De profonds déséquilibres menacent la stabilité de l’économie mondiale : concurrence prédatrice, capacités industrielles excessives, sous-investissement, surendettement et dérégulation, recul de la solidarité internationale, faiblesse des investissements privés dans les pays en développement, etc. Ils ont pour conséquence de fortes tensions commerciales mais aussi géopolitiques. L’économie internationale n’est plus un terrain de coopération ni même celui d’une concurrence féroce : elle est devenue un espace de confrontation où s’expriment, par le rapport de force et la contrainte, les ambitions de puissance et de domination. Ces déséquilibres ont un impact direct sur la capacité de l’ensemble des pays à croître et à se développer.

Face à ces déséquilibres et rivalités, la France ne se résout, ni à la loi du plus fort, qui conduirait à la vassalisation dans une logique de blocs, ni à une posture morale limitée au seul commentaire, qui condamnerait à la marginalisation et à l’impuissance.

C’est pourquoi le Président de la République a souhaité revenir, pour ce G7, à l’esprit qui a fait naître ce groupe en 1975 à Rambouillet en faisant de la réduction des déséquilibres mondiaux une priorité de cette présidence française du G7. L’objectif est de parvenir à nommer ces déséquilibres et à s’engager à les corriger ensemble par des politiques nationales et internationales coordonnées. Des institutions internationales viendront en appui de ce travail.

Ces déséquilibres ont un impact direct sur la capacité de l’ensemble des pays à croitre et à se développer. Alors que nos politiques de développement et de solidarité sont mises à mal à la fois par le constat d’une efficacité encore trop faible et par les limites des dispositifs d’aide au développement traditionnel, une réflexion sur la réforme du financement du développement doit se poursuivre afin de sortir de la logique d’aide pour créer des partenariats mutuellement bénéfiques.  

Le multilatéralisme sera efficace s’il prévient les vulnérabilités et réduit le pouvoir de coercition. Renforcer la résilience des chaînes de valeurs des minerais critiques sera donc également une priorité transversale de la présidence française.

L’objectif sera aussi de travailler sur :

  • La résolution des grandes crises géopolitiques, notamment le soutien du G7 à l’Ukraine et aux Ukrainiens ;
  • L’enfance : de l’appui au développement à la protection en ligne ;
  • La lutte contre la criminalité organisée et les flux illicites ;
  • Les nouvelles règles du jeu de la gouvernance mondiale.

Avec sa présidence du G7, la France entend retrouver la vocation d’origine du groupe et de faire de cette enceinte un espace de dialogue entre grandes puissances pour répondre aux défis économiques de notre temps. Pour travailler efficacement sur la réduction des déséquilibres mondiaux, ce G7 fera dialoguer de grands pays émergents ou engagés et des acteurs de bonne volonté. Il est de notre responsabilité collective d’agir ensemble, avec ambition, pour relever ces défis qui nous concernent tous.