Publié le 25 juillet 2021

Visite du centre hospitalier de Polynésie française.

Le Président de la République Emmanuel Macron s'est rendu au centre hospitalier de Polynésie française.

Visite du centre hospitalier de Polynésie française.

Il a remercié l'ensemble du personnel hospitalier pour son engagement depuis le début de la crise sanitaire.

Revoir le discours du Président : 

24 juillet 2021 - Seul le prononcé fait foi

DISCOURS DU PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON DEPUIS LE CENTRE HOSPITALIER DE POLYNÉSIE FRANÇAISE

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Président, mesdames, messieurs les élus, madame la directrice, monsieur le Président, la CPE, mesdames, messieurs,

Merci beaucoup.

Je ne vais pas être long. Je voulais en premier geste en arrivant ici en Polynésie - puisque nous sommes arrivés il y a quelques heures et j'ai eu l'immense honneur d'être accueilli par une formidable délégation, me rendre à l'hôpital et donc être parmi vous aujourd'hui et en cet instant. D'abord et avant toute chose pour vous remercier, pour vous remercier de votre engagement et de ce que vous avez su faire tous ensemble tout au long de cette crise qui continue et donc je voudrais avoir simplement un mot justement sur l'épidémie, sur cette crise et peut-être un mot sur l'hôpital et la suite et le reste, si je puis dire de la vie. 

Sur l'hôpital, et cette exposition photo d'ailleurs, le montre avec ces visages qui, j'imagine, sont les vôtres, portant le masque et qui rappellent ce que nous vivons tous ensemble depuis maintenant près d'un an et demi, c'est le front de l'épidémie et de la lutte contre le Covid-19. Vous avez ici tenu comme d'ailleurs, partout sur le sol français, contre l'épidémie, pour protéger, pour soigner, mais dans un contexte sanitaire un peu particulier qui a été le vôtre.

Une première vague moins forte, une deuxième vague très dure. On en parlait, d’août 2020 à janvier 2021, et au moment où nous nous parlons avec ce fameux variant delta, une épidémie qui est en train de reprendre et donc, mon message est simple à cet égard : le premier, se vacciner. Tous les soignants que j'ai pu voir depuis le début de mon passage ici ont été clairs, limpides avec moi : « nous croyons dans la vaccination. Nous sommes pour la vaccination. » Et je veux ici dire que vous êtes tous engagés dans des métiers de science et de soins, vous le savez ô combien, lorsque la science donne des armes, il faut les utiliser. Et donc, je veux ici lancer un message très fort pour appeler chacune et chacun à se faire vacciner parce qu'on le voit partout dans les chiffres et sous toutes les latitudes, quand on est vacciné, on est protégé. On ne diffuse quasiment plus, en tout cas beaucoup moins le virus et surtout, on ne tombe plus malade ou quasiment plus. Et dans les très peu de cas où on tombe malade, on n'a plus les formes graves qui finissent ici. Et donc la vaccination est un combat essentiel et je vous remercie aussi de la mobilisation qui est la vôtre à cet égard, pour les personnels soignants, justement, de l'hôpital et hors de l'hôpital, mais plus largement pour toute la population. 
Le deuxième élément clé, c'est qu’immanquablement, de toute façon, la pression va continuer à monter dans les prochains jours, les prochaines semaines. Vous commencez à le voir. Les services me l'ont déjà décrit. Et donc je vais vraiment vous dire, vous souhaiter tout le courage. On va continuer d'être là. Comme vous le savez, depuis le début de la crise, l'État français a accompagné pour fournir des tests, des vaccins, du matériel autant que de besoin. Et on a vu d'ailleurs les stocks. Mais il va falloir tenir dans les prochaines semaines et les prochains mois parce qu’il va y avoir à nouveau une pression. Et donc utiliser les vaccins parce qu’il y en a beaucoup de disponibles, et tenir bon tous ensemble avec là aussi les éléments d’organisation qu’on a appris durant les phases précédentes, la mobilisation si besoin était de la réserve, la mobilisation aussi des moyens militaires si elle devait être nécessaire, de toute façon, je vous le dis sont acquises parce qu'on ne laissera personne tomber. 

Mais les soldats du premier front, c'est vous. Et je sais que vous allez être soumis une fois encore à forte pression dans les prochaines semaines. Et donc merci à nouveau de ceux-là et j'espère que nos concitoyens mesurent la chance qu'ils ont d'avoir des femmes et des hommes qui donnent de leur temps, de leur énergie pour soigner, pour accompagner. Et puis, au-delà de ça, président, tu as raison de parler de cœur, je voulais vous parler de l'hôpital et de la suite. D'abord, venir ici, c'était vous rendre hommage. C'était vous remercier et être à vos côtés. Mais c'est aussi reconnaître l'excellence de cet établissement et ce qu'il représente en Polynésie. Vous êtes véritablement la sécurité de premier et de dernier ressort pour nos compatriotes. Et vous l'êtes dans une région dont on connaît les distances, les vulnérabilités, et donc le rôle qui est joué par ce centre hospitalier est absolument inédit. Couvrir avec un centre hospitalier un territoire qui équivaut à la surface de l'Europe, le faire avec de l'excellence médicale, avec tant de spécialités, avec, justement, cette présence, est absolument essentiel. Et donc je me félicite que nous soyons à vos côtés, qu'on vous accompagne et ce que je voulais vous dire, c'est qu'on va continuer de le faire de plusieurs manières. 

Je ne serai pas exhaustif, mais je veux simplement ici prendre quelques lignes directrices. D'abord sur le sujet du cancer, j'aurai l'occasion d'y revenir. Les cancers historiques actuels et les nouvelles formes de cancers qui émergent appellent une réponse et cette réponse nécessite de nouvelles formes d'investissement et de coopération. Et donc, je veux ici vous dire que la décision a été prise d'abord de lancer une nouvelle série de coopération avec le CHU de Bordeaux, partenaire que vous connaissez bien avec Unicancer aussi et l'ensemble des partenaires hexagonaux, justement, de notre stratégie cancer pour développer formation, équipement et aussi réseau de soins adaptés pour les différents cancers de spécialités auxquels vous êtes les plus exposés. La réponse ne sera pas de créer un bâtiment unique. La réponse, ça va être de déployer autour du CH, qui est vraiment la rotule, qui sera le vaisseau amiral, une stratégie oncologie, spécialité par spécialité à travers ces partenariats pour apporter les meilleures réponses et développer de l'excellence sur tel type de cancer dans le monde hospitalier, de développer peut-être d'autres centres de soins déployés sur le territoire, de développer du soin et de l'hospitalisation à domicile sur certaines autres formes, en tout cas aussi clairement des stratégies de dépistage bien mieux organisées. Et donc cette stratégie, ce renforcement de la stratégie cancer est un engagement que je prends ici devant vous et que nous allons déployer. L'INCA viendra dans les prochaines semaines faire une mission pour appuyer cette stratégie et elle se fera autour des partenaires que je viens d'évoquer. Ensuite, j'ai entendu ce qui m'a été dit sur les spécialités qui sont aujourd'hui peut-être encore insuffisamment développées et donc en particulier pour la pédiatrie, plusieurs y sont revenus et nous l'avons identifié. Nous allons là aussi déployer une mission qui permettra d'identifier ce que l'on peut faire pour accompagner le centre hospitalier. L'ensemble des équipes pourra avoir une réponse plus adaptée et éviter justement que cette pression ne repose sur les équipes existantes, compte tenu de ce que vous représentez pour l'ensemble de la population et de toute la région. Et puis enfin, je veux ici aussi prendre un engagement très clair. C'est que nous continuerons d'être là en termes de continuité territoriale et de vecteur. 

Je sais toutes les difficultés immenses liées à la géographie qui sont les vôtres pour aller soigner au plus près du terrain, pour aller aider toutes celles et ceux qui sont dans la détresse. Et une fois encore, je salue cette mobilisation. Nous savons les défaillances qui ont pu exister, qui ne sont pas de votre faite ni de celles de l'État. Je veux ici dire que la mobilisation, en particulier de nos armées et des vecteurs qui sont à la main de l'État pour faire justement face à ces missions continueront de se tenir. Et là aussi, nous ne laisserons jamais tomber les hospitaliers que vous êtes, mais plus largement la population quand elle est face à la détresse. Et donc cet engagement tiendra dans la durée et je souhaite qu'on puisse voir aussi comment, à chaque fois, l'améliorer. Voilà, je ne veux pas être plus long. C'était les quelques mots que je voulais avoir de remerciements, d'engagements collectifs, parce qu'on sait qu'on est tous partis à nouveau pour la bataille. Et il faut le faire avec beaucoup de calme, de détermination, de cœur et d'engagement. Et puis, des mots aussi d'engagement à vos côtés parce que, même si nous le savons, vous êtes la responsabilité du pays et il y a ce travail partenarial main dans la main que nous avons avec le président FRITCH que je remercie encore. Je considère que le rôle de l'État français, c'est vraiment aussi d'être là et d'avoir cette part d'engagement et d'accompagnement que j'évoquais. Et donc nous serons là. 

Voilà, mesdames et messieurs, ce que je voulais vous dire, cher président, chers amis. Merci infiniment et courage. Et on continue !


 

Le Président a ensuite tenu un point presse dans lequel il a rappelé l'importance de la vaccination qui reste la seule solution face au COVID-19. 

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