Publié le 9 mai 1984

Entretien accordé par M. François Mitterrand, Président de la République, aux Français travaillant au JET (Joint european Torus) à Culham (Grande-Bretagne), lundi 9 avril 1984.

9 mai 1984 - Seul le prononcé fait foi

Entretien accordé par M. François Mitterrand, Président de la République, aux Français travaillant au JET (Joint european Torus) à Culham (Grande-Bretagne), lundi 9 avril 1984.

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Mesdames et messieurs,
- Avant de regagner Paris, j'ai tenu à venir vous saluer, vous qui travaillez au "Jet", ou les familles de ceux qui sont venus remplir cette mission. Au cours de la matinée, j'ai pu - comme vous l'avez constaté - visiter, approcher, écouter les explications. C'est déjà suffisant pour saisir l'imagination et pour admettre qu'il s'agit là de l'un des grands travaux de notre époque. Et comme cette -entreprise est à la fois un choix d'avenir, et quel avenir, mais aussi un choix communautaire, ce qui veut dire que dix pays de l'Europe communautaire `CEE` plus deux autres - Suède et Suisse - se sont associés pour la mener à bien. C'est dire son importance.
- Et comme vous, Françaises et Français, vous êtes ici à pied d'oeuvre, représentant vos techniques, votre savoir, vos compétences, représentant je crois, après la Grande-Bretagne, l'une ou la communauté scientifique importante, vous êtes là en avant-garde, à la fois témoins et acteurs de ce que l'on est capable de faire sous l'autorité d'hommes éminents, avec des Français - l'un qui vient vous voir, votre Président, l'autre qui est là, votre directeur adjoint, dont chacun sait qu'au-delà de son titre et de sa fonction, il est comme on dit le concepteur, celui qui a conçu, imaginé, mis en oeuvre les travaux que nous sommes venus inaugurer.
- Je tiens à l'en remercier, mais, le remerçiant, j'ai le sentiment de répartir sur tous les autres, que je ne connais pas, mais dont je sais le rôle, les remerciements qu'on vous doit. Quand je dis "on", je veux dire la France et je veux dire aussi la Communauté européenne qui sont intimement liées dans le devenir, non seulement de la puissance scientifique, économique, commerciale, mais de la réalité politique à construire. Je vous remercie. C'est une très rapide petite visite. Je reste encore quelques minutes avec vous et puis je regagnerai la France où j'imagine vous venez quand même de temps à autre. Je pense que cela vous intéresse ce que vous faites ici : il y a de quoi !
- QUESTION - Disons que nous venons de temps en temps en Angleterre aussi...
- LE PRESIDENT.- J'espère que cela se fait quand même essentiellement ici ! Les explications que j'ai reçues après le dossier que j'avais étudié ne m'ont pas permis d'un seul coup d'atteindre le niveau du directeur-adjoint, par exemple. J'observerai que la simplicité des explications rendait tout très facile. S'il avait fallu, après un petit tour dans vos salles, et après une petite vision de vos ordinateurs, connaître de A à Z ce que vous ignorez vous-mêmes, ce serait trop facile. Je n'y prétends pas. L'essentiel c'est de saisir l'envergure du projet, d'en percevoir la qualité scientifique et d'en désirer la réussite communautaire. Ces trois conditions étant remplies, merci beaucoup.\

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