Publié le 29 octobre 2013

Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la libération des otages français enlevés à Arlit au Niger, à Paris le 29 octobre 2013.

29 octobre 2013 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la libération des otages français enlevés à Arlit au Niger, à Paris le 29 octobre 2013.

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Monsieur lAmbassadeur,
Mesdames, Messieurs,
Je veux dabord vous faire partager une heureuse nouvelle. Je viens dapprendre, par le Président du Niger, Monsieur ISSOUFOU, que nos quatre otages du Sahel, ceux que lon appelle les « otages dArlit », viennent dêtre libérés. Daniel LARRIBE, Pierre LEGRAND, Marc FERET, Thierry DOL, emprisonnés depuis le 16 septembre 2010. 3 ans ! 3 ans dépreuves pour ces ressortissants capturés, détenus, par des geôliers sans scrupules. 3 ans de souffrances pour des familles qui vivaient un calvaire et qui sont aujourdhui soulagées.
Jai tenu à les prévenir, dès que jai connu la nouvelle. Jai également voulu que les ministres, Laurent FABIUS et Jean-Yves LE DRIAN partent pour Niamey, pour faire en sorte que nos quatre concitoyens, désormais libres, puissent revenir vers la France.
Je veux aussi souligner combien, pendant ces 3 ans, il y a eu des espérances, sûrement des tentatives. Javais dit, dès que jai pris mes fonctions que jutiliserai tous les contacts possibles. La guerre que nous avons engagée avec les Africains, sous légide des Nations Unies au Mali, a pu suspendre ces initiatives. Elles ont été immédiatement reprises.
Je veux exprimer toute ma gratitude au Président du Niger qui a réussi à obtenir la libération de nos compatriotes.
Je pense néanmoins encore à ces sept otages français, toujours détenus : deux au Sahel, un au Nigeria, quatre en Syrie. Je leur dis ce message simple et vrai : ne perdez pas espoir, ne perdez jamais espoir et la République est là, toujours solidaire.
Voilà, Mesdames et Messieurs, cette circonstance qui me conduit ici, à Bratislava, à annoncer une heureuse nouvelle qui démontre que tout est toujours possible, à condition que lon mène avec sérieux les démarches indispensables.
Je veux témoigner, aussi, de la solidarité qui a été celle de tout le pays à légard de nos quatre ressortissants, aujourdhui libres. Cette solidarité nous devons, encore, la manifester pour les sept qui restent détenus de par le monde.
Merci.

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