Publié le 6 mai 1988

Intervention de M. François Mitterrand, Président de la République et candidat à l'élection présidentielle de 1988, à Antenne 2, FR3 et France-Inter le 6 mai 1988, sur le rassemblement et la démocratie.

Intervention de M. François Mitterrand, Président de la République et candidat à l'élection présidentielle de 1988, à Antenne 2, FR3 et France-Inter le 6 mai 1988, sur le rassemblement et la démocratie.

6 mai 1988 - Seul le prononcé fait foi

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Françaises, Français,
- Depuis le premier jour de la campagne présidentielle, je vous ai appelés à vous rassembler pour donner à la France toutes ses chances dans les compétitions internationales qui l'attendent.
- De son unité dépend son avenir, mais l'unité n'est pas la confusion. Pour un pays comme le nôtre, seule la démocratie, ses lois et ses principes de liberté, d'égalité et de respect des autres, vous permettront de vivre en paix, de travailler pour le progrès de notre société, de garantir la justice et la protection sociale, de perpétuer et d'approfondir le dialogue permanent auquel je vous convie. Et seule, la démocratie, fidèle à elle-même, vous permettra au-delà de vos préférences politiques de vous retrouver ensemble attachés, chacun à sa manière, à la grandeur de la patrie que nous aimons.
- Bien entendu, il y aura ceux qui s'y refuseront emportés par l'intolérance et l'esprit partisan. Nous n'en serons pas moins très nombreux à nous mettre en marche pour la France unie, dès que le 8 mai, après demain, nous pourrons aborder la nouvelle période de notre histoire qui s'ouvre devant nous.
- Je n'ai pas voulu prendre part aux polémiques excessives ni aux attaques personnelles qui après le premier tour de scrutin, ont tenté de détourner votre attention des véritables choix qui intéressent notre pays. Ce n'est pas parce qu'on arrive à quelques jours d'une échéance importante qu'il faut perdre la tête. Je pense qu'il est temps de réapprendre le langage du coeur et de la raison.
- Mes chers compatriotes, vous avez accompli depuis sept ans un énorme effort pour que la France soit en mesure de tenir son rang dans le monde. Cela n'est pas allé, cela ne va jamais, sans peine. J'ai pesé de tout le poids de ma fonction, la plus haute de l'Etat, pour que nous traversions dans l'intérêt commun cette époque troublée. Je continuerai d'agir dans le même esprit, avec la même volonté et la même détermination pour que les Français, pour que vous rassembliez vos forces.
- A vous, à vous d'en décider.
- Vive la République,
- Vive la France.\

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