Publié le 16 novembre 2014

Déclaration conjointe de MM. François Hollande, Président de la République, et Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie, sur les relations franco-russes, à Brisbane le 16 novembre 2014.

16 novembre 2014 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration conjointe de MM. François Hollande, Président de la République, et Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie, sur les relations franco-russes, à Brisbane le 16 novembre 2014.

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M. VLADIMIR POUTINE
Monsieur le Président,
Pour moi, c'est un grand plaisir de profiter de cette occasion de vous rencontrer en marge du Sommet du G20. Les relations qu'ont entretenues la France et la Russie depuis très longtemps ont été non seulement très bonnes mais aussi très utiles. Nous avons actuellement beaucoup de turbulences dans les affaires internationales et je crois que sur toutes les questions, un point de vue coïncide. C'est pourquoi il est d'autant plus utile de nous rencontrer de nouveau et de discuter de tous ces problèmes. Je crois qu'il faut faire tout ce qui est possible pour en minimiser les risques et les conséquences négatives pour notre relation bilatérale.
LE PRESIDENT
M. le Président, Vladimir,
Je souhaitais que l'on puisse se voir notamment à l'occasion du G20 parce que depuis des années les relations entre la France et la Russie ont été bonnes et ont permis aussi de nombreux échanges économiques et culturels. Nous ne devons pas souffrir plus longtemps des turbulences qui existent et nous avons un devoir que nous avons rempli ensemble déjà le 6 juin, c'est de régler les crises qui se produisent en Ukraine et ailleurs dans le monde, là où nous avons des responsabilités.
Nous avons parlé tout au long de la journée de la question de la croissance, de l'emploi, de l'activité économique. Mais il y a une cause qui explique, une parmi d'autres, mais une qui explique que la reprise n'est pas aussi forte qu'attendu. C'est justement la situation internationale et je pense que la Russie comme la France doivent prendre leurs responsabilités pour régler ces questions-là. Il faut rappeler ce que nous avons fait depuis le 6 juin, travailler avec Mme Angela MERKEL, avec le Président ukrainien pour trouver une issue à la crise ukrainienne. Je suis toujours prêt à poursuivre cette relation mais à une condition, c'est que cela puisse déboucher.
Merci

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