Publié le 16 septembre 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Peter Campbell John Curtis, ambassadeur d'Australie, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 16 septembre 1982.

16 septembre 1982 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Peter Campbell John Curtis, ambassadeur d'Australie, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 16 septembre 1982.

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Monsieur l'ambassadeur,
- Je reçois avec grand plaisir les Lettres par lesquelles Sa Majesté la reine d'Australie `Elizabeth II` vous accrédite en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en France. Nous sommes très heureux d'accueillir en vous un grand ami de notre pays auquel vous attachent des liens étroits culturels et familiaux. Nous sommes convaincus que cette connaissance profonde que vous avez de notre pays sera de -nature à renforcer l'amitié solide qui existe déjà entrre nos deux Etats.
- En outre, l'expérience que vous avez acquise dans les hautes fonctions qui ont jalonné votre carrière ne manquera pas d'éclairer utilement le dialogue qui s'instaurera entre nous au-cours de votre mission.
- Fille de la vieille Europe, l'Australie a envoyé ses fils se battre à nos côtés à deux reprises au-cours de ce siècle. Aujourd'hui, l'Australie développe une coopération avec les pays du tiers monde, et notamment avec ses voisins de la région du Pacifique.\
Nous désirons poursuivre les échanges suivis qui ont déjà porté leurs -fruits tant dans le domaine culturel que dans le domaine économique. Nous souhaitons que ces premiers pas soient suivis de nombreux autres.
- Je m'emploierai pour ma part à encourager les initiatives tant privées que publiques en vue de développer la coopération dans tous les domaines et veillerai personnellement à ce qu'une concertation fructueuse soit menée à tous les niveaux.
- Dans le Pacifique Sud, où nous sommes voisins, nous avons le souci commun de maintenir la stabilité et de favoriser la prospérité des habitants des pays riverains. Nous recherchons toutes les occasions de contacts et les points de convergence entre nos deux nations.
- Je ne doute pas, monsieur l'ambassadeur, que vous ne soyez disposé à oeuvrer dans ce sens. Soyez assuré que je vous y aiderai par tous les moyens à ma disposition.
- Veuillez, monsieur l'ambassadeur, je vous prie, transmettre à Sa Majesté la reine d'Australie `Elizabeth II` mes respectueux homages, et à votre gouvernement et au peuple australien, les sentiments d'estime et d'amitié que leur portent le gouvernement et le peuple français.\

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