Publié le 19 juillet 1995

Réponse de M. Jacques Chirac, Président de la République, à la lettre de M. Rémi Parmentier, Président de Greenpeace France, sur sa décision de reprise des essais nucléaires, Paris le 19 juillet 1995 (voir la réponse de M. Parmentier sur la microfiche no 95-7-0007).

Réponse de M. Jacques Chirac, Président de la République, à la lettre de M. Rémi Parmentier, Président de Greenpeace France, sur sa décision de reprise des essais nucléaires, Paris le 19 juillet 1995 (voir la réponse de M. Parmentier sur la microfiche no 95-7-0007).

19 juillet 1995 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président,
- Je vous remercie de votre lettre du 18 juillet sur la question des essais nucléaires, qui a retenu toute mon attention.
- Comme vous le savez, les très larges consultations auxquelles j'ai procédé depuis ma prise de fonctions ont montré qu'une ultime série d'essais nucléaires, strictement limitée en nombre et dans le temps, était nécessaire pour permettre à notre pays de disposer en toutes circonstances de la force de dissuasion fiable et sûre qui garantit la protection de ses intérêts vitaux.
- Cette dernière campagne apportera à la France des données scientifiques et techniques indispensables pour s'engager sur la voie de la simulation et se dispenser ainsi de nouveaux essais à l'avenir.
- Cette décision est pleinement compatible avec les obligations internationales contractées par notre pays et lui permettra en particulier de se joindre, avant la fin de l'année 1996, à la conclusion du traité d'interdiction complète des essais nucléaires. J'ai marqué très clairement l'engagement de la France sur ce point.
- J'ai donné par ailleurs toutes les instructions nécessaires pour que des missions scientifiques puissent se rendre sur place afin de s'assurer de l'innocuité totale de nos essais, tant pour les populations que pour l'environnement de la région.
- Plus largement, il me parait essentiel de maintenir sur cette question un véritable dialogue, seul à même d'éviter les malentendus et les réactions qui peuvent en résulter. C'est dans cet esprit de dialogue que je vous suggère de prendre contact avec M. Charles Millon, ministre de la défense, qui pourra vous apporter tous les éclaircissements nécessaires.
- Je vous prie d'agrée, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.\

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