Publié le 6 septembre 2013

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur les convergences de vue franco-américaines concernant les sujets internationaux notamment la situation en Syrie, à Saint-Petersbourg le 6 septembre 201.

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur les convergences de vue franco-américaines concernant les sujets internationaux notamment la situation en Syrie, à Saint-Petersbourg le 6 septembre 201.

6 septembre 2013 - Seul le prononcé fait foi

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LE PRESIDENT Je voudrais dabord remercier le Président OBAMA pour la compréhension dont il avait fait preuve. Je venais dêtre élu lorsque jai annoncé que je retirais les forces françaises dAfghanistan, plus tôt quil navait été prévu.
De la même manière, jai apprécié le soutien quil a apporté à lintervention française et africaine au Mali. Elle a été déterminante, puisque nous avons pu organiser des élections dans un délai très court, permettant maintenant la transition £ et que nous avons infligé au terrorisme un coup sérieux.
Nous sommes sur la même position concernant un certain nombre de sujets internationaux et notamment la prolifération. Le Président OBAMA a évoqué lIran. Nous travaillons pour quil y ait une reprise des négociations et nous voulons croire aux propos qui ont pu être tenus par le Président nouvellement élu en Iran.
Sur la Syrie, nous avons les mêmes principes. Des armes chimiques ont été utilisées, cest une violation du droit international. Je lai dit au G20, comme le Président OBAMA : tous ceux qui étaient présents condamnaient lusage des armes chimiques. La question était : qui les avait utilisées en Syrie ? Nous avons tous les éléments, des preuves qui vont dans le sens de lusage des armes chimiques par le régime. Nous devons en tirer les conclusions.
Ne rien faire, ce serait limpunité, mais surtout le risque de la récidive, de lélargissement. Nous avons à prendre nos responsabilités.
Il y a le rapport des inspecteurs qui sera bientôt rendu public. Cela sera un élément de plus pour notre appréciation. Dores et déjà, nous devons constituer une coalition la plus large possible pour prendre les décisions qui paraitront les plus utiles, efficaces et pertinentes. Y compris pour aller vers la solution politique. Car cest la pression militaire qui, à un moment, permettra de déclencher le retour vers Genève, cest-à-dire le lieu où il peut y avoir la solution politique.
Nous devons également nous concerter pour mettre en uvre laide humanitaire indispensable, plus de 2 millions de réfugiés en Turquie, en Jordanie, au Liban. Cest aussi notre responsabilité et nous lassumons.
Enfin, nous devons travailler pour quaux Nations Unies, chacun comprenne ce qui est en train de se jouer. Nous sommes encore dans cette phase-là.
Le Congrès des Etats-Unis travaille à donner sa réponse. Si je peux dire combien nous sommes solidaires dans cette action, cest que la France avait, en dautres circonstances, pris des positions très fermes contre des interventions.
Aujourdhui, nous sommes liés, lun à lautre, pour prendre nos responsabilités, parce quil sagit-là de la violation dun droit international, darmes chimiques qui nont pas été cachées, dont on ne saurait pas où elles sont. Ces armes chimiques ont été utilisées par le régime.
Cest de notre responsabilité que dy mettre un terme.

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