Publié le 20 avril 2013

Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la libération des otages français enlevés au Cameroun, à Paris le 20 avril 2013.

Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la libération des otages français enlevés au Cameroun, à Paris le 20 avril 2013.

20 avril 2013 - Seul le prononcé fait foi

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LE PRESIDENT - Cest avec beaucoup démotion que je reçois la famille MOULIN-FOURNIER, à la fois celle qui a été capturée, prise en otage et celle qui lattendait. Aujourdhui famille réunie, famille heureuse mais cest aussi la famille de la France qui est à la fois soulagée, émue et en même temps admirative de ce que cette famille a pu éprouver. Celle qui a été retenue pendant 2 mois dans des conditions très difficiles, qui a fait face, qui a attendu patiemment £ et puis la famille qui était ici, en France, inquiète comme nous tous et qui a rassemblé son énergie pour que lissue heureuse soit trouvée.
Les autorités françaises ont fait leur devoir dans la discrétion et, une fois encore, je veux remercier aussi bien le Cameroun que le Nigeria, qui ont multiplié les contacts et permis cette libération. Jai une pensée particulière pour le président BIYA qui, dans ces derniers jours, a eu un rôle important. Je nen dirai pas plus sur les conditions, aujourdhui cest en ce petit matin la joie qui nous saisit. Et donc je veux leur dire « bienvenue ici, chez vous, en France », même si je sais que le président il na pourtant rien demandé le président de GDF SUEZ, que lintention de Tanguy et de sa famille pas de toute la famille est de rentrer à Yaoundé et de reprendre la vie telle quelle était. La vie, cest ce quil y a de plus fort, de plus beau et aujourdhui cest la vie qui a gagné.
M.TANGUY MOULIN-FOURNIER - Merci monsieur le président. Je voulais juste vous dire limmense émotion et limmense bonheur quon a à être de nouveau de retour libres, et de profiter de la liberté après ces 60 jours qui ont été très difficiles. Mais voilà, cest fini, donc on en est sorti. Je voulais remercier à nouveau les autorités françaises, monsieur le président de la République, monsieur le ministre des Affaires étrangères pour toute limplication quils ont mise, remercier également les autorités camerounaises, monsieur lambassadeur et on était hier avec son Excellence le président de la République Paul BIYA, et je sais quils ont mis également tout leur poids dans laffaire.
Il y a eu beaucoup de monde qui ont fait beaucoup de choses et on en est extrêmement reconnaissant. Pendant 60 jours, on a été en black-out total, donc ce nest quhier que jai appris la chaîne de solidarité qui avait eu lieu en France, et je pense que cest ce que je disais à monsieur le président de la République, cest très beau de savoir que la France peut se réunir comme ça, quil y a eu ce moment démotion. Donc je suis très heureux. Voilà, on est de retour en France, cest un grand moment, après on retournera également au Cameroun qui est un très beau pays où on se plaît beaucoup. Et voilà, je voulais simplement remercier pour tout ce qui sest passé, on sen est sorti.
MERE DE MME MOULIN-FOURNIER - Eh bien nous, nous voulons faire lécho de ce que vient de dire Tanguy et de ce que vient de dire monsieur le président, parce que nous remercions tous ceux du Quai dOrsay qui ont travaillé avec nous et en toute confiance. On les a suivis, on a suivi leurs instructions et finalement, ça a marché comme on voulait. Et puis aussi, je voudrais vraiment aujourdhui dire parce que derrière moi, une foule damis, une foule de familles qui étaient là, qui ont prié, il y a eu une chaîne de prières et dappels à lesprit saint justement pour que tous ceux qui ont travaillé soient éclairés. Et on peut dire « merci mon Dieu », voilà, cest ce que je voulais ajouter.
MERE DE M. TANGUY MOULIN-FOURNIER - Moi, je ne peux rien ajouter de plus quà ce quAgnès vient de dire, encore un très très grand merci à la cellule de crise vraiment, qui a été dune humanité et dun professionnalisme extraordinaire. Et puis merci à tous nos amis, merci à tous ceux qui nous ont envoyé des mails, des téléphones, qui nous ont soutenus, merci aux chaînes de prière et jeudi soir, je pense quon a eu un petit signe que quelque chose allait se passer, voilà. Merci beaucoup.
LE PRESIDENT - Une nouvelle fois, je salue le courage de tous ceux qui ont été retenus dans des conditions difficiles, je le disais. Je trouve que leur lucidité, après 2 mois dans cette situation et avec ce régime, est admirable. Mais jai une pensée particulière pour les enfants, parce que pour eux cest comme si de rien nétait, ils sont là, toujours là, encore là, je crois quils ont été des appuis solides. Et sils ont pu trouver leur liberté, les enfants y ont été pour beaucoup. Donc quils sen souviennent, en tout cas nous, on sen souviendra. Merci.

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