Publié le 16 novembre 2014

Déclaration à la presse de M. François Hollande, Président de la République, sur les raisons de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa le 16 novembre 2014.

16 novembre 2014 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration à la presse de M. François Hollande, Président de la République, sur les raisons de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa le 16 novembre 2014.

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Mesdames, Messieurs,
Je tenais lors de mes premiers pas ici en Nouvelle Calédonie à m'adresser à la presse en disant le sens de ce voyage. Je viens après une réunion très importante du G20 et avant une visite d'Etat que je vais rendre en Australie, première visite d'Etat d'un président de la République française en Australie.
Je tenais à être ici en Nouvelle Calédonie pour insister sur la parole de l'Etat, la parole de la France. Cette parole a été plusieurs fois prononcée à l'occasion de deux accords que je peux qualifier d'historiques : les accords de Matignon et l'accord de Nouméa.
Depuis ces accords, un travail a été mené, des équipements ont été réalisés, une réconciliation a pu être effective. Pour la Nouvelle Calédonie, il y a eu un développement et nous aurons l'occasion de le voir en visitant plusieurs sites industriels et touristiques.
Mais nous n'avons pas encore achevé le processus. C'est ce qu'il nous reste à faire. Souvent, dans une course, ce sont les derniers mètres qui comptent pour pouvoir parachever ce qui a été engagé. Nous devons gagner cette course, c'est-à-dire faire en sorte que les engagements pris puissent être tenus.
Le Premier ministre M. Manuel VALLS, a réuni il y a quelques semaines, le Comité des signataires. C'est avec lui qu'il doit y avoir le règlement d'un certain nombre de questions, dont on sait l'importance ici : le transfert de compétences, la constitution du corps électoral, les listes électorales et encore d'autres sujets qui seront débattus tout au long de ces prochaines heures.
Aujourd'hui, il y a un symbole d'être reçu comme je l'ai été. Cette double réception avec un défilé militaire ou une cérémonie militaire marquant la République, et en même temps une cérémonie coutumière pour que nous puissions bien faire comprendre ce qui est en cause ici. Ce seront les Calédoniens qui auront la parole, le dernier mot. Une consultation est prévue en 2018 au plus tard. A nous de l'organiser et de faire en sorte qu'elle puisse être un succès.
J'aurais tout au long de ce déplacement, trop court, à parler aux élus. Je m'adresserai à eux car ce sont eux qui ont cette responsabilité. Je m'adresserai aussi aux forces économiques qui sont importantes ici parce que c'est une Nouvelle Calédonie en plein dynamisme, en plein développement que je vais rencontrer et avec une Calédonie pleinement insérée dans cette grande région pacifique.
La meilleure preuve c'est qu'ici que se tiendra une réunion très importante de la Communauté du Pacifique où je m'exprimerai au nom de la France présente dans cette région pacifique, aussi sur les questions de la lutte contre le réchauffement climatique.
Voilà tout ce que je voulais vous dire en cette première découverte de la Nouvelle Calédonie. Découverte au sens physique du terme parce que la Nouvelle Calédonie fait partie de notre histoire et j'en connais à la fois les traditions et en même temps les drames mais aussi cette volonté collective de forger un destin commun. C'est ce que je dois à travers cette visite préparer et le faire avec le respect qui s'attache et à ce que représente ce territoire et à toute la population qui y vit.
Merci.

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