Le texte ci-dessous a été rédigé par la présidence française du G7

 

Communiqué de la présidence française

Les ministres de l'Éducation des États membres du G7 et de l'Union européenne se sont réunis le 19 mai afin d'échanger sur la place de l'éducation dans la protection des mineurs en ligne. Ce thème est en effet porté par la France tout au long de sa présidence du G7. Il occupera une place prépondérante lors du sommet du G7 à Évian qui se tiendra du 15 au 17 juin 2026.

Les ministres ont rappelé leurs engagements en la matière tant à Trieste (G7 2024, sous présidence italienne) qu’à Toyama et Kanazawa (G7 2023, sous présidence japonaise), ainsi que le lancement, en 2019, sous présidence française, d’une coalition contre le harcèlement, y compris le cyberharcèlement. Ils ont également rappelé la création, par la Commission européenne en 2019, d'un groupe d'experts pour un internet plus sûr pour les enfants, qui vise à renforcer la coordination et la coopération entre les pays de l'UE. Un plan d'action contre le cyberharcèlement a également été lancé.

Au cours de leur réunion, les ministres ont reconnu que nous vivons désormais à l’ère du numérique, où les technologies numériques ouvrent de vastes perspectives pour l’éducation, notamment en matière d’accès et d’innovation. Ils ont également reconnu que les environnements numériques exposent les enfants à des risques dont l’ampleur et l’intensité ont augmenté, notamment les contenus inappropriés à leur âge, le harcèlement en ligne et les habitudes d’utilisation susceptibles d’affecter leur attention, leur bien-être et leur santé mentale.

Ils ont réaffirmé la responsabilité des systèmes éducatifs dans la promotion du bien-être des enfants et se sont engagés à renforcer ce rôle au sein de leurs systèmes éducatifs. Cela implique une vigilance sur l’utilisation des technologies numériques pendant les heures de classe, une surveillance adaptée à l’âge des élèves. Les enseignants doivent accompagner les élèves, dès leur plus jeune âge, vers l’acquisition des compétences numériques et vers l’éducation aux médias et à l’information. Ils contribuent à l’apprentissage des aptitudes numériques nécessaires pour un usage sécurisé et éclairé du numérique. Cela implique enfin de soutenir la communauté éducative et les familles, partenaires de confiance pour accompagner et soutenir cette action. Cela signifie également offrir aux enfants des alternatives enrichissantes au temps passé devant les écrans, notamment par le biais d’activités culturelles, artistiques et sportives qui sont essentielles à leur développement et à leur équilibre.

Cependant, les systèmes éducatifs ne peuvent assumer seuls cette responsabilité. La protection des enfants dans l’usage des écrans nécessite une approche collective de l'ensemble de la société, dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les ministres ont appelé à poursuivre la coopération internationale pour garantir un environnement numérique sûr, adapté à leur âge et propice au développement des enfants.

Les ministres restent déterminés à agir de concert pour que chaque enfant puisse grandir, apprendre et s'épanouir à l'ère numérique.

Ils se réjouissent de poursuivre leur engagement en 2027 et au-delà, sous la houlette des futures présidences du G7.