Publié le 5 janvier 1983

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la présentation des voeux des Forces vives de la nation, Paris, Palais de l'Élysée, mercredi 5 janvier 1983.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la présentation des voeux des Forces vives de la nation, Paris, Palais de l'Élysée, mercredi 5 janvier 1983.

5 janvier 1983 - Seul le prononcé fait foi

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Mesdames et messieurs,
- Je suis heureux de vous recevoir à l'occasion de cette fête du Nouvel An. Elle me donne l'occasion de vous adresser mes voeux, mes voeux à vos personnes, chacun vivant dans les cercles normaux de toute vie, le cercle familial, le cercle des amis, le lieu où l'on vit, le métier qu'on fait et en y élargissant la société française et la communauté nationale.
- Mais ces voeux s'adressent d'abord aux individus que vous êtes et vont vers votre santé, votre réflexion, tous les éléments qui font que vous êtes femmes et hommes responsables, citoyens conscients qui avaient en même temps à faire le compte de vos joies et de vos deuils. J'espère que 1983 penchera du bon côté.
- Je forme des voeux également pour vous, pour chacun d'entre vous en tant que responsables, mandataires, interprètes et chargés de faire connaître aux pouvoirs publics et à la nation les besoins de ceux que vous représentez £ ce qui exige de votre part une très grande connaissance de ces problèmes £ mais enfin c'est votre vie quotidienne, l'appréciation juste de ce qu'il faut demander de ce qui ne peut être demandé. Il y a une part de responsabilité nationale très large dans ce qui est votre fonction, mais aussi la nécessité pour vous de prendre position en tant que tel, en tant que groupe constitué dans la compétition générale des intérêts concurrents - ce qui n'a rien de péjoratif dans mon esprit - ce qui est l'explication même et le ressort de toute société, quitte, bien entendu, à ce qu'à un moment donné, c'est ce que vous faites d'ailleurs dans vos assemblées, vous participez à beaucoup d'institutions, on s'efforce de trouver un chemin commun qui serve à l'ensemble du pays.\
Certains d'entre vous ont d'ailleurs aussi un rôle international, c'est-à-dire qu'ils projettent, soit sur-le-plan de l'Europe des Dix `CEE`, soit sur-le-plan international, les préoccupations de leurs mandants sur-le-plan national. Cela veut dire que l'invitation que je vous ai faite l'an dernier, je crois que c'était inhabituel, trouve son véritable sens, je l'ai éprouvé tout le long de l'année, par le fait que vous êtes partie prenante au premier chef de la vie du pays et de la vie de la société des hommes sur la terre où nous sommes.
- Je vois ici un certain nombre de visages nouveaux, ainsi va la vie, il en va de tous nos groupes politiques, économiques, sociaux, culturels. Je salue celles et ceux que je ne connaissais pas et qui viennent ici pour la première fois et je suis heureux de retrouver ceux qui depuis plus longtemps assument leur charge et sont déjà venus saluer le Président de la République en 1982.
- Je vais vous saluer maintenant, dans ces cérémonies un peu rituelles qui ont occupé ma journée d'hier et qui occuperont une part de ma journée d'aujourd'hui £ il faut bien entendu discerner ce qui est protocolaire, nécessairement protocolaire, et ce qui est spontané et croyez que la part du spontané est plus grande que l'on imagine. Je me réjouis de vous voir. Jeme suis réjoui de connaître mieux qu'auparavant bon nombre d'entre vous, les connaître sur-le-plan de leur comportement, de leur tempérament, de créer avec certains d'entre eux des relations cordiales, mais surtout d'avoir appris à tirer le meilleur des conseils et des avis qui me sont donnés. Même quand je ne les suis pas, j'en tire le meilleur en tout cas pour ma connaissance, mon expérience. Et quand je dis "je ne les suis pas", ce n'est pas par dédain pour les avis qui me sont donnés, c'est pour la capacité du pays ou du gouvernement à les réaliser.
- Voilà, je vous remercie en tout cas une fois de plus et je vais maintenant vous saluer.\

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