Publié le 1 mars 1990

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de son déplacement en Seine-Maritime à la suite de la tempête, Fécamp le 1er mars 1990.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de son déplacement en Seine-Maritime à la suite de la tempête, Fécamp le 1er mars 1990.

1 mars 1990 - Seul le prononcé fait foi

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Je remercie quand même Frédérique Bredin, madame le maire, de ses paroles de bienvenue.
- Comme tous les Français j'ai appris chaque jour la série de catastrophes qui frappaient le pays et particulièrement cette région et j'ai décidé comme cela, disposant de quelques heures dans cet après-midi ou bien les prenant sur mon emploi du temps, ce qui n'était pas très difficile à côté de ce que vous vivez, d'aller visiter, d'aller voir quelques-uns des endroits particulièrement frappés.
- Pourquoi suis-je d'abord venu à Fécamp ? Non seulement vous avez connu des dégats matériels importants, mais encore la situation des marins-pêcheurs et donc la situation de ce port et donc la situation de cette ville est en péril. Alors, j'ai voulu d'abord comme vous l'avez fort bien expliqué montrer ma solidarité. Maintenant, vous me direz la solidarité cela ne suffit pas et c'est en rencontrant ceux qui vivent cette vie difficile surtout par temps de tempête, c'est en les rencontrant et en les écoutant que l'on apprend beaucoup mieux qu'avec un dossier comment se posent les problèmes de la vie quotidienne. Vous m'avez parlé déjà, vous avez bien voulu m'exposer, monsieur, l'état d'une question qu'il est difficile de régler mais à laquelle je vous garantis que je vais m'appliquer. De toutes manières et le ministre de la mer est ici présent, nous en tirerons très vite quelques conclusions positives.
- Vous avez parlé des sémaphores, je n'ai pas besoin de convaincre longuement le ministre de la défense et la marine française, je leur ai demandé de le faire et ils le feront. J'imagine bien la somme de labeur et de peine que représentent la vie et le travail de ceux d'entre vous qui vont en mer ou bien qui n'y peuvent pas aller comme c'est le cas aujourd'hui, les inquiétudes de leur foyer, le manque à gagner surtout quand on n'a pas grand chose. Alors, je vais apporter à Fécamp mais particulièrement aux marins-pêcheurs le témoignage du pays. Je n'en dirai pas davantage sinon qu'en dépit des circonstances douloureuses qui ont provoqué ma visite, malgré tout je suis très heureux de vous voir, de vous connaître, de vous entendre et je forme le souhait de vous revoir dans d'autres circonstances après que l'on ait réglé, comme je l'espère, les dossiers qui peuvent l'être.
- Merci chers amis qui êtes là, merci à Fécamp. Merci Frédérique Bredin et à plus tard.\

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