Publié le 25 mars 2006

Message de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la lutte contre le cancer, le 25 mars 2006.

Message de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la lutte contre le cancer, le 25 mars 2006.

25 mars 2006 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président, Cher Henri Pujol,
Mesdames, Messieurs,
Lutter contre le cancer, ce n'est pas seulement traiter une maladie. C'est accompagner des femmes et des hommes, ainsi que leurs proches, durant et après le traitement. C'est changer les regards sur la maladie et sur les personnes malades. C'est redonner espoir. Tel est le magnifique défi que porte la Ligue contre le Cancer.
La richesse de la Ligue, ce sont ses bénévoles. Grâce à leur expérience, grâce à leurs convictions, grâce à leur engagement et sous votre impulsion, Monsieur le Président, la Ligue est devenue le premier artisan de ce changement des mentalités. La réussite de ce week-end d'inauguration de la Semaine nationale de lutte contre le cancer en apporte une nouvelle fois la preuve.
Première cause de mortalité prématurée en France, le cancer est une maladie que nous devons combattre. C'est pour cela que j'ai souhaité placer au coeur de mon mandat une mobilisation nationale contre le cancer. Elle vise à mieux prévenir, dépister et guérir. Elle a aussi pour ambition essentielle de renforcer la solidarité de la Nation à l'égard des personnes malades durant leur maladie comme après la guérison. C'est tout le sens de la généralisation des consultations d'annonce et du soutien psychologique, de l'amélioration de la prise en charge de la douleur, de l'attention portée à tout ce qui peut améliorer la vie des personnes confrontées aux conséquences de la maladie ou des traitements. C'est aussi le sens de l'accompagnement des patients dans leur réinsertion sociale et professionnelle et dans leur accès au crédit et à l'assurance, que nous devons encore renforcer. C'est le sens, également, de la création de l'Institut national du cancer qui a vocation à être la maison des chercheurs, des soignants, des malades et des proches.
Car la solidarité de la Nation doit aussi s'exprimer envers les proches. Trop souvent, l'entourage a le sentiment d'être démuni face à la maladie, d'être mal informé, peu soutenu dans son rôle pourtant essentiel. Il faut aujourd'hui mieux prendre en compte les besoins des proches : besoin d'un soutien lors du diagnostic, avec le dispositif d'annonce généralisé étendu aux proches £ besoin de temps notamment auprès d'un enfant malade, avec la réforme de l'allocation de présence parentale £ besoin d'information également. Aider les proches est au coeur de votre combat. Je sais l'implication des associations et de la Ligue en la matière.
Aujourd'hui le regard sur le cancer évolue. C'est l'une des réussites de la mise en oeuvre du Plan Cancer, lancé il y a déjà trois ans, et dont nous pouvons être fiers. J'aurai très prochainement l'occasion de m'exprimer sur ces trois années d'action, mais aussi et surtout de proposer les nouvelles impulsions pour l'avenir. Si les choses ont changé depuis trois ans, beaucoup reste à faire.
Vous avez placé la Semaine nationale de Lutte contre le cancer sous le signe de l'action et de la mobilisation. Mobilisation des pouvoirs publics, des professionnels, des associations, autant que de l'ensemble de nos concitoyens.
Je veux aujourd'hui vous témoigner toute ma gratitude pour votre détermination. C'est ensemble que nous réussirons à faire reculer le cancer et, un jour prochain, à le vaincre.
Je vous remercie pour votre engagement et votre enthousiasme. Vous pouvez compter sur ma détermination à vos côtés.

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