Publié le 23 juin 1982

Toast prononcée par M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du dîner offert à leurs majestés le roi et la reine d'Espagne à la Résidence de France, Madrid, mercredi 23 juin 1982.

Toast prononcée par M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du dîner offert à leurs majestés le roi et la reine d'Espagne à la Résidence de France, Madrid, mercredi 23 juin 1982.

23 juin 1982 - Seul le prononcé fait foi

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Sire,
- Madame,
- Au-delà de ma personne, c'est la France qui vous reçoit, ici, à la Résidence qui porte son nom.
- En me tournant vers vous, madame, je veux vous dire combien à l'issue de cette deuxième journée de notre présence dans votre pays, nous avons pu apprécier la qualité de votre accueil. Cette qualité résulte, tout naturellement, de ce que nos deux pays, nos deux peuples, nos deux cultures ont en commun. Mais aussi, j'en suis convaincu, de la profondeur et de l'utilité des contacts personnels que nous avons pu nouer avec vous depuis notre arrivée.
- Vous étiez présents dès la première minute et c'est avec vous que nous avons passé la majeure partie de notre journée d'hier. Et cette journée fût riche, je le crois. Elle le fût par l'atmosphère que vous avez su créer dès le repas qui nous a réuni au Palais de la Zarzuela et, ensuite, par les discussions approfondies que nous avons eues comme il sied aux dirigeants de deux grands pays qui ont à débattre de leurs relations bilatérales et des affaires du monde.
- Plus que l'enseignement politique de ces contacts, enseignement réel, c'est la cordialité et la franchise de nos conversations que je voudrais retenir. Je crois qu'en elle-même, cette atmosphère indique assez bien, sans rien renier de nos points de vue espagnol et français, ce que nous devons faire ensemble si nous voulons - et tel est bien votre souci, Sire - apporter des réponses aux questions qui se posent, qu'on nous pose et que posent nos deux peuples.
- Pour tout cela, je voudrais exprimer encore notre gratitude, celle de ma femme, de moi-même, celle de nos compagnons de voyage et lever mon verre, selon la tradition qui est une bonne tradition - elles ne le sont pas toutes, mais celle-là en est une - lever mon verre en votre honneur, pour votre santé, pour celle de vos enfants que nous avons eu le plaisir de connaître, hier. Je formule, ici, nos voeux pour votre tâche, votre mission et, comme nous le disions hier soir, dépassant nos personnes, nos voeux pour votre peuple.
- Comment les exprimerais-je ces voeux autrement qu'en disant pour conclure : Vive l'Espagne.\

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