Publié le 2 mars 2003

Allocution de M. Jacques Chirac, Président de la République, à l'occasion de la remise du sceau du Dey d'Alger aux autorités algériennes, Alger le 2 mars 2003.

Allocution de M. Jacques Chirac, Président de la République, à l'occasion de la remise du sceau du Dey d'Alger aux autorités algériennes, Alger le 2 mars 2003.

2 mars 2003 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président, et cher ami,
En répondant à votre invitation, en effectuant cette première visite d'Etat d'un Président français en Algérie depuis l'indépendance, j'ai conscience d'ouvrir avec vous un chapitre nouveau de notre histoire commune, le chapitre de la confiance, de l'estime, du respect mutuel, de l'amitié et de la solidarité. Et ce moment exceptionnel, j'ai essayé de le concrétiser dans un geste qui soit un peu hors du commun : le retour à Alger du sceau du Dey Hussein Pacha.
Donnant force de loi aux décisions et traités du Dey d'Alger, ce sceau symbolisait le pouvoir.
Orné de versets du Coran, ce précieux pendentif d'argent et de cornaline avait été remis le 5 juillet 1830 au Maréchal de Bourmont, qui commandait les forces françaises.
Nous savons les conséquences de ces événements de 1830 sur notre destinée commune. Ils marquèrent un tournant dans notre relation à la fois si complexe, si riche, si douloureuse et, finalement, tragique. Mais ce temps appartient désormais à l'histoire.
Et le retour de ce symbole de souveraineté à l'Etat algérien vient sceller, dans l'esprit, les retrouvailles entre nos deux pays, entre nos deux peuples, ce nouvel élan dans nos relations, cette volonté de l'Algérie et de la France d'être solidaires, de se rejoindre pour avancer ensemble sur les chemins de l'avenir.

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