Conférence de presse du Président de la République au Maroc

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Rubrique : International, développement et francophonie

LE PRESIDENT : Bonsoir Messieurs Dames,

Je vous ai fait attendre parce que l’entretien que nous avons eu avec Sa Majesté le Roi du Maroc a duré un peu plus longtemps que prévu et l’objet de cette visite d’amitié et de travail entre cette fin d’après-midi, ce soir et avec un départ pour ce qui nous concerne dès demain matin était bien de couvrir le maximum de sujets d’intérêt mutuel, qu’il s’agisse de relations bilatérales, de sujets régionaux ou internationaux.

Parce que le Maroc, en effet, est un pays ami et un partenaire stratégique pour la France et c’est ce qui explique ce déplacement que j’ai souhaité, à l’invitation personnelle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette visite au caractère privilégié est, je crois, à la ressemblance de nos relations entre la France et le Maroc, fondées sur une vision commune et une volonté de poursuivre nos intérêts conjoints, non seulement au Maroc, mais également dans la région et, plus largement, en Afrique.

Je veux avant tout remercier Sa Majesté le Roi pour son invitation et l’accueil chaleureux qui m’a été réservé et qui a été réservé à l’ensemble de la délégation qui m’accompagne et nous rendrons dans quelques instants donc à la résidence royale un ftour familial et je suis, je dois le dire, très touché par cette marque d’amitié et de la nature d’ailleurs très personnelle de la discussion qui s’est nouée entre nous.

Nous avons pu évoquer ce soir, d’une part, les nombreux sujets bilatéraux qui font l’agenda de notre relation et j’ai réaffirmé la volonté de la France d’accompagner autant qu’elle le peut les réformes ambitieuses qui sont aujourd’hui menées par le roi : la modernisation des institutions avec la mise en œuvre de la réforme institutionnelle décidée en 2011, l’émergence économique avec l’insertion du Maroc dans les réseaux et la mondialisation et enfin le développement social et territorial avec les programmes de lutte contre les inégalités et l’initiative de régionalisation avancée.

Nous avons évoqué les projets économiques en cours, en particulier dès demain, l’ouverture d’une usine mais tous les projets qui émaillent et vont jalonner les prochains mois de la relation entre nos pays, les projets culturels et éducatifs et la volonté en tout cas qui est la mienne de développer encore davantage la francophonie. Le Maroc est un pays important à cet égard et au Maroc et au-delà, dans toute l’Afrique, je souhaite que nous ayons une politique éducative, culturelle et linguistique revisitée et à nouveau davantage présente.

Nous avons ensuite évoqué avec Sa Majesté le Roi plusieurs sujets que nous partageons, évidemment nos visions sur le conflit libyen et, je crois, la volonté commune de trouver les voies et moyens d’une stabilisation de ce pays qui est une préoccupation en termes de sécurité de la région et en termes de routes migratoires, et d’autre part, sur la situation de tension qui existe aujourd’hui dans le Golfe où nous avons réaffirmé là aussi, je crois, une vision largement partagée qui consiste à privilégier, d’une part, la stabilisation de la région, et d’autre part, la lutte contre le terrorisme et toutes les formes de financement du terrorisme.

Enfin nous avons abordé la politique africaine où le Maroc joue un rôle croissant et nous ne pouvons que nous féliciter de l’entrée du Marc, d’une part, à l’Union africaine et prochainement au sein de la CEDEAO et de la volonté affirmée de coopérer avec la France dans la stratégie qui est la sienne là aussi de stabilisation régionale. J’ai vu un partenaire concerné et qui a la volonté de participer à nos efforts dans la stabilisation du Sahel – et je pense que c’est un élément important – et la volonté aussi d’être très vigilant sur tous les foyers potentiels de déstabilisation en Afrique.

Plus largement, je suis pour ma part convaincu que la France et le Maroc ont aujourd’hui ensemble, en Afrique, une politique commune à conduire, celle qui consistera à développer avec les entrepreneurs privés, avec les artistes, le monde éducatif, culturel une forme de libération des sociétés partout où elles sont en train de s’épanouir et de repenser une relation équilibrée en Afrique s’appuyant sur les sociétés civiles.

C’est le cœur de la politique partenariale en Afrique que je souhaite conduire où, à côté de la sécurisation parfois nécessaire et des actions que nous avons à conduire, il doit y avoir une volonté de développement, une politique éducative beaucoup plus forte, mais également un travail avec les entrepreneurs, avec la société civile, avec le monde universitaire pour permettre qu’adviennent justement les changements qui, aujourd’hui, sont en train de se faire en Afrique. C’est de cela dont nous avons également parlé avec le roi du Maroc et je crois qu’il partage aujourd’hui cette vision.

Enfin nous avons réaffirmé l’un et l’autre notre engagement pour la lutte contre le changement climatique. Et donc, au-delà des initiatives diplomatiques qui ont été prises et que nous avons reconfirmées, c’est-à-dire l’adhésion évidemment à l’Accord de Paris, notre volonté est bien de continuer en Afrique les initiatives diplomatiques et les initiatives concrètes communes qui permettront d’être au rendez-vous de la COP21 et des COP à venir.

Voilà en quelques mots l’essentiel des discussions qui nous ont occupés pendant ce premier échange avant évidemment de poursuivre dans la soirée. Je vais maintenant répondre à toutes les questions que vous avez.

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