Publié le 30 juillet 1981

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de S.E.M. Ahmed Saled Hageb, ambassadeur de la République démocratique populaire du Yémen, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 30 juillet 1981.

30 juillet 1981 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de S.E.M. Ahmed Saled Hageb, ambassadeur de la République démocratique populaire du Yémen, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 30 juillet 1981.

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Je suis heureux de recevoir les lettres de créance par lesquelles M. le Président Ali Nasser Mohammed vous accrédite auprès de moi et de mon gouvernement comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique populaire du Yémen.
- Je suis très sensible aux termes dans lesquels vous avez évoqué les liens d'amitié qui unissent la France et la République démocratique populaire du Yémen.
- Nos deux pays ont la même volonté de jouer un rôle, à leur mesure, dans un univers qui ne cesse de se transformer. Pour ce qui concerne votre région, vous connaissez ma conviction personnelle qu'un règlement durable du conflit du Proche-Orient ne pourra être fondé que sur la reconnaissance du droit de tous les peuples de la région sans exception à vivre dans des frontières sûres, garanties et reconnues.
- Vous savez aussi toute l'importance que j'accorde à l'instauration d'un ordre économique international plus juste et plus solidaire, rendu plus que jamais indispensable par la situation actuelle. L'un des objectifs prioritaires de la France sera d'apporter une aide aux pays les moins favorisés et de promouvoir une coopération constructive en vue de réduire l'écart qui sépare les pays industrialisés des pays en développement, notamment dans le cadre du dialogue Nord-Sud.\
`Politique étrangère ` relations franco - yéménites`
- J'attache le plus grand intérêt au resserrement des liens d'amitié et de coopération avec la République démocratique populaire du Yémen, dans l'intérêt de nos deux pays, qu'il s'agisse des domaines de l'économie, de la technique, de la science, ou de nos relations culturelles.
- Je souhaite par ailleurs, que la France puisse participer au développement de votre pays, notamment dans-le-cadre du second plan quinquennal défini par votre gouvernement. Soyez assuré, monsieur l'ambassadeur, que vous trouverez toujours auprès de moi et de mon Gouvernement le meilleur accueil et la plus grande compréhension pour l'accomplissement de votre haute mission. Je vous prie de transmettre à M. le président Ali Nasser MOHAMED l'assurance de ma très haute considération et mes sentiments les plus cordiaux, auxquels je joins mes voeux très chaleureux pour le bonheur et la prospérité du peuple yéménite.\

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