Publié le 19 septembre 2014

Point de presse conjoint de MM. François Hollande, Président de la République, et Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, sur les relations franco-malgaches, à Paris le 19 septembre 2014.

19 septembre 2014 - Seul le prononcé fait foi

Point de presse conjoint de MM. François Hollande, Président de la République, et Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, sur les relations franco-malgaches, à Paris le 19 septembre 2014.

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LE PRESIDENT
Mesdames, messieurs,
J'ai reçu ce matin, et c'était la première fois ici à Paris, à l'Elysée, le Président de la République malgache. Je l'avais rencontré à plusieurs reprises, et nous avions déjà beaucoup échangé à Bruxelles lors de la rencontre entre l'Europe et le continent africain et puis tout récemment aux Comores, puisque nous étions ensemble au Sommet de l'Océan indien.
La France et Madagascar ont des liens historiques, des liens culturels, des liens linguistiques. Je recevais donc ici le Président d'un pays ami, d'un pays voisin, car la Réunion, Mayotte sont tout près des côtes malgaches. D'un pays aussi où nous avons 25.000 ressortissants français qui vivent sur cette grande île.
Alors nous avons beaucoup souffert de cette période qui s'est écoulée entre 2009 et 2014, où Madagascar vivait une forme de contestation permanente. Et c'est dire pourquoi aujourd'hui nous sommes heureux de pouvoir recevoir un Président, celui qui est à côté de moi, qui a reçu après des élections claires et transparentes, l'onction du suffrage universel et qui exerce pleinement ses responsabilités pour le bien de son île.
C'était très important que Madagascar retrouve cette stabilité et grâce à ce choix qui a été fait, le courage qui a été celui du Président, il y a eu une mobilisation de la communauté internationale pour venir en soutien au développement de Madagascar. Le fonds monétaire international, l'Europe - qui je le rappelle a consacré un appui budgétaire de 65 millions d'euros - et l'Agence française de développement, puisque la ministre Annick GIRARDIN s'était rendue au mois de juin dernier sur place et avait promis, et tenu, un concours de 25 millions d'euros à travers l'Agence française de développement notamment.
L'enjeu aujourd'hui c'est le développement de Madagascar, et la France est tout à fait disposée à y participer. Je rappelle qu'il y a 1.000 entreprises françaises qui sont installées à Madagascar. Et le Président va bientôt recevoir un certain nombre d'entreprises qui sont intéressées par de nouveaux investissements à Madagascar où il y a des potentiels considérables. Dans le domaine agricole, dans le domaine énergétique, dans le domaine aussi touristique, pour toutes ses raisons donc c'était très important que nous puissions nous retrouver ici.
Nous avons abordé aussi avec le Président les sujets internationaux parce que nous sommes tous concernés, que ce soit la crainte des épidémies, Ebola, que ce soit le réchauffement climatique - je sais que j'aurais avec le Président Hery un soutien important pour la préparation de la Conférence sur le climat - ou que ce soit la lutte contre le terrorisme, et j'aurai tout à l'heure à faire une déclaration par rapport à une opération que nous avons engagée dès ce matin.
Mais je sais que nous aurons avec le Président et avec d'autres responsables africains à discuter de ces questions lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies, puisque nous participerons tous les deux aux réunions sur Ebola et aussi à celle qui est prévue par le Secrétaire général des Nations Unies, BAN Ki-moon, pour la Conférence sur le climat que Paris organise à la fin de l'année 2015.
Mais le message essentiel que je voulais délivrer ici c'est que la France est aux côtés de Madagascar pour son développement, pour sa réussite, pour le rétablissement de l'Etat de droit, de la bonne gouvernance, et de la lutte contre la corruption. Parce que c'est à travers ces conditions-là que nous pouvons assurer la sécurité, le développement, la croissance et c'est l'intérêt de Madagascar, et c'est aussi l'intérêt de la France.
Merci en tout cas pour cette visite ici ce matin.
M. HERY RAJAONARIMAMPIANINA
Merci beaucoup Monsieur le Président,
Je dois vous remercier d'abord de cette invitation officielle, qui est une marque d'amitié et d'intérêt particulière, à l'endroit du peuple malgache et de Madagascar, qui a été un peu absent pendant ces dernières années à cause de la crise malgache.
Cette visite perpétue la longue tradition d'amitié et de coopération qui existe entre nos deux pays. Les liens qui nous unissent sont séculaires, sont historiques, comme vous avez dit tout à l'heure, Monsieur le Président et Madagascar est un pays ami de la France. La France a toujours été aux côtés de Madagascar, même dans les moments difficiles. Elle a apporté son soutien au niveau financier, au niveau politique, au niveau des institutions internationales et je voudrais marquer justement aujourd'hui cette relation que nous avons entre les deux pays.
Cette visite comme toutes les visites officielles, vise aussi le renforcement des relations bilatérales. Nous avons discuté aujourd'hui d'économie, j'ai fait part à Monsieur le Président de la République, ainsi qu'à la communauté française, notamment la communauté économique, que Madagascar aujourd'hui se tourne vers l'avenir, vers la relance économique, vers le développement économique. Nous avons passé une étape importante au niveau politique à travers des élections transparentes, démocratiques.
Aujourd'hui Madagascar est un chantier au niveau économique. Madagascar est un pays d'opportunités aujourd'hui, je suis donc là pour sensibiliser les autorités françaises et notamment la communauté économique pour dire vous avez un pays ami.
Vous avez un pays qui a un potentiel, qui a une volonté développer, qui est aujourd'hui déterminé et s'engage à mettre en place l'Etat de droits, la bonne gouvernance, une justice équitable, lutter contre la corruption, voilà les idées motrices qui sont derrière toute cette volonté que je représente aujourd'hui.
C'est pourquoi c'est vraiment une occasion, Monsieur le Président, je vous remercie de tout le soutien que vous apportez, que ce soit dans le passé, aujourd'hui et surtout dans l'avenir, et je crois qu'ensemble nous avons beaucoup de chantiers aussi sur le plan international à partager. Vous avez parlé tout à l'heure de climat, vous avez parlé tout à l'heure d'Ebola, ce sont donc des luttes qui nous unissent encore d'avantage.
En tout cas nous sommes très heureux d'être là et merci de cet accueil très chaleureux.

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