Publié le 24 juin 1985

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, au marché au cadran de Fournès (Gard), lundi 24 juin 1985.

24 juin 1985 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, au marché au cadran de Fournès (Gard), lundi 24 juin 1985.

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Aucun discours n'est prévu, les quelques paroles que je vais prononcer seront donc extrêmement brèves. D'abord, je vous remercierai, monsieur le président, messieurs les présidents représentant les divers secteurs de cette maison et puis vous tous et vous toutes qui vous êtes déplacés en cette circonstance. On vient de m'offrir de beaux fruits et de beaux légumes, c'est très agréable, je repère tout de suite l'abricot, ça va plutôt mieux, on vous a donné un coup de main, l'asperge, c'est elle qui a donné le signal de votre rassemblement, on va la féliciter, la cerise c'est plus difficile, on pourrait faire comme ça l'examen de chaque produit, je parlerai de cela et au Vigan et devant l'assemblée régionale.
- Pourquoi suis-je venu vous voir ce matin, vous spécialement ? Premièrement parce que vous travaillez. Vous êtes ici les producteurs, vous êtes réunis, vous êtes regroupés, mais à la base vous connaissez votre métier, il est dur, vous travaillez.
- Deuxièmement parce que ça ne suffirait pas de travailler, vous vous organisez. Quelques hommes, quelques femmes, imaginatifs, audacieux, ont pris des risques. Vous les avez compris ou vous êtes associés.
- Troisièmement, parce que vous gagnez. Vous représentez aujourd'hui, m'a-t-on dit, quelque 20 % de la production gardoise. Pour certains produits, d'ailleurs, beaucoup plus, et on voit bien, tout de suite, que c'est une affaire bien menée autour de ce cadran. Une affaire bien menée, dynamique, on y croit, et tout à l'heure votre président me disait que vous gagnez du terrain chaque année à l'exportation. Vous avez distancé l'abricot grec. Ce n'est pas si mal. J'arrive d'Athènes et je n'ai pas dit ça là-bas, mais ici je peux le constater.
- Mesdames et messieurs, nous commençons juste ce voyage de deux jours dans le Languedoc-Roussillon, ce ne sera pas à chaque moment aisé car les problèmes sont difficiles dans une région comme la vôtre. Je suis heureux d'avoir pu vous rencontrer et de constater que c'est une région qui est capable de prendre en elle-même et par sa seule volonté et sa capacité son destin en main. Merci.\

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