Publié le 12 septembre 1985

Message de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'inauguration de l'exposition "Biologie au service de l'homme au Palais de la Découverte, Paris le 12 septembre 1985.

12 septembre 1985 - Seul le prononcé fait foi

Message de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'inauguration de l'exposition "Biologie au service de l'homme au Palais de la Découverte, Paris le 12 septembre 1985.

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La Fondation pour la recherche médicale vient d'accomplir un effort grâce auquel les Français vont mieux comprendre l'ingéniosité des chercheurs et des médecins, leur acharnement pour faire reculer, jour après jour, la maladie et la souffrance. Quel plus bel idéal que de mobiliser l'intelligence humaine pour guérir les hommes ?
- Je souhaite que l'Europe montre l'exmple dans ce domaine. Comment l'Europe peut-elle avoir un avenir si elle n'a pas de grands projets, et d'abord pour la santé des hommes !
- Sur ma proposition, le Conseil européen a décidé de lancer au plus vite un programme d'action concertée contre le cancer. Ce programme pourrait s'appeler EURESPOIR. Il porterait bien son nom : il s'agit d'échapper, autant qu'il est possible, à la fatalité, d'augmenter, année après année, le taux des guérisons. Tous ensemble, nous avons les moyens de gagner.
- La France a confiance dans son système de santé. Elle en est fière. Elle sait qu'il est l'un des meilleurs du monde. Mais les inégalités devant la santé demeurent, même si notre pays est mieux placé que d'autres, même si notre système de protection sociale permet à chacun, quel que soit son niveau de revenu, d'accèder aux techniques médicales les meilleures. L'accès de tous à la connaissance des données de la biologie, des règles de fonctionnement, devrait permettre de réduire les trop grands écarts entre l'espérance de vie des ouvriers et celle des professions plus privilégiées.
- Nous voici aujourd'hui, marqués à la fois par "la puissance et la fragilité" confiants dans le développement des sciences et des techniques, mais attachés plus que jamais à la dimension humaine de la médecine. Sans la chaleur, sans la considération, c'est toute une force qui manque au moment des plus grandes luttes, et l'on sait la part que jouent la conviction et la confiance dans la guérison. Au moment d'aborder de nouvelles étapes, la science doit se rappeler qu'elle n'a pour objectif que le service de la personne humaine. Pays des droits de l'homme et grande nation scientifique, la France montrera l'exemple.\

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