvée, bordée de massifs fleuris et d’arbres dont certains culminent à 40 mètres. La perspective, animée par un bassin et un jet d’eau, est fermée par la fameuse grille du coq. Au total, ce sont plus de 100 espèces d’arbres et arbustes qui y sont représentées, 100 variétés de rosiers et 30 variétés de rhododendrons.

La terrasse accueille parfois des déjeuners ou dîners de travail du Président de la République. Les jardins servent quant à eux à recevoir les Français pour des événements nationaux.

Le 16 juillet 2018 par exemple, ces pelouses étaient foulées par des centaines d’enfants réunis par le président Emmanuel Macron pour accueillir les Bleus victorieux.

Exemple récent : le 16 juillet 2018 ces pelouses étaient piétinées par des centaines d’enfants réunis par le Président Emmanuel Macron pour accueillir les Bleus victorieux!