Publié le 25 avril 1984

Réponse de M. François Mitterrand, Président de la République, à M. Raymond Marcelin, Président du Conseil régional, au sujet de l'implantation d'une centrale nucléaire en Bretagne, Paris, mercredi 25 avril 1984.

25 avril 1984 - Seul le prononcé fait foi

Réponse de M. François Mitterrand, Président de la République, à M. Raymond Marcelin, Président du Conseil régional, au sujet de l'implantation d'une centrale nucléaire en Bretagne, Paris, mercredi 25 avril 1984.

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Monsieur le Président,
- Votre lettre du 13 janvier 1984 a retenu toute mon attention. Vous évoquez dans cette lettre la nécessité de favoriser le désenclavement de la Bretagne, notamment pour répondre à ses besoins en électricité. Au-delà du réseau de transport d'électricité à très haute tension dont l'achèvement prochain apportera une meilleure sécurité d'alimentation à la Bretagne, vous appelez au renforcement des moyens de production en préconisant l'installation d'une centrale nucléaire dans votre région.
- Je suis convaincu comme vous que la réalisation d'une centrale électrique importante en Bretagne présenterait des avantages à la fois pour la bonne répartition des moyens de production sur le territoire national et comme facteur d'animation de l'économie régionale.
- Pour répondre à vos préoccupations je demande au gouvernement d'examiner avec Electricité de France les conditions d'implantation d'une centrale en Bretagne et d'engager les études pour l'ouverture d'un site. Nous devons en effet commencer la procédure dès maintenant si nous voulons pouvoir intégrer ce site dans les programmes futurs. L'engagement proprement dit de la centrale devra évidemment être précisé ultérieurement avec Electricité de France compte tenu de l'ensemble des contraintes liées aux délais nécessités par les études préalables et par l'enquête publique, et également à la programmation des nouveaux équipements.
- J'insiste tout particulièrement pour que les études soient conduites avec le plus grand soin, en plein accord avec les élus et la population, de manière à ne pas aboutir aux situations de blocage que nous avons connues dans le passé.
- Je vous prie de croire, monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.\

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