14 janvier 2017 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur les relations entre la France et l'Afrique, à Bamako le 14 janvier 2017.

Télécharger le .pdf

Monsieur le Président,
Cher Ibrahim Boubacar Keita,
Tu peux être fier ce soir parce que tu reçois ici les chefs d'Etat, les chefs de gouvernement, les représentants de toutes les nations africaines et tu le fais à l'occasion de ce sommet où l'Afrique et la France se rencontrent.
Tu peux être fier parce qu'il y a quatre ans, ton pays était en proie à la guerre, menacé par des groupes terroristes. Aujourd'hui, tu peux accueillir l'Afrique entière avec la légitimité que te donne le suffrage universel, avec le processus politique qui, grâce aux accords d'Alger, peut maintenant s'engager et aussi grâce à l'appui que les Africains, à travers leur union mais aussi les Nations unies et la France ont pu t'apporter.
Je voulais vous remercier vous tous, d'être ici à ce rendez-vous. Beaucoup étaient déjà présents à Paris et vous aviez promis d'être à Bamako. Vous êtes fidèles à votre engagement et je voulais vous dire tout simplement que la France est aux côtés de l'Afrique. Elle ne cherche rien pour elle-même, elle ne poursuit aucun autre intérêt que la paix, la sécurité, le développement, la santé. Elle veut porter un message d'espoir pour le continent africain. Nous considérons qu'il y a ici des ressources qui permettent à l'Afrique d'envisager un avenir prometteur mais il y a aussi tout ce qui la freine, tout ce qui la menace : la pauvreté, l'insécurité, les inégalités.
Donc par l'histoire, sûrement, mais par la responsabilité qu'a la France au regard des valeurs qu'elle porte, il est très important que l'on puisse régulièrement se retrouver tous ensemble et affirmer aussi un message au monde qu'il n'y a pas de fatalité£ qu'un pays comme le Mali qui pouvait craindre le pire, peut aujourd'hui entrevoir le meilleur. Ce qui vaut pour le Mali vaut pour d'autres régions du monde frappées par la guerre, menacées par le terrorisme.
Voilà ce que nous devons aussi dire aux peuples qui aujourd'hui s'interrogent sur la capacité des Etats, de la communauté internationale, de la politique de pouvoir changer le destin.
Merci pour les paroles que tu as prononcées à mon égard. La vie est longue. Je ne sais ce qu'elle réserve mais ce dont je suis sûr, c'est qu'à mon tour je suis fier d'être l'ami des Africains.

Voir tous les articles et dossiers