Publié le 13 mai 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Dumitru Aninoiu, ambassadeur de Roumanie, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 13 mai 1982.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Dumitru Aninoiu, ambassadeur de Roumanie, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 13 mai 1982.

13 mai 1982 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur l'ambassadeur,
- C'est avec un grand plaisir que je reçois aujourd'hui les Lettres par lesquelles M. le Président CEAUSESCU vous a accrédité en qualité d'ambassadeur de la République socialiste de Roumanie.
- L'occasion m'est ainsi donnée de manifester par votre intermédiaire, auprès du gouvernement roumain les sentiments du peuple français à l'égard de votre pays. Vous l'avez vous-même rappelé, monsieur l'ambassadeur, la Roumanie et la France ont un long passé d'amitié, qui fonde les relations étroites que nous souhaitons aujourd'hui développer. Fidèles à leurs options, respectueux de leur souveraineté respective, nos deux pays mènent leur action internationale selon les principes de l'indépendance nationale et du dialogue entre les peuples dont le respect est plus nécessaire que jamais dans la période troublée que connaît le monde.\
Mais, c'est dans de telles périodes que se mesure la justesse des choix. Je suis, pour ma part, persuadé que nos relations permettront à nos deux pays de contribuer conjointement, partout où cela est possible, à l'édification d'une société internationale plus juste et plus pacifique.
- Ainsi que j'ai eu l'occasion de l'écrire, en réponse au dernier message du Président CEAUSESCU, il y a pour nos deux Etats, dans les domaines du désarmement, de la sécurité et de la coopération, en Europe comme dans celui du nouvel ordre économique mondial, une oeuvre importante à accomplir, à la réalisation de laquelle ils peuvent et doivent coopérer dans un esprit de confiance et de générosité. La forte impression que j'ai retirée de ma rencontre, en 1979, avec votre Président, me fait partager votre conviction que nos rapports peuvent aujourd'hui prendre une dimension nouvelle, au plan économique comme au plan culturel.
- Votre arrivée à Paris, monsieur l'ambassadeur, servira tous ces objectifs, car vous connaissez déjà notre pays et je sais que vous lui êtes attaché comme le montre votre parfaite connaissance de notre langue. Je puis donc vous assurer que vous trouverez, auprès de moi-même comme auprès des membres du Gouvernement, tous les -concours nécessaires pour l'accomplissement de votre mission.
- Je vous demande de bien vouloir transmettre à M. le Président CEAUSESCU les assurances de ma très haute considération et, au peuple roumain, le salut amical du peuple français.\

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