Interview accordée à Canal + au sujet de la lutte contre le Sida

QUESTION  Bonjour, merci de nous recevoir. Bill GATES est à Paris aujourd’hui, pour l’ouverture du festival « SOLIDAYS », il est aussi sur le plateau du « Grand Journal ». D’abord, si je vous dis Bill GATES, qu’est-ce que cela vous évoque ?

LE PRESIDENT – Bill GATES est un homme engagé. Il peut être milliardaire et avoir une conception de la solidarité qui est de redistribuer ce qu’il a pu gagner, et de le faire à l’échelle du monde.

J’ai rencontré deux fois Bill GATES, comme Président de la République. C’était en octobre 2012, peu de temps après mon élection et il m’a demandé une chose : est-ce que la France va maintenir sa contribution au Fonds mondial contre le SIDA ? Je lui ai dit que malgré toutes les difficultés que l’on pouvait rencontrer sur le plan budgétaire, j’assurerai cet engagement. Je l’ai revu, c’était en avril dernier, il m’a demandé où en était cet engagement et je lui ai dit qu’il avait été confirmé sur l’ensemble du quinquennat.

QUESTION – Quand un homme comme Bill GATES donne 25 milliards de dollars pour sa fondation, contre le SIDA notamment, il a quasiment le rang d’un chef d’Etat dans la lutte contre le SIDA.

LE PRESIDENT – Oui, il y a des chefs d’Etat qui n’en font pas autant que Bill GATES, même de grands Etats. Donc, heureusement qu’il y a des partenaires privés. Et en même temps, je ne voudrais pas dire que les Etats doivent se désengager parce qu’il y a des riches, très riches, ultra riches, qui font à un moment un acte de solidarité. Même si Bill GATES fait davantage, puisque lui a créé une fondation. La France, elle ne se désengagera jamais.

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