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Mémoire: 41e anniversaire de la disparition de Charles de Gaulle

A l'occasion du 41e anniversaire de la disparition de Charles de Gaulle, Elysee.fr rend hommage à une grande figure historique qui a marqué le XXe siècle.


Retour sur quelques grands moments de la vie de Charles de Gaulle

Le portrait de Charles de Gaulle en images : cliquez ici


1890 : Naissance de Charles de Gaulle


La maison natale de <a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Charles de Gaulle'>Charles de Gaulle</a>, 9 rue Princesse à Lille. ©Keystone/Gamma Rapho

Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890 à Lille dans la maison de ses grands-parents maternels. Il est le troisième des cinq enfants qu'eurent Jeanne et Henri de Gaulle. Charles, tout comme ses frères et sœurs reçoit une éducation traditionnelle. Très jeune il acquiert une solide culture générale et humaniste et se passionne pour l'histoire.





1909 : Charles de Gaulle à Saint-Cyr


<a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Charles de Gaulle'>Charles de Gaulle</a> est reçu en 1909 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.©Keystone/ Gamma Rapho

Ayant développé un solide intérêt pour la chose militaire, Charles de Gaulle opte pour la carrière des armes. Il est reçu en 1909 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Lors de sa première année de formation, il est détaché comme élève officier au 33ème régiment d'infanterie d'Arras commandé alors par le colonel Pétain. À sa sortie de Saint-Cyr, en 1912, au 13ème rang, il choisit d'être affecté à ce même 33ème régiment d'Arras.



1914-1918 : la Première guerre mondiale


La Première guerre mondiale éclate en août 1914. Pour le lieutenant <a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Charles de Gaulle'>Charles de Gaulle</a>, c'est le baptême du feu. Il est blessé grièvement à pl

La Première guerre mondiale éclate en août 1914. Pour le lieutenant Charles de Gaulle, c'est le baptême du feu. Il est blessé grièvement à plusieurs reprises lors de batailles dont une en 1916, à Douaumont près de Verdun où il est laissé pour mort. Evacué par les Allemands, il est fait prisonnier et tentera de s'évader cinq fois. Malgré son courage et sa témérité, Charles de Gaulle sera toujours repris. Avec l'armistice, le 11 novembre 1918, il est libéré.






1924-1938 : Charles de Gaulle expose ses idées sur l'armée à travers l'écriture


Charles de Gaulle produit, parallèlement à sa brillante carrière militaire, plusieurs ouvrages militaires à travers lesquels il expose ses vues sur l'armée. Il publiera notamment Le Fil de l'Epée (1932) et Vers l'armée de métier (1934). Ces deux ouvrages esquissent les contours d'une stratégie militaire, et développent la théorie de la nécessité d'un corps de blindés et la création d'une armée professionnelle. Ils traitent également de la nature des relations entre les pouvoirs politique et militaire en temps de guerre. De Gaulle restera fidèle aux grandes idées qu'il développa dans ses livres. En 1938 paraîtra La France et son armée, une version remaniée de l'ouvrage qu'avait commandé le Maréchal Pétain à Charles de Gaulle en 1925.

1940 : Charles de Gaulle veut poursuivre la lutte

Octobre 1939 : Sur le front franco-allemand d'Alsace le Colonel de Gaulle auprès du Président Albert Lebrun commande alors les chars de la 5e
Alors que la Seconde guerre mondiale est déclarée en 1939, le colonel de Gaulle est nommé commandant par intérim des chars de la 5ème armée en Alsace. Quelques mois plus tard, alors que la France subit de nombreuses défaites, Charles de Gaulle qui dirige alors la 4ème division cuirassée s'illustre dans plusieurs combats dont celui de Montcornet en mai 1940. Il y prend la parole à la radio et galvanise ses troupes : « C'est la guerre mécanique, explique-t-il, qui a commencé le 10 mai. En l'air et sur la terre, l'engin mécanique -- avion ou char -- est l'élément principal de la force. L'ennemi a remporté sur nous un avantage initial : pourquoi ? Uniquement parce qu'il a plus tôt est plus complètement que nous mis à profit cette vérité. Ses succès lui viennent de ses divisions blindées et de son aviation de bombardement, pas d'autre chose ! Eh bien ! Nos succès de demain et notre victoire, oui ! Notre victoire nous viendront un jour de nos division cuirassées et de notre aviation d'attaque ».

La force de cette conviction et la lucidité avec laquelle de Gaulle a su anticiper l'évolution de la guerre moderne conduisent Paul Reynaud à le nommer sous-secrétaire d'Etat à la Défense nationale et à la Guerre. Dans ce cadre, il rencontre à de nombreuses reprises le Premier ministre britannique Winston Churchill pour renforcer l'alliance des deux pays face à l'Allemagne. L'entente entre les deux hommes sera décisive.

Juin 1940: Le <a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Général de Gaulle'>Général de Gaulle</a> s'adresse aux Français sur les ondes de la BBC © ECPAD

Face aux troupes adverses qui progressent rapidement, le gouvernement est profondément divisé. Le maréchal Pétain et le général Weygand pèsent de tout leur poids en faveur d'une paix immédiate. De Gaulle et Reynaud, au contraire, sont résolus à ne rien céder et à poursuivre le combat en Afrique du Nord. Le Maréchal Pétain à l'époque considéré comme l'homme providentiel remplace Paul Reynaud démissionnaire à la Présidence du Conseil pendant que Charles de Gaulle s'envole pour Londres où il lancera sur les ondes de la BBC un appel à résister.

Consultez le dossier complet de l'Appel du 18 juin.

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1940-1944 : la Résistance s'organise

Mai 1943: Réunion à Londres du Comité National Français, l'instance dirigeante de la France Libre©ECPAD

Winston Churchill reconnaît le Général de Gaulle, en exil à Londres, comme le chef de la France libre. En opposition à la croix gammée, la croix de Lorraine devient l'emblème de la France Libre. Très vite de Gaulle organise des forces armées qui deviendront les Forces françaises libres et dote la France Libre d'un Comité national français en septembre 1941. Un gouvernement en exil est mis en place qui s'appellera successivement en 1943 le Comité français de libération nationale puis en juin 1944 le GPRF.


Londres, le <a class=intralink href='/president/la-presidence/les-symboles-de-la-republique-francaise/le-14-juillet/la-fete-nationale-du-14-juillet.448.html' title='En savoir plus sur : 14 juillet'>14 juillet</a> 1940: Le <a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Général de Gaulle'>général de Gaulle</a> passe en revue les premiers engagés volontaires de la France Libre ©SHD

Par ailleurs, à partir de 1942 l'unification des mouvements de résistance devient de plus en plus indispensable. C'est pourquoi, Charles de Gaulle conquis par la personnalité et l'intelligence de Jean Moulin le charge d'organiser en France le Conseil national de la Résistance dans lequel toutes les tendances des partis politiques, des syndicats et des mouvements de résistance doivent être représentées pour se coordonner.


1944 : la Libération de Paris

Après le Débarquement en Normandie, le Général de Gaulle obtient auprès du Général Eisenhower commandant suprême des forces alliées, que Paris, la ville qui symbolise la France soit libérée. Le 24 août, les avant-gardes de la 2e DB du Général français Leclerc font leur entrée dans la capitale et réussissent à la libérer.

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Le 26 août, le Général de Gaulle est acclamé et accueilli en héros sur l'avenue des Champs Elysées.

Le Gouvernement provisoire de la République française s'installe à Paris. Il était jusqu'alors à Alger. Mais ce n'est que le 23 octobre 1944, trois mois après la libération de Paris, que le GPRF est reconnu officiellement par les trois Grands : États-Unis, Union soviétique et Grande-Bretagne. Charles de Gaulle le présidera jusqu'en janvier 1946.


1946 : le discours de Bayeux

En janvier 1946, en désaccord avec les partis politiques majoritaires, Charles de Gaulle démissionne du Gouvernement provisoire dont il est le chef depuis novembre 1945, estimant qu'il serait « vain et même indigne, d'affecter de gouverner, dès lors que les partis ont recouvré leurs moyens et leurs jeux d'antan ». Il se retire à Colombey dans sa maison de La Boisserie. Mais, le 16 juin, il se rend à Bayeux à l'occasion de l'anniversaire de la libération de la ville et y prononce un discours dans lequel il expose alors un véritable projet constitutionnel prônant un exécutif fort et une séparation claire des pouvoirs.

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1958: se déclare «prêt à assumer les Pouvoirs de la République»

Dans un contexte d'instabilité politique et en raison de l'insurrection algérienne, le Général de Gaulle est appelé par le président de la République René Coty pour la formation d'un nouveau Gouvernement. Le Parlement lui accorde pour 6 mois le pouvoir législatif afin de préparer une nouvelle constitution. Le 4 septembre 1958, Place de la République (Paris) il fait l'éloge de la République et demande aux Français d'approuver la nouvelle constitution que son ministre de la Justice, Michel Debré, a préparée. Elle sera approuvée à 79, 2 %.

1959 : de Gaulle arrive à l'Elysée

D

Le Général de Gaulle est officiellement investi à la présidence de la République après avoir été élu par un collège de grands électeurs (comme le précise la nouvelle Constitution), le premier président de la Cinquième République arrive au Palais de l'Elysée.

1962 : les accords d'Evian

Après de nombreux mois de trouble marqués par les violences et les manifestations pour la paix en Algérie, Charles de Gaulle propose en janvier 1961 un référendum sur l'autodétermination en Algérie. Le référendum est approuvé à 75 %. Les partisans de l'Algérie française se révoltent et les attentats se multiplient. Mais, un an plus tard, le 18 mars 1962, les accords d'Evian sont signés. Ils sont acceptés par référendum par les Français et les Algériens. Le texte reconnaît l'indépendance de l'Algérie et organise les modalités du transfert de souveraineté.

En 1962, le Général de Gaulle propose également aux Français un référendum portant sur l'élection du Président de la République au suffrage universel direct. Les Français l'approuvent à 62, 25 %.

1963 : le Traité de l'Elysée

DLe 22 janvier 1963, un traité historique entre la France et l'Allemagne est signé à l'Elysée. Dans le salon Murat, le Général de Gaulle et le Chancelier allemand Konrad Adenauer concluent un accord sans précédent qui prévoit une coopération franco-allemande accrue dans les domaines des relations internationales, de la Défense et de l'éducation. La réconciliation franco-allemande franchit une étape supplémentaire.

1965 : le Président de Gaulle est réélu

<a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Charles de Gaulle'>Charles de Gaulle</a> et Gaston PALEWSKI, Président du Conseil constitutionnel à la cérémonie marquant le début du nouveau septennat. Premier préside
Le Président Charles de Gaulle entame un second mandat à la Présidence de la République. Il est alors le premier président à être élu au suffrage universel direct. Le Général obtient 55, 1 % des suffrages au second tour contre 44, 9 % pour François Mitterrand. Il prend officiellement ses fonctions le 8 janvier 1966.


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1966 : une politique d'indépendance nationale

En 1966, dans un contexte de guerre froide, le Général De Gaulle prend la décision de sortir du commandement intégré de l'Otan et souhaite ainsi s'affranchir des deux blocs : bloc américain et bloc soviétique et mène donc, à l'époque, une politique d'indépendance nationale visant à donner à la France une place plus importante dans le monde. Pour autant cela ne modifiera pas le statut de la France de membre de plein droit, siégeant au conseil atlantique nord qui est l'instance de décision de l'OTAN et dans laquelle les décisions se prennent par consensus. Sa voix a donc toujours été présente au sein de l'Alliance.

1969 : le Président démissionne

En avril 1969, il quitte le pouvoir à la suite de l'échec de sa proposition de réforme sur la régionalisation. Désapprouvé par les Français lors du référendum, il estime n'avoir plus leur confiance et préfère démissionner. Il se retirera dans sa maison de Colombey-les-Deux-Eglises où il finira d'écrire ses mémoires.

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1970 : Charles de Gaulle disparaît

Croix de Lorraine à Colombey érigée en l'honneur de <a class=intralink href='/president/la-presidence/les-presidents-depuis-1848/histoire-des-presidents-de-la-republique/charles-de-gaulle-1890-1970.5356.html' title='En savoir plus sur : Charles de Gaulle'>Charles de Gaulle</a>

Charles de Gaulle décède le 9 novembre 1970. Un vibrant hommage lui sera rendu en France et dans le monde entier. Il est enterré à Colombey-les-Deux-Eglises. Une croix de lorraine haute de 40 mètres sera érigée deux ans plus tard à proximité du Mémorial Charles de Gaulle.



Charles de Gaulle en 1954 se confiant à un journaliste :

« Voyez cette colline. C'est la plus élevée. On y édifiera une
Croix de Lorraine quand je serai mort »


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