Roland Lescure et François Villeroy de Galhau ont présidé, ces 18 et 19 mai, une réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G7 à Paris. Dans un environnement international incertain, marqué par l’impact économique du conflit au Moyen Orient, ces deux journées d’échanges francs et directs entre partenaires ont permis de discuter de solutions concrètes, de court et long termes, pour faire face aux enjeux économiques mondiaux et garantir la stabilité économique, mentionnées dans un communiqué conjoint. Elles ont également permis aux membres du G7 de souligner l’intérêt du multilatéralisme et la nécessité de coopérer et d’approfondir l’ouverture vers des partenaires clés, comme le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde et le Kenya, qui ont participé aux discussions du 19 mai, comme reflété dans un second communiqué.

Lors de ces deux journées de discussions, les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales ont d’abord travaillé à la réduction des déséquilibres macroéconomiques importants et persistants, collectivement reconnus comme freinant la croissance et générant des tensions géopolitiques. Ils se sont accordés sur l’intérêt commun, des pays en surplus comme des pays en déficit, à résorber les déséquilibres, sur la nécessité d’agir au niveau national sur la base des recommandations du FMI, afin de procéder à un rééquilibrage des économies, et sur l’importance du cadre de suivi du FMI.

Les ministres des Finances se sont également penchés sur les enjeux relatifs aux minerais critiques, avec un objectif de sécurisation et de diversification des chaînes de valeur. Les membres du G7 ont discuté du renforcement de l’Alliance pour les minerais critiques en développant de nouveaux projets industriels en commun, en mobilisant des financements privés et multilatéraux, en améliorant la traçabilité des chaînes de valeur, en coordonnant les stocks stratégiques et en partageant l’information entre partenaires.

Les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G7 ont enfin échangé à propos des crises internationales et de leurs incidences sur l’économie et la stabilité mondiales. Ils ont reconnu les conséquences lourdes du conflit au Moyen-Orient pour les Etats les plus vulnérables. Ces derniers sont exposés à des risques de contraction de leur niveau de croissance et d’élévation de leur taux d’inflation d’une part, et aux menaces de pénuries et d’insécurité alimentaire d’autre part. Au regard de la préoccupation partagée des partenaires du G7, la présidence française a annoncé la préparation d’un plan d’action, visant à atténuer le risque d’insécurité alimentaire et à sécuriser les chaînes de valeur d’engrais. Les membres du G7 ont également réaffirmé leur soutien continu à l’Ukraine, lors d’une session dédiée, à laquelle se sont joints le ministre des Finances ukrainien et le Gouverneur de la Banque nationale d’Ukraine. Les membres du G7 ont rappelé leur détermination à contribuer aux besoins de financement ukrainiens tout en maintenant la pression sur la Russie. Ils ont enfin souligné l’importance de veiller à la sécurité énergétique de l’Ukraine, y compris en mobilisant l’ensemble des partenaires pour le financement de la réparation de l’arche de confinement de Tchernobyl.

D’autres thématiques ont fait l’objet d’échanges et de conclusions transcrites dans les communiqués, incluant notamment les enjeux relatifs aux partenariats internationaux et de solidarité, de stabilité financière, d’assurabilité face aux risques de catastrophes naturelles, de lutte contre la criminalité financière, de fiscalité internationale, de soutien financier à l’export.

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