Publié le 13 septembre 1987

Discours de M. François Mitterrand, Président de la République, lors du championnat de France de labour, à Cosne-sur-Loire dans la Nièvre, dimanche 13 septembre 1987.

Discours de M. François Mitterrand, Président de la République, lors du championnat de France de labour, à Cosne-sur-Loire dans la Nièvre, dimanche 13 septembre 1987.

13 septembre 1987 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président,
- Il y a quelques temps, j'étais chez vous dans le Cantal. Bien que vous soyiez vous aussi d'un peu partout puisque vous présidez l'activité des jeunes agriculteurs de France, voici que vous êtes, comment dirais-je, un peu chez nous dans la Nièvre où je reviens toujours avec un grand plaisir. J'y retrouve mes amis, et bien au-delà de mes amis personnels, ce peuple nivernais dont je connais les qualités.
- J'ai donc tenu à répondre à votre invitation. Ce championnat de France, ces championnats de France, ont une signification symbolique qui dépasse la belle justification d'hommes au travail et qui montre leurs qualités. Cette force symbolique tient au métier du paysan, de l'agriculteur, et est-il plus fort symbole que celui du laboureur ? Sans doute est-il beaucoup d'autres spécialités, beaucoup d'autres métiers dans l'agriculture. L'agriculture est très diverse et l'on pourrait beaucoup dire sur chacun de ces métiers, je pense en particulier aux éleveurs, aux éleveurs nivernais. Mais le laboureur reste encore aujourd'hui, et je l'espère pour longtemps, celui qui marque le geste à travers toute l'histoire de l'humanité ou du moins depuis que l'humanité a commencé de maîtriser ses techniques et de maîtriser son destin. Le laboureur, c'est celui que nous venons célébrer aujourd'hui pour dire tous nos voeux à l'agriculture française.
- Ce n'est le moment - il faut commencer le concours - ni de faire des discours, ni de se lancer dans des considérations générales mais nous en parlerons puisque nous aurons la durée du repas et que d'autre part nous allons visiter l'exposition si vaste et si bien organisée que nous apercevons d'ici. Alors, messieurs les champions, vous qui allez concourir, qui avez déjà passé tous les éliminatoires, qui êtes là pour la finale, à qui faire des voeux ? A aucun d'entre vous en particulier, je crois que la formule consacrée, c'est que le meilleur gagne, mais même celui qui ne sera pas consacré le meilleur sera l'un des tout meilleurs de France. Je vous l'assure, c'est une noble fonction, et je la souhaite à beaucoup d'autres, dans tous les milieux et dans toutes les professions. Bon courage et bon travail. Merci pour votre accueil et bonne chance à l'agriculture française.\

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