Publié le 15 mai 1984

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception de la communauté française à la Fondation Sonja Henie-Niels Onstadt, Oslo, mardi 15 mai 1984.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception de la communauté française à la Fondation Sonja Henie-Niels Onstadt, Oslo, mardi 15 mai 1984.

15 mai 1984 - Seul le prononcé fait foi

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Mesdames et messieurs,
- Mes chers compatriotes,
- Je suis heureux de vous rencontrer ce matin au cours de ce bref voyage en Norvège qui me permet d'approcher un peu mieux non seulement les réalités norvégiennes, mais aussi les différents facteurs de la coopération entre nos deux pays.
- Il est bien normal que je m'adresse à vous qui êtes, pour la plupart, les artisans de cette coopération puisque vous et vos familles vivez, travaillez dans ce pays dont l'hospitalité, vous le savez, est reconnue.
- J'ai pu déjà rencontrer quelques-uns des vôtres. Ils m'ont dit de quelle façon, surtout dans les technologies de pointe, nous étions en mesure, nous, les Français d'apporter à la Norvège un concours utile et même à certains égards remarquable. Ce qui donne à votre communauté une qualité, une capacité, une compétence particulière. La moitié au moins des Français qui vivent en Norvège, participent directement à l'élaboration et à la mise en oeuvre de ces technologies. Il en est d'autres qui représentent les facteurs nécessaires, ceux de la culture, ceux de l'éducation, ceux de l'enseignement. Sans oublier les Français que la vie a porté jusqu'ici pour y fonder leurs propres familles.
- On m'a naturellement remis quelques informations qui me permettent de connaître ou d'approcher les problèmes quotidiens qui se posent à vous et ceux qui se posent par -rapport à la France.
- D'une façon générale, dans tous les pays du monde où je me rends, je retrouve ces mêmes questions qui tournent autour de la situation de ceux qui coopèrent : ils n'ont pas toujours l'assurance - mais je pense que cela est rarement le cas ici - de retrouver en rentrant l'assurance d'une situation ou d'une situation qui leur plaît. Il y a, surtout, les problèmes des enfants, de leur éducation, de pouvoir suivre - c'est très important pour des parents - leur évolution dans les premières années de leur entrée à l'école jusqu'à leur développement intellectuel qui leur permettra d'accéder à ce qu'ils souhaitent faire ou à ce qu'il est possible de faire.
- Bref, c'est pour moi une très bonne occasion de venir vous voir et je m'en réjouis. Je ne pouvais pas attendre de vous que vous fassiez le chemin inverse. Ce n'est pas très facile de venir à Paris pour rencontrer le chef de l'Etat.\
C'est la quatrième fois qe je viens en Norvège. C'est dire que les trois premières fois, j'y suis venu soit à l'occasion de conférences ou de rencontres ou bien tout simplement pour le plaisir de visiter, d'apprendre ou d'admirer. D'admirer les éléments culturels propres à ce pays, à cette région du monde, les paysages, la nature, dont le tout petit aperçu, simplement en venant à pied jusqu'ici, donne bien une idée. Cette terre avancée dans la mer ou cette mer avancée dans la terre, bref, ce mariage intime des deux éléments, ici même on en trouve peut-être l'une des représentations les plus harmonieuses.
- Mesdames et messieurs, mes chers concitoyens, je vous souhaite de vivre selon vos voeux et autant qu'il est possible que vous y trouviez les satisfactions professionnelles que vous promettent vos choix car vos choix sont généralement - ou des choix d'avenir qui assurent une plénitude car vous avez le sentiment de contribuer à bâtir le monde de vos enfants.
- Je vais pouvoir rester quelques instants avec vous et peut-être, au détour de tel ou tel bout de conversation, mieux percevoir ce que vous êtes et ce que vous faites. En tout cas, sachez que je suis très heureux d'être parmi vous. Nous allons maintenant, je crois, entendre notre hymne national. Après quoi, je circulerai dans cette salle et j'espère que nous aurons l'occasion de parler un peu.\

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