|
| |
Publié le 15-01-09 à 19:58 |
|
|
| |
Allocution du Président de la République à Vesoul |
|
|
|
Vesoul – Jeudi 15 Janvier 2009
INTERVENANT - Je vais vous remercier, Monsieur le Président, pour la visite que vous avez faite, je crois que c’est une première, une première dans ce grand centre le plus grand centre de logistique européen, en tout cas. Vous nous donnez beaucoup de courage en ce moment où il manque à certains, mais pas aux gens de Vesoul. Voilà ce que je voudrais dire.
LE PRESIDENT – Mesdames et Messieurs, bien sûr, il y a Vesoul, cher Alain, où je suis déjà venu en tant que Président de la République. Mais il y a toute la filière de l’industrie automobile. Et si vous me le permettez, il y a toute la question de l’industrie.
Je suis intimement convaincu qu’un grand pays se doit de garder une industrie. J’ai toujours dit que faire le choix exclusif des services en abandonnant l’industrie donc la capacité à produire, serait erreur majeure. La France est un grand pays industriel, et doit le rester. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est une stratégie que je vais proposer au pays.
En 2004, j’étais ministre des Finances et s’est posé le problème de la sauvegarde d’ALSTOM, que tout le monde voulait brader, parce que les trains, ne pouvaient ou soit devaient être construits en Chine. Je me suis battu pour que l’on garde ALSTOM. C’est aujourd’hui l’une des entreprises les plus profitables. Il y a sur le territoire français une dizaine d’établissements industriels ALSTOM à la Rochelle, à Belfort et ailleurs.
On doit garder la capacité de fabriquer des trains et des TGV dans notre pays. Ce serait extraordinaire d’avoir inventé la technologie du TGV et des les voir construits partout ailleurs, sauf en France. On peut être compétitif en France, et les usines cela fait partie de l’identité nationale française. Il faut être fier de nos usines. Il n’y a pas simplement les laboratoires de nano technologie, les salles blanches. Il les faut. Mais tout le monde n’a pas vocation [...]
|
|
|
|
|
|
|