Le Président de la République a reçu le 30 avril au Palais de l’Elysée une vingtaine d’acteurs clés du financement du développement – dirigeants de banques publiques de développement, d’institutions internationales et d’acteurs privés. Dans la continuité du Sommet sur le financement des économies africaines (2021) et du Sommet pour un Nouveau Pacte Financier (2023), le Président de la République a fait du financement du développement une priorité de la présidence française du G7 cette année. Ce temps d’échange visait ainsi à mobiliser et à collecter la contribution de ces acteurs dans la perspective du Sommet du G7, qui se tiendra en juin à Evian.
Face à une architecture financière internationale fragmentée et des besoins colossaux de financements pour le développement et la transition climatique, le message porté par la France est sans ambiguïté : il est temps de faire passer à l’échelle les investissements privés sur le continent africain.
Les banques publiques de développement, réunies au sein de l’initiative Finance in Common (FiCS ) ont un rôle clef à jouer pour mieux mobiliser les capitaux privés, réduire le coût du financement et soutenir des projets ancrés dans les priorités nationales.En réunissant plus de 550 institutions à l’échelle mondiale, FiCS, lancée il y a cinq ans à l’initiative du Président de la Républiquevise à structurer un système plus cohérent et efficace pour le financement du développement.
Au-delà des principes, plusieurs initiatives concrètes ont été mises en avant, à commencer par le développement d’un mécanisme international de garanties destiné à lever les freins à l’investissement, notamment dans les économies émergentes, ou encore la présentation de banques bénéficiaires du nouveau programme d’incubation du FiCS Financial Innovation Lab.
À l’approche de grandes échéances internationales – le Sommet Africa Forward à Nairobi (Kenya) et le Sommet du G7 à Évian –, la France agit en faveur de partenariats renouvelés pour le développement, qui passera notamment par une architecture de financements publics et privés plus efficaces et par une meilleure mobilisation des financements privés.