Publié le 4 mai 2015

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur la vente d'avions de combat Rafale au Qatar, à Doha le 4 mai 2015.

4 mai 2015 - Seul le prononcé fait foi

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur la vente d'avions de combat Rafale au Qatar, à Doha le 4 mai 2015.

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Mesdames, Messieurs,
Je suis venu ici à Doha pour la signature d'un important contrat avec le Qatar, non seulement pour DASSAULT avec les Rafale, mais aussi pour bon nombre d'entreprises françaises parmi les plus excellentes de notre économie, qui ont également comme mission d'équiper l'avion. Il s'agit d'un contrat qui porte sur 24 Rafale, avec une option pour d'autres acquisitions.
C'était un contrat qui était attendu depuis plusieurs mois et qui a justifié un long travail, et je veux remercier toutes celles et tous ceux qui y ont contribué, à l'évidence les entreprises qui ont proposé les meilleures conditions à notre partenaire, mais également le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Défense, Jean-Yves LE DRIAN, lui-même, s'étant rendu plusieurs fois ici, au Qatar, et notre diplomatie qui a été particulièrement active. C'était la volonté que j'avais exprimée lorsque j'ai constitué le gouvernement, et nous en voyons les traductions.
Si nous sommes présents aussi ici au Qatar, et plus largement dans la région, puisque demain, je serai l'invité d'honneur du Conseil de coopération des pays du Golfe, c'est d'abord parce qu'il y a une longue tradition, et ensuite, parce que la France est regardée comme un pays fiable, à qui il est possible de donner sa confiance pour un pays partenaire.
C'est cette constance, cette fiabilité, cette crédibilité qui nous permettent d'avoir maintenant, avec nos partenaires, aujourd'hui le Qatar, hier d'autres pays, l'Egypte, l'Inde demain, d'autres pays encore, une confiance qui se traduit par un contrat important pour le Rafale.
Je veux également évoquer la situation dans la région. Nous travaillons, là aussi, à trouver des solutions politiques, à appuyer également des opérations lorsqu'elles sont nécessaires sur le plan militaire. Nous faisons en sorte en Syrie de chercher une transition qui ne passe pas par Bachar EL ASSAD, chacun le comprend, mais qui doit rassembler toute l'opposition et permettre un dialogue avec une partie du régime.
Nous sommes également présents dans la coalition en Irak pour agir contre le terrorisme. Et nous faisons aussi notre part dans la diplomatie pour trouver un accord avec l'Iran sur le nucléaire. Vous savez, avec Laurent FABIUS, quelle est la vigilance que nous avons pour que cet accord puisse être véritablement une garantie que l'Iran n'accède pas à l'arme nucléaire.
Pour toutes ces raisons, j'ai été invité demain, à venir devant le Conseil de coopération des pays du Golfe. C'est un honneur, qui est fait à la France, c'est une marque d'amitié, de confiance et la preuve que nous sommes toujours regardés comme une puissance, mais une puissance qui agit pour la paix et qui a cette garantie pour nos alliés, pour nos amis, d'être présente chaque fois qu'elle est appelée. Merci.
Le journaliste : Question sur les fréquences aériennes
LE PRESIDENT : Vous savez qu'il y a des discussions qui sont engagées depuis plusieurs mois, non seulement avec le Qatar, mais avec d'autres pays, pour que nos aéroports puissent avoir encore davantage d'offres, je pense à l'aéroport de Nice, à l'aéroport de Lyon, mais ça n'a pas de rapport avec ce que nous faisons ici. Mais il est assez légitime qu'il y ait des discussions et des négociations pour qu'un certain nombre de lignes aériennes puissent être ouvertes en faveur de pays qui permettent aussi d'acheminer un grand nombre de touristes. Nul ne doute que les villes de Nice et de Lyon sont particulièrement demandeuses de ce type d'attribution.
Le journaliste : Vous parlez d'options, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur les options que vous évoquiez ?
LE PRESIDENT : Oui, il y a aujourd'hui 24 avions Rafale qui sont achetés de manière ferme et définitive. Mais il peut y avoir dans la suite du contrat une autre option pour d'autres acquisitions de cet avion.
Le journaliste : Y-a-t-il des contreparties sur ce contrat, on parle d'AIR FRANCE, où il y a eu des négociations sur les fréquences aériennes.
LE PRESIDENT : La question m'a déjà été posée, il n'y a pas de contreparties, il y a des discussions qui sont engagées dans d'autres domaines avec le Qatar, avec d'autres pays, pour l'attribution de lignes aériennes, mais ce contrat n'a pas fait l'objet de négociation sur d'autre sujet que l'avion Rafale et des matériels qui doivent l'équiper. Car j'insiste bien là-dessus, c'est tout un ensemble d'entreprises qui sont concernées par le contrat Rafale. En premier lieu, bien sûr, DASSAULT, mais également THALES, SAFRAN, tout ce que l'on appelle l'écosystème, et sans qu'il soit besoin de donner des chiffres, parce que je ne veux pas qu'il y ait là des annonces qui pourraient être un peu péremptoires. Ce contrat qui s'ajoute à d'autres, représentera 80 avions pour les trois contrats que nous avons signés récemment.
Ce sont des centaines, pour ne pas dire des milliers d'emplois dans beaucoup de régions. Lorsque nous avons de tels résultats, c'est aussi très encourageant pour l'avenir parce que cela emmène des entreprises sur d'autres terrains d'exportation. Aujourd'hui, je pense que c'est une marque de confiance que nous fait le Qatar, demain que nous feront les pays du Golfe. Mais c'est surtout une bonne nouvelle pour l'économie française, pour l'industrie aéronautique française et pour l'emploi.
Si on peut allier la diplomatie, l'action que nous menons pour la paix et la sécurité dans cette région avec des emplois dans nos régions, les nôtres, j'en suis très heureux. Merci.

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