Publié le 20 octobre 1981

Toast prononcé par M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du dîner offert à M. le Président de la République du Mexique et Mme Lopez Portillo, Mexico, mardi 20 octobre 1981

20 octobre 1981 - Seul le prononcé fait foi

Toast prononcé par M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du dîner offert à M. le Président de la République du Mexique et Mme Lopez Portillo, Mexico, mardi 20 octobre 1981

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Monsieur le président,
- Madame,
- Nous voici de nouveau réunis à l'occasion d'un repas amical qui à la fois veut répondre, dans cette ambassade, à l'agréable réception que vous nous avez réservée hier soir et beaucoup plus encore, dans ce petit bout de terre française. Nous souhaitons que vous ayez ressenti la chaleur de l'accueil et l'agrément de l'hospitalité réservée par madame BERNARD et monsieur l'ambassadeur de France.
- Je crois que chacun ici a envie de vous dire à ma place que vous êtes les bienvenus. Ces trente-six heures qui viennent de s'écouler, la qualité de nos entretiens, la façon dont vous avez su, madame et vous monsieur le président, dire aux Français, vos hôtes qu'ils étaient vos amis, tout cela a largement contribué à donner à nos entretiens politiques et techniques un contenu nouveau.
- Vous n'aurez pas un discours de plus. Nous nous sommes déjà dit beaucoup de choses et nous nous retrouverons dès demain à Cancun passant du -plan de nos relations franco - mexicaines et des considérations que nous avons tenu à faire sur l'-ordre du monde à un débat international d'une très grande importance, on le sait.\
Mon toast sera donc limité, au-delà des paroles de bienvenue à vous apporter nos voeux, madame, en rappelant, vous vous le savez, vous ne l'avez pas oublié, que vous célébrez aujourd'hui le trentième anniversaire de votre mariage.
- Hier soir je faisais connaissance avec votre famille et j'admirais que l'on ai pu au travers des difficultés d'une vie politique garder cette unité familiale avec ces belles jeunes femmes, ces bels jeunes gens que l'on sentait épris de toutes les formes de l'intelligence et de la beauté si j'en juge par la pratique de l'art qui les a signalé à notre attention.
- Monsieur le président, en cinq ans d'une présidence qui en comportera six, vous avez fait beaucoup de choses pour le Mexique.
- Mais je suppose madame et monsieur le président, que parmi les éléments qui font qu'on a la satisfaction de se retourner vers le passé, passé qui n'a pas encore commencé, que cette oeuvre familiale trente ans après, ces enfants, leur réussite et votre affection mutuelle cela -compte pour le moins tout autant, sinon plus, que le reste.
- Nous avons beaucoup parlé, nous avions raison, du peuple mexicain. Nous avons beaucoup parlé de la France et c'était bien normal. Permettez-moi de réserver ce toast aujourd'hui à votre bonheur personnel.\

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