Publié le 3 février 1998

Allocution de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la formation des pilotes de l'armée de l'air et la réussite de la professionnalisation, Cognac le 3 février 1998.

Allocution de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la formation des pilotes de l'armée de l'air et la réussite de la professionnalisation, Cognac le 3 février 1998.

3 février 1998 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Ministre,
Mon Général,
Mon Colonel,
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais tout d'abord vous dire le plaisir que le Ministre de la Défense et moi-même avons pris à visiter cette base. C'était la première fois que nous venions, nous la connaissions bien de réputation, pour sa qualité, qui est connue, mais naturellement le contact direct a été pour nous extrêmement instructif, intéressant et j'ajouterai, mon Colonel, agréable.
Je voudrais donc en remercier chacune et chacun d'entre vous.
Je voudrais d'abord rendre un hommage particulier à celles et ceux qui enseignent leur métier aux futurs pilotes, qui transmettent leur savoir aux jeunes dans des conditions qui font certainement de notre pays l'un de ceux qui assument le mieux cette formation et j'ai été impressionné, de ce point de vue, par ce que j'ai vu.
J'ai été également impressionné par la façon dont la professionnalisation s'est mise en place. Je crois beaucoup à la nécessité pour notre armée de se professionnaliser, de façon à être mieux inscrite dans les exigences de notre défense et dans la sauvegarde de nos responsabilités et de notre rang dans le monde.
On pouvait s'interroger, quand la décision a été prise, sur l'aptitude des armées à assumer ce changement, avec les conséquences que cela ne manquerait pas d'avoir, conséquences de toute réforme, naturellement, qui modifie les choses, et puis adaptation nécessaire qui implique souvent des contraintes pour les uns ou pour les autres.
Je dois dire que cette professionnalisation se déroule bien jusqu'ici, et Cognac en donne, sans aucun doute un bon exemple, et je voudrais en féliciter l'armée de l'Air.
Nous avons été également impressionnés par la bonne intégration, je dirais même l'excellente intégration, des militaires techniciens de l'air. C'est une des conséquences de la professionnalisation que la création de ce corps et son développement. Il s'agit de jeunes gens, garçons ou filles, qui exercent leur premier métier et qui, ici, semblent l'exercer dans un environnement motivant, responsable, ouvert, sympathique et de cela aussi je tiens à féliciter tous ceux qui assument cette responsabilité de recrutement, de formation et de suivi de ces militaires techniciens.
J'ai également été frappé par l'importance du rôle des personnels civils, que je voudrais également saluer et, d'après ce qui nous a été dit, par l'excellence de l'accueil qui leur a été réservé, ce qui naturellement est important pour créer cette solidarité nécessaire pour un corps important et qui assume de lourdes responsabilités.
Tout cela me conduit, Monsieur le Ministre, mon Général, à une vue optimiste de la mise en oeuvre de la professionnalisation de l'armée de l'Air, bien entendu, mais au-delà de l'armée de l'Air, de nos armées. Je voudrais donc remercier et féliciter tous ceux qui assument ces responsabilités et leur dire ma confiance dans l'aptitude de notre pays à avoir demain, c'est-à-dire dans les prochaines années, une armée à la fois compétente, motivée, bien équipée et apte à assumer les missions qui sont les siennes, c'est-à-dire la défense de notre pays, mais aussi de nos intérêts dans le monde et du maintien de la place politique de la France dans ce monde de demain.
Alors à toutes et à tous, car vous avez toutes et tous votre place dans cet effort, je voudrais simplement dire : merci.

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