Publié le 27 novembre 1985

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée à Orly pour une visite d'Etat en France de Sa Majesté Hassan II, Roi du Maroc, mercredi 27 novembre 1985.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée à Orly pour une visite d'Etat en France de Sa Majesté Hassan II, Roi du Maroc, mercredi 27 novembre 1985.

27 novembre 1985 - Seul le prononcé fait foi

Télécharger Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée à Orly pour une visite d'Etat en France de Sa Majesté Hassan II, Roi du Maroc, mercredi 27 novembre 1985. - PDF 106 Ko
Majesté,
- Nous sommes heureux de vous accueillir sur le sol de France. C'est je crois la troisième visite d'Etat que vous accomplissez dans notre pays. Vous y venez beaucoup plus souvent mais par amitié et je crois que notre pays est connu de vous profondément. Au cours de ces quelques jours, nous aurons l'occasion de traiter des problèmes qui touchent à nos intérêts respectifs par nos relations bilatérales, j'en parlerai ce soir lors de la réception officielle au Palais de l'Elysée, et sur le -plan mondial, car le Maroc et la France ont un rôle à remplir, ils le remplissent et il leur faut à tout moment, aussi bien dans les régions où ils se trouvent que par -rapport aux problèmes qui se posent sur la terre là où il y a confrontation, conflit, antagonisme, jouer le rôle de puissances dont les racines plongent dans l'histoire, que l'expérience a nourries et qui connaissent le poids de leurs responsabilités. Votre personne est très connue des Français, votre action aussi, après celle de votre illustre père. Tant d'événements se sont produits qui auraient pu nous séparer et qui finalement nous ont réunis tant ils ont été dominés par la sagesse des responsables. J'espère que vous sentirez par l'accueil qui vous sera donné la sympathie et l'amitié de la France pour votre peuple et pour vous-même. J'étais chez vous dans une visite d'Etat il n'y a pas si longtemps et j'avais pu apprécier l'effort du peuple marocain. J'avais assisté à l'un des grands spectacles que peuvent offrir les travaux d'envergures comme ceux que vous m'avez montrés et qui sont le témoignage d'une vitalité constamment renaissante, le Maroc en marche vers l'avenir et qui épouse les problèmes du temps présent. Oui, je le répète soyez le bienvenu Sire. Votre famille je suis heureux de la saluer, votre présence Altesse, votre famille, les Princes que j'ai eu la joie de rencontrer et de connaître, tous représentent pour nous Français comme ils représentent aussi bien dans votre pays que dans l'ensemble du Maghreb, du monde arabe, de l'Afrique, comme vous avez su l'exprimer dans les enceintes internationales, un facteur d'équilibre auquel la France attache le plus grand intérêt, mais nous n'en sommes pas aux discours qui salueront jusqu'au dernier soir l'honneur qu'éprouve mon pays à vous recevoir, nous en sommes aux paroles de bienvenue et d'amitié, recevez-les Majesté comme je les exprime c'est-à-dire avec le sentiment d'une amitié solide, durable et qui éclaire les relations du Maroc et de la France depuis longtemps.\

Voir tous les articles et dossiers