Réunis à Paris le 29 mai 2026 sous la présidence d’Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge de l’IA et du numérique, les ministres du Numérique du G7 ont adopté une déclaration commune traduisant une ambition partagée : faire du numérique un facteur de croissance, de souveraineté, de confiance et de protection pour les citoyens.
À travers cette réunion ministérielle, la présidence française du G7 a privilégié une approche fondée sur des résultats concrets et immédiatement mobilisables. Vision commune sur l'ouverture de l'intelligence artificielle, accompagnement des PME, travaux inédits sur l'efficacité des ressources numériques et principes communs pour la protection des mineurs : les avancées obtenues à Paris témoignent de la capacité des démocraties du G7 à construire des réponses communes aux défis du numérique.
Renforcer la confiance dans l'intelligence artificielle
Les ministres ont réaffirmé leur engagement en faveur d'une intelligence artificielle sûre, sécurisée, responsable et centrée sur l'humain.
Ils ont décidé de poursuivre les travaux engagés dans le cadre du Processus d'Hiroshima sur l'intelligence artificielle, aujourd'hui devenu une référence internationale en matière de gouvernance de l'IA. Les membres du G7 soutiennent une coopération accrue entre experts internationaux.
L'objectif est clair : permettre l'innovation tout en renforçant la confiance des citoyens, des entreprises et des administrations dans ces technologies.
Faire de l'intelligence artificielle un moteur de croissance pour toutes les entreprises
Les ministres ont souligné le potentiel de l'intelligence artificielle comme levier de productivité, de compétitivité et d'innovation.
Afin d'accélérer son adoption dans l'ensemble du tissu économique, le G7 a adopté pour la première fois une vision commune permettant de mieux définir les différents degrés d'ouverture des systèmes d'intelligence artificielle. Cette clarification doit favoriser l'innovation, renforcer la transparence et permettre aux entreprises comme aux chercheurs de disposer de repères partagés.
Les membres du G7 ont également annoncé, en partenariat avec l'OCDE, le lancement du G7 SME AI Readiness Tool, un outil destiné à accompagner les petites et moyennes entreprises dans leur appropriation de l'intelligence artificielle. Cet outil leur permettra d'évaluer leur niveau de préparation, d'identifier leurs besoins et de mieux saisir les opportunités offertes par ces technologies.
Construire un numérique plus résilient et plus durable
Face à la croissance rapide des besoins liés à l'intelligence artificielle et aux infrastructures numériques, les ministres ont placé la question de la résilience et de la soutenabilité au cœur de leurs travaux.
La présidence française du G7 a publié un recensement inédit des bonnes pratiques pour améliorer l'efficacité énergétique et l'utilisation des ressources dans le secteur numérique.
Les membres du G7 entendent concilier innovation technologique, compétitivité économique et responsabilité environnementale.
Mieux protéger les mineurs dans l'espace numérique
La protection des enfants et des adolescents en ligne a constitué l'un des principaux résultats de cette réunion ministérielle.
Les ministres ont reconnu conjointement les risques posés par le numérique pour le développement en bonne santé des enfants et adopté un ensemble commun de principes visant à promouvoir un environnement numérique plus sûr pour les mineurs.
Ces principes portent notamment sur le développement de mécanismes de vérification de l'âge efficaces et respectueux de la vie privée, la prise en compte de la sécurité des mineurs dès la conception des services numériques, le renforcement des outils de contrôle parental ainsi que la lutte contre les contenus illicites et les violences en ligne.
Ils soulignent également l'importance de l'éducation au numérique et à l'intelligence artificielle ainsi que d'une coopération renforcée entre les pouvoirs publics, les entreprises, les chercheurs et la société civile.
Communiqué de presse.