Publié le 23 juin 2013

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur les relations entre la France et le Qatar, à Doha le 23 juin 2013.

Point de presse de M. François Hollande, Président de la République, sur les relations entre la France et le Qatar, à Doha le 23 juin 2013.

23 juin 2013 - Seul le prononcé fait foi

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QUESTION « Monsieur le Président, est-ce quon peut dire quil y a une continuité de la politique française entre ce quont fait vos prédécesseurs et ce que vous comptez faire ici au Qatar ? Une continuité de la politique ? »
LE PRESIDENT « Le Qatar représente un partenaire économique important et la France a toutes les raisons de vouloir amplifier encore nos investissements ici, on le voit, qui permettent de créer de lemploi, ici et en France. Nous ne refusons pas les investissements des Qataris en France mais nous disons quil y a des conditions à respecter, des domaines à faire prévaloir, des règles aussi à faire comprendre et nous en avons la volonté aussi sur le plan politique.
Cest une région, où nous connaissons un certain nombre de conflits. Chacun a à lesprit la Syrie et à partir de là, nous devons faire avec tous les pays de la région. Le Qatar en est un, pour, là-aussi, faire pression sur le régime syrien et trouver une solution politique. Cest ce que le ministre des Affaires étrangères a fait hier et a permis dadopter une position commune pour tous les Amis de la Syrie, cest-à-dire ceux qui veulent trouver une solution politique pour la Syrie.
Il y a toujours cette relation qui se poursuit, mais dans un autre contexte et avec chaque fois, pour ce qui me concerne, la volonté que ce soit utile pour la France et bien sûr pour notre partenaire le Qatar. Mais la France a intérêt à être présente, ici dans cette région, et à faire comprendre quelle peut accueillir des investissements. Mais je lai dit, à certaines conditions. »
QUESTION « Donc pas à nimporte quel prix pour bien préciser ? »
LE PRESIDENT « Cest ce que nous avons dailleurs convenu avec les autorités du Qatar. Cest-à-dire quil était question davoir laction pour les banlieues - cest ce qui avait été annoncé avant mon élection. Jai dit que le mieux, cétait que nous puissions créer un fonds commun dinvestissement avec des capitaux venant du Qatar et avec des capitaux français pour aider les PME ou même, dans cet esprit, de vouloir développer un certain nombre dentreprises dans nos quartiers. Mais avec cette double volonté française et qatarie de fédérer les énergies dans le sens que nous souhaitons offrir pour les Français. »
QUESTION « Monsieur le Président, il y a eu hier plusieurs rassemblements pour les 1 000 jours des otages. Il y a une communication dAqmi qui affirme quils sont vivants, quils sont prêts à négocier. Il se dit aussi quils seraient en Algérie. Quelle est votre réaction à toutes ces informations ? »
LE PRESIDENT « Je nai pas à donner dinformation parce que, dabord, je suis conscient de ce que cela représente pour les familles, cette angoisse. Je nai pas à donner ou de faux espoirs ou, au contraire, des signes qui seraient décourageants. Nous sommes toujours à la recherche de contacts. Nous avons toute raison de penser que les otages sont vivants mais nous devons chercher à les libérer. Je sais que cest insupportable pour les familles, que cest très long 1 000 jours, 1 000 nuits et en même temps quil y a cette angoisse, il y a cette volonté de tout faire pour les libérer mais de le faire avec des contacts qui peuvent être sûrs, pas avec des intermédiaires qui se proposent et dont on sait quils ne viennent chercher que des avantages pour eux-mêmes. »

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